Nouvelle série britannique de Netflix, Legends s’appuie sur un fait réel pour raconter les zones grises de l’infiltration. Les premiers avis mettent en avant son casting et son efficacité narrative, malgré une tendance à étirer certaines séquences.
Introduction
Pas de super-espions, ni d’agents surentraînés : Legends suit des fonctionnaires britanniques propulsés dans une mission d’infiltration à haut risque. Disponible sur Netflix depuis le 7 mai, cette série criminelle en six épisodes puise dans une opération menée au début des années 1990, au plus fort de la crise de l’héroïne au Royaume-Uni.
Créée et écrite par Neil Forsyth, déjà derrièreThe Gold et Guilt, elle suit une unité formée par les douanes britanniques. Faute de moyens suffisants pour lutter contre les réseaux criminels avec les méthodes classiques, l’administration recrute de simples fonctionnaires et les envoie sous couverture. Dans le jargon de l’infiltration, la « legend » désigne la fausse identité construite pour survivre en terrain ennemi.
Qu’en pensent les médias ?
Dans un premier temps, la presse salue l’efficacité du récit. Legends « tente de répondre avec une intrigue prenante », juge Télérama, explorant une question simple : « Comment vivre deux vies à la fois ? ». Le magazine souligne aussi la dimension politique de la série qui cherche à « rendre hommage » à ces douaniers infiltrés tout en montrant « l’ingratitude du système ».

Même avis du côté du Guardian, qui y voit « une histoire formidable », où « des courageux opprimés risquent leur vie pour de nobles idéaux ». Le quotidien britannique relève la part improbable du dispositif, résumé avec humour : « Et si l’Agence Tous Risques était composée entièrement d’agents des douanes mécontents ? »
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Variety estime que « Steve Coogan et Tom Burke excellent dans le rôle d’agents infiltrés », tandis que Télérama note que « les acteurs font du beau boulot ». Decider insiste surtout sur Tom Burke, auquel le site attribue la « performance à ne pas manquer » : l’acteur « donne à Guy une profondeur bien supérieure à celle de l’agent infiltré habituel d’une série policière ».
Que reproche-t-on à la série ?
Les réserves portent sur le rythme et la mise en scène. Télérama juge que « les six épisodes d’une heure chacun auraient pu être rabotés d’un bon tiers ». Le magazine pointe aussi « une tendance à l’esthétisation pas toujours habile ». Si le récit est jugé « superbement raconté », The Guardian estime que « l’énergie déployée pour maintenir le sérieux empêche la série de décoller ».