La nouvelle série de Prime Video revisite les codes du buddy movie. Une comédie d’action généreuse, dont la réussite repose surtout sur l’alchimie entre Octavia Spencer et Hannah Waddingham.
Introduction
Derrière ses airs de comédie d’espionnage, Ride or Die mise moins sur la mécanique du thriller que sur la force d’une amitié mise à l’épreuve. Disponible depuis le 15 juillet sur Prime Video, la série créée par Tessa Coates déploie en huit épisodes une cavale européenne portée par Octavia Spencer (La couleur des sentiments) et Hannah Waddingham (Ted Lasso), également productrices exécutives. Bill Nighy, Ed Skrein, Sylvia Hoeks, Jacky Ido et Jamie Parker complètent la distribution.
De quoi parle Ride or Die ?
Debbie Claybourne mène à Londres une existence discrète auprès de David, son mari député, dont elle accompagne patiemment l’ascension politique. Sa meilleure amie Judith, qu’elle croit experte-comptable judiciaire, cache une tout autre activité : depuis 20 ans, elle élimine des cibles sous le nom de Whiptail.

Lorsqu’une mission tourne au carnage et que David se retrouve mêlé aux affaires de la mafia albanaise, les deux femmes prennent la fuite à travers l’Europe, poursuivies par la police, des tueurs et l’organisation qui emploie Judith.
La presse est-elle convaincue ?
Les médias se montrent presque unanimes sur l’efficacité du duo. Sud Info salue « une belle alchimie entre ses deux héroïnes » et décrit un tandem qui « fonctionne à merveille ». Le journal belge voit dans la série « un blockbuster de petit écran parfaitement binge-watchable », dont l’amitié centrale se révèle « explosive et émouvante à l’autopsie ».

Même enthousiasme du côté de The Guardian, pour qui « tout repose sur l’alchimie entre Waddingham et Spencer, et c’est un vrai régal ». « Elles rient aux éclats ensemble. Elles ont des blagues privées. Elles se comprennent à demi-mot. » The Hollywood Reporter évoque, de son côté, « l’alchimie irrésistible » des deux actrices.
The Guardian apprécie que leur âge ne soit « pas utilisé comme une blague, mais comme un outil pour faire évoluer l’intrigue » et transformer la fantaisie policière en réflexion sur « la crise de la quarantaine chez les femmes ». The Hollywood Reporter estime que la série « confirme le talent de Waddingham pour l’action », tout en révélant « la profonde vulnérabilité enfouie sous son apparence de femme de fer ».
L’intrigue tient-elle la distance ?
Quelques réserves portent en revanche sur la narration. The Hollywood Reporter regrette qu’après un premier épisode particulièrement énergique, « rien dans les sept heures qui suivent n’égalera ces scènes palpitantes ».

Le média pointe aussi « une intrigue excessivement complexe » et plusieurs révélations « tellement tirées par les cheveux » que le concept aurait peut-être mieux fonctionné dans « un long métrage de deux heures ». Même impression chez RogerEbert qui juge la série plus proche d’un « long film d’action » que d’un véritable feuilleton et reconnaît qu’elle « brûle peut-être un peu trop longtemps ».