La deuxième chaîne diffuse à partir de ce 14 septembre cette série en quatre épisodes. Déjà paru en Belgique il y a quelques mois, le programme divise la critique, entre efficacité et récit précipité.
Introduction
Le thriller psychologique de France 2 achève un parcours entamé outre-Quiévrain. Diffusée en Belgique dès janvier, La mère et l’assassin est disponible intégralement sur france.tv depuis le 7 août, et fait son arrivée sur France 2 ce 14 septembre. Adaptée du roman éponyme d’Alexandra Echkenazi, cette fiction en quatre épisodes promet un récit resserré.
La réalisation revient à Sandra Perrin, remarquée pour Tom et Lola ou Mademoiselle Holmes. Devant la caméra, Hélène de Fougerolles incarne Morgane Jourdan, entourée de Florent Peyre dans le rôle de son mari Samuel et de François-David Cardonnel dans celui du trouble professeur Hugo Bennec.
Que raconte La mère et l’assassin ?
Proviseure de collège, Morgane Jourdan partage sa vie avec Samuel, restaurateur, et leurs deux filles adolescentes. L’arrivée d’un nouveau professeur de sport, Hugo Bennec, bouleverse cet équilibre : la mère comme la fille aînée, Océane, succombent à son charme.

Quand celle-ci disparaît après avoir surpris leur liaison, la culpabilité ronge Morgane, qui se lance dans une quête pour la retrouver. L’enquête de la capitaine Chloé Rousseau dévoile alors les zones d’ombre d’Hugo et la relation ambiguë qu’il entretenait avec l’adolescente.
Qu’en pense la presse ?
Les critiques saluent d’abord l’efficacité du récit. Télé-Loisirs décrit « une mini-série suffisamment ramassée et directe pour tenir en haleine » tandis que Les Chroniques de Cliffhanger louent une économie de moyens où rien ne semble superflu. Côté rythme, Moustique observe que « le récit avance à pas comptés, préférant la tension psychologique aux effets spectaculaires ».

L’interprétation fait plutôt consensus. RTBF juge qu’Hélène de Fougerolles « est impeccable dans ce rôle de mère courage », un avis partagé par Télé-Loisirs, qui salue une performance captivante, et par Les Chroniques de Cliffhanger, qui saluent l’ensemble du casting. La réalisation récolte les mêmes louanges : toujours selon Les Chroniques de Cliffhanger, « Sandra Perrin signe une mise en scène aussi sobre qu’efficace », portée par une photographie lumineuse en contraste avec la noirceur de l’intrigue.
Ces éloges se doublent toutefois de réserves. Critiques Cinéma Séries dénonce des ficelles trop visibles, estimant que « la mécanique des scénaristes est bien trop visible » et pointe des rebondissements téléphonés ainsi que des incohérences dans le fonctionnement du collège ou de l’enquête policière. Même les voix les plus enthousiastes tempèrent leur jugement sur le dernier épisode, jugé plus expéditif : Les Chroniques de Cliffhanger regrettent des révélations appuyées par quelques coïncidences un peu forcées.