Après le succès de la série colombienne La primera vez, Netflix tente le pari du format très court avec un spin-off nocturne. Douze épisodes de six minutes menés au rythme de la salsa, des secrets et des dérives de Bogota.
Introduction
En mars 2026, La primera vez entrait dans l’histoire de Netflix en devenant la première production originale colombienne à atteindre quatre saisons. Couronnée par quatre prix India Catalina à Carthagène, cette chronique drôle et satirique montrait comment l’arrivée d’Eva Samper, jeune féministe cultivée, chamboulait et déconstruisait les adolescents d’un lycée de garçons de Bogota dans les années 1970, en tournant au ridicule les absurdités de la domination masculine.
Quelle est l’histoire de La salsa de Salcedo ?
La primera vez s’est achevée en mars dernier, mais son univers se prolonge ce 8 juillet avec un spin-off indépendant, toujours diffusé sur Netflix. Dans La salsa de Salcedo, la comédie pour ados cède la place à un drame plus mature. On y suit Martín Salcedo (toujours campé par Sergio Palau), qui troque les salles de classe pour un environnement beaucoup plus sombre, où la musique cohabite avec l’alcool, la drogue et les secrets.

Le jeune homme apprend à surmonter ses peurs et à relever des défis dans un monde nocturne où les erreurs se paient cher. L’influence de nouveaux visages, comme Verónica Pinilla (Paola González) ou le personnage de Quiebra Canto, interprété par Ramiro Meneses, pousse le jeune homme vers des choix lourds de conséquences.
Aux côtés de Laura Taylor et Sara Pinzón, Sergio Palau incarne les doutes d’un personnage bousculé par les tentations. Loin de l’humour de la série d’origine, cette déclinaison utilise le tempo de la salsa pour raconter les risques et les ruptures d’une jeunesse qui s’égare.
La série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?
L’intrigue est directement inspirée des souvenirs personnels du créateur Dago García, qui a travaillé comme DJ au Quiebracanto, l’un des bars de salsa les plus emblématiques de Colombie. Ainsi, ce dernier sait mieux que quiconque que, derrière la fête et l’exploration de la mémoire musicale du pays, se cache un engrenage dangereux, où chaque nuit apporte son lot de mauvaises décisions.
Pour ce projet, Netflix teste une narration particulièrement condensée pour le public latino-américain : une micro-série de 12 épisodes de six à sept minutes chacun. Tout en gardant un format d’affichage horizontal classique pour la télévision, la réalisatrice Laura Tatiana Bohórquez (qui a réalisé plusieurs épisodes de La primera vez) s’inspire ici de la cadence nerveuse propre aux nouveaux formats numériques.