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Gomorra : les origines est-elle à la hauteur de la légende ?

24 août 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“Gomorra : les origines”, le 24 août 2026 sur Canal+. ©Marco Ghidelli/Sky Studios/Sky Italia/Cattleya

Disponible en France depuis ce 24 août, la nouvelle série de Canal remonte aux jeunes années de Pietro Savastano. Plus de dix ans après les débuts de la série culte, ce préquel peut-il retrouver sa puissance sans se contenter d’en reproduire les codes ?

Introduction

Gomorra : les origines signe le retour d’un univers culte. Adaptée du livre-enquête Gomorra de Roberto Saviano, publié en 2006, la série originale a raconté pendant cinq saisons la guerre des clans de la Camorra napolitaine. Après l’Italie en janvier puis la Grande-Bretagne en juillet, Les origines est désormais disponible sur myCANAL.

Que raconte ce retour en arrière ?

L’action se situe en 1977. Pietro Savastano n’est encore qu’un adolescent pauvre de Secondigliano, fasciné par Angelo « A’ Sirena », jeune lieutenant de la Camorra. À ses côtés, Pietro découvre les règles du milieu, alors que les trafics de cigarettes commencent à céder du terrain à l’héroïne. Le récit suit aussi sa rencontre avec Imma. Créée par Leonardo Fasoli, Maddalena Ravagli et Roberto Saviano, la série est coécrite avec Marco D’Amore, ancien Ciro Di Marzio de la série mère, qui réalise les quatre premiers épisodes.

Gomorra : les origines.©Marco Ghidelli/Sky Studios/Sky Italia/Cattleya

La presse est-elle convaincue ?

Les premiers retours de la presse dessinent un accueil plutôt positif de cette pré-série. The Guardian salue « une impertinence, une fraîcheur et une tendresse qui la distinguent des séries policières classiques » et voit dans le récit mafieux « une élégance mélancolique ». Le Financial Times parle d’une « relecture réussie », « enjouée et atmosphérique ».

Gomorra : les origines.©Marco Ghidelli/Sky Studios/Sky Italia/Cattleya

VL Media estime que la production « réussit un exercice délicat : enrichir la mythologie et infléchir subtilement le ton sans trahir son identité ». Le média décrit également « un récit moins brutal, moins nihiliste et parfois même plus lumineux et émouvant » que l’oeuvre qui l’a précédé.

La mise en scène est-elle à la hauteur ?

L’esthétique des années 1970 recueille aussi des éloges. VL Media évoque « un grain chaud, ses couleurs sépia et sa manière de mêler romantisme criminel et réalisme social » et fait du Secondigliano de 1977 « un personnage à part entière ». The Guardian décrit un univers où l’on « s’attend presque à voir apparaître un jeune Al Pacino à l’écran ».

Quelques réserves tempèrent toutefois cet enthousiasme. FT relève « quelques moments clichés » ; VL Media juge que Luca Lubrano « peine parfois à transmettre les émotions du jeune Pietro, en raison d’un jeu un peu figé et minimaliste ». Télérama est nettement plus sévère et pointe une « préquelle carrément tarte à la crème » qui « ne voit pas, elle non plus, au-delà des poncifs ».

À partir de 24,99€

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