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La petite maison dans la prairie : que vaut le remake de Netflix ?

10 juillet 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“La petite maison dans la prairie”, le 9 juillet 2026 sur Netflix. ©Netflix

Plus fidèle aux romans et plus attentive au sort des peuples autochtones, la nouvelle version de l’oeuvre cherche à moderniser un monument télévisuel. Un retour accueilli avec bienveillance par une partie de la presse, mais aussi critiqué pour son regard parfois trop lisse.

Introduction

Cinquante ans après la série portée par Michael Landon, la famille Ingalls reprend la route. Disponible sur Netflix depuis le 9 juillet, cette nouvelle Petite maison dans la prairie revient moins au feuilleton culte qu’aux romans semi-autobiographiques de Laura Ingalls Wilder. Charles, Caroline, Mary et Laura quittent le Wisconsin pour le Kansas des années 1870, où leur rêve de nouveau départ se heurte à la maladie, au dénuement et à la présence des Osages, propriétaires des terres convoitées.

Qu’en pense la presse ?

Une partie des médias salue une adaptation efficace, qui conserve la bienveillance de l’œuvre tout en montrant la rudesse de la vie pionnière. Les Numériques évoque « un drame familial plein d’espoir et un regard global sur les difficultés et succès vécus par les pionniers de la Frontière » et loue « une distribution irréprochable » et une « mise en scène soignée ».

La petite maison dans la prairie.©Netflix

The Guardian décrit de son côté « une machine bien huilée et parfaitement rodée » et distingue notamment Alice Halsey, « convaincante et charmante » dans le rôle d’une Laura. Le Point retient également des comédiens « bien castés » et juge « bienvenu » le double point de vue adopté entre les Ingalls et une famille osage.

Quelles différences avec la série des années 1970 ?

Le principal apport du remake tient à sa volonté d’élargir le récit de la conquête de l’Ouest. Les personnages autochtones disposent de leurs propres trajectoires tandis que Laura se lie d’amitié avec une jeune Osage. Le Point y voit une manière de « rendre justice à ceux qui ont longtemps été sous-représentés ou mal représentés dans les récits télévisés ».

La petite maison dans la prairie.©Netflix

Cette modernisation suscite néanmoins des réserves. Pour Franceinfo, l’absence de véritables conflits autour de ces personnages entraîne « une forme de lissage des réalités sociales de l’époque » et affaiblit parfois la tension dramatique.

La prairie est-elle devenue trop lisse ?

Télérama se montre plus sévère. Si le magazine reconnaît que cette Laura « petite rebelle » prolonge certains traits déjà présents chez Wilder, il reproche à la série de transformer la conquête de l’Ouest en « vivre-ensemble de conte de fées ». La violence de l’appropriation territoriale et l’âpreté de la condition pionnière seraient trop souvent sacrifiées au profit d’une utopie consensuelle. Le même média dénonce également des images « saturées de filtres digitaux » et compare l’ensemble aux publications d’une « famille d’influenceurs néoruraux ».

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