Porté par le duo inédit, ce récit musclé divise la presse : certains saluent son efficacité, quand d’autres regrettent une recette trop balisée.
Introduction
Un père accusé, une famille enlevée et une course contre la montre : au premier abord, La Cible réunit tous les codes du thriller d’action. Lancée ce 7 septembre sur TF1, la mini-série compte six épisodes de 52 minutes, diffusés deux par deux.
Garde du corps en plein divorce, Hugo Meyer demeure amoureux de Léa, mère de ses deux enfants. Le jour de l’anniversaire de son fils, tous trois sont kidnappés. Désigné comme le principal suspect, Hugo s’évade et conduit sa propre enquête, poursuivi par la police. Sa traque fait bientôt surgir les secrets de Léa et les conséquences d’une ancienne affaire familiale.
Le suspense tient-il ses promesses ?
Les premiers avis saluent une mécanique efficace. Bulles de culture évoque « un thriller efficace et divertissant », qui « dose bien le suspense et le spectaculaire ». Pour Télé-Loisirs, « la série ne perd pas de temps pour lancer son intrigue et conserve ensuite un rythme soutenu », tout en jouant « habilement avec les rebondissements et les secrets ».

Filmée en Occitanie, la série transforme Toulouse, Montpellier et Sète en terrains de poursuites, de combats et de cascades. AlloCiné estime qu’elle réunit « tous les ingrédients d’un film conçu pour le cinéma » et vante « des décors léchés, des cascades spectaculaires et un scénario en béton ». Télé-Loisirs retient également ses « nombreuses scènes d’action spectaculaires ».
AlloCiné salue chez Tomer Sisley « une prestation maîtrisée, touchante et captivante » ; Télé-Loisirs décrit un rôle « particulièrement physique et taillé pour lui ». Le magazine estime que Fauve Hautot « confirme ici son talent naturel pour la comédie » et que leur duo apporte « une véritable dimension émotionnelle à cette histoire familiale sur fond de thriller ».
Une recette trop familière ?
Télérama tempère cet enthousiasme. Relevant une filiation évidente avec Taken, le magazine juge que le flegme de Tomer Sisley« se heurte à l’écueil d’effets de scénario – volte-face vertigineuses, trahisons larmoyantes – dont le genre a déjà usé et abusé ». Les scènes d’action feraient seulement « mollement monter les niveaux d’adrénaline ». Fauve Hautot bénéficie d’une nuance : sa Léa,« en maman poule jamais cantonnée à la passivité », déborde souvent le statut de « femme du protagoniste ».