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Sur Netflix, Plastic Beauty ausculte l’obsession japonaise pour la chirurgie esthétique

16 septembre 2026

Par Agathe Renac

Illustration
“Plastic Beauty”, le 17 septembre 2026 sur Netflix. ©Netflix

Diffusé dès le 17 septembre sur la plateforme, ce drame japonais confronte deux regards et deux approches totalement différentes autour d’un sujet de société brûlant.

Introduction

Avec Plastic Beauty, Netflix pose sa caméra dans l’univers scintillant de la médecine esthétique japonaise, un secteur en pleine explosion qui devient ici le terrain d’un affrontement moral entre deux femmes. Le récit suit Fumi Numata, chirurgienne douée dont la seule ambition est de sauver des vies. Cependant, un événement la contraint à quitter son hôpital après une opération d’urgence, et elle atterrit dans la clinique de Rin Tohyama, une praticienne courtisée par les célébrités, persuadée que la beauté peut agir comme une forme de guérison. Fumi accepte ce poste avec l’idée d’en dénoncer la part sombre, et c’est de là que naît un duel qui structure toute la série.

Quand deux visions de la médecine se percutent

Les philosophies des deux femmes sont irréconciliables. Fumi refuse d’opérer quiconque n’est pas réellement malade et ne comprend pas pourquoi on rejetterait le visage avec lequel on est né. Rin, à l’inverse, part du principe que chacun porte en soi une forme de mal qui mérite d’être soigné. C’est précisément sur cette ligne de fracture que repose la question centrale de Plastic Beauty : la quête de la beauté relève-t-elle de l’espoir ou de la malédiction ?

Autour de ce face-à-face gravite toute une galerie de patients qui prolongent l’interrogation. Une créatrice de contenu en manque de reconnaissance, une jeune femme lassée de son propre visage, une patiente accro aux interventions qui formule des demandes millimétrées pour atteindre son apparence idéale, ou encore une femme alitée cherchant désespérément une ultime chance d’être belle. À travers ces trajectoires, le show ausculte les pressions émotionnelles, psychologiques et sociales derrière la chirurgie esthétique.

Quand Netflix ausculte la société japonaise

Réalisée par Yuki Saito, à qui l’on doit Sukeban Deka, et écrite par Junya Ikegami (Andalucia: Revenge of the Goddess), la série réunit Mayu Matsuoka (Une affaire de famille) dans le rôle de Fumi et Riisa Naka (Alice in Borderland) dans celui de Rin. De plus, le soin apporté à la crédibilité du dispositif se retrouve jusque dans les détails techniques.

D’après Variety, Netflix et l’équipe créative ont consacré plusieurs mois à étudier de près le monde de la chirurgie esthétique japonaise avant le début du tournage. Ces recherches ont aussi mobilisé le département maquillage, où le spécialiste des effets spéciaux a dirigé une équipe chargée de concevoir, pour chaque patient de la série, une progression visuelle distincte entre l’avant, la convalescence et l’après.

Plastic Beauty.©Netflix

En réalité, Plastic Beauty s’inscrit dans la lignée des productions Netflix qui analysent la société japonaise. Après The Naked Director et l’essor de la pornographie, Tokyo Swindlers et le monde des escrocs, ou encore S&X et le rapport à la sexualité, la plateforme braque cette fois son projecteur sur le boom de la chirurgie esthétique. Et pour découvrir laquelle des deux chirurgiennes a raison – si tant est que la question ait une réponse –, le rendez-vous est donné sur Netflix, ce 17 septembre.

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