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Avec Human Vapor, Netflix a-t-il trouvé sa série horrifique de l’année ?

30 juin 2026

Par Agathe Renac

Illustration
“Human Vapor”, le 2 juillet 2026 sur Netflix. ©Netflix

Netflix s’associe pour la première fois aux mythiques studios Toho pour ressusciter un classique de la science-fiction japonaise. Derrière les effets spéciaux dantesques, une autopsie glaciale de nos peurs collectives.

Introduction

Il y a des spectres qui refusent de mourir. En 1960, Ishirō Honda, à qui l’on doit le succès de Godzilla, signait The Human Vapor (Gasu ningen dai 1 gô en langue originale), une curiosité du cinéma d’effets spéciaux nippon (tokusatsu) où un homme transformé en gaz commettait des braquages pour financer la carrière d’une danseuse. Soixante-six ans plus tard, Netflix s’offre sa toute première collaboration avec la Toho, maison historique du cinéma japonais, pour un reboot en huit épisodes qui abandonne le charme désuet de l’original au profit d’un cauchemar contemporain.

Quelle est l’intrigue de Human Vapor ?

Diffusée le 2 juillet sur Netflix, cette mini-série en huit épisodes s’intéresse à un être mystérieux et informe, capable de passer à l’état gazeux pour échapper à toute traque. Quand un expert télé enfle et explose en direct dans un crime aussi horrible qu’inimaginable, le monde entier reste sous le choc. Derrière ce meurtre, un individu qui semble s’être volatilisé, surnommé l’Homme vapeur. Alors que personne ne parvient à percer cette énigme vivante, il continue d’annoncer et d’exécuter une série d’assassinats ciblés, sans jamais être capturé.

Human Vapor.©Netflix

Pour orchestrer cette réaction chimique narrative, le projet a misé sur une collaboration transfrontalière de haut vol. À l’écriture et à la production, on retrouve le Sud-Coréen Yeon Sang-ho, grand habitué des succès mondiaux de la plateforme (Dernier train pour Busan, Hellbound, Parasyte: The Grey). La mise en scène a, quant à elle, été confiée au cinéaste visionnaire Shinzo Katayama (Gannibal, Missing), connu pour sa capacité à filmer la cruauté et la folie humaine.

Un partenariat historique

Débuté en septembre 2024 dans les studios de la Toho à Tokyo avant de migrer vers les paysages de la préfecture de Shizuoka, le tournage a bénéficié de moyens considérables. Visuellement, la série s’annonce d’une efficacité redoutable : elle s’est payée les services de l’équipe d’effets visuels oscarisée derrière le triomphe de Godzilla Minus One. Les premières images partagées sur X (anciennement Twitter) ont immédiatement suscité un écho massif, confirmant l’attente autour de ce reboot.

Human Vapor.©Netflix

Pour donner corps à cette traque invisible, la production s’appuie sur un casting cinq étoiles. Shun Oguri (Romantics Anonymous) endosse le costume du détective obsédé par la capture du fugitif, et Yu Aoi (One Million Yen Girl) incarne une journaliste d’investigation au cœur de la tempête médiatique. Face à eux, Suzu Hirose (The Wandering Moon) et Kento Hayashi (Ossan’s Love) interprètent des créateurs de contenu vidéo pris au piège de l’engrenage, tandis que Yutaka Takenouchi (Beach Boys) prête ses traits à un yakuza dépassé par cette menace informe. Entre l’enquête policière, le film de genre et la satire d’une société du spectacle littéralement explosive, Netflix tient peut-être ici sa proposition horrifique la plus radicale de l’année.

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Journaliste