La plateforme continue d’alimenter son catalogue avec des productions internationales. La prochaine ? Un thriller psychologique turc qui a toutes ses chances de créer la surprise.
Introduction
Au centre du récit, il y a Funda. Artiste peintre, elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour s’occuper de son enfant, mais elle rêve de reprendre les pinceaux. Sa solution porte un nom : Nazlı, la nounou qu’elle cherchait depuis longtemps. Sur le papier, c’est un soulagement. Sauf que le mystère qui entoure cette femme et son caractère inquiétant vont bouleverser l’existence de Funda et celle de son mari, İlker.
Diffusée le 17 septembre sur Netflix, Je te connais est réalisée par Mert Baykal, déjà derrière Kardeşim Benim. Le casting réunit Elçin Sangu, révélée par Kiralık Aşk, Melis Sezen (La vengeance d’une femme), Ozan Dolunay (Zalim İstanbul), Cemal Hünal (Issız Adam) et Efe Taşdelen (Safir).
Un pari payant
Ce lancement s’inscrit dans une stratégie que la plateforme assume depuis plusieurs années. En 2020 déjà, Pelin Distaş, alors directrice des contenus originaux de Netflix en Turquie, expliquait dans un communiqué : « La Turquie, riche d’une histoire et d’un patrimoine culturel exceptionnels, regorge d’histoires encore méconnues. Nous savons également que nous disposons ici de grands scénaristes, acteurs, réalisateurs et équipes de tournage. Nous pensons que ces histoires authentiques, confiées à ces professionnels de talent, toucheront nos abonnés du monde entier. C’est pour cette raison que nous investissons de plus en plus dans la création de programmes Netflix originaux en Turquie. »

Et le pari a fini par payer, y compris chez nous. Il n’est plus rare de voir des productions turques s’inviter dans le Top 10 des séries ou films les plus visionnés sur Netflix France. On pense au Chemin de l’olivier, renouvelée pour trois saisons, au thriller Kasaba, à la romance L’héritière et l’ambitieux ou encore à la très appréciée Merci et au suivant !. La liste s’allonge d’année en année, et Je te connais vient s’y greffer avec une recette éprouvée du catalogue turc : le suspens domestique.
Quand la fiction s’invite dans la réalité
Le phénomène ne se limite d’ailleurs pas aux chiffres d’audience. Le musée de l’innocence, adaptation sérielle du roman du prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, a relancé l’intérêt pour le (vrai) musée du même nom, à Istanbul. Depuis la sortie de la série, l’établissement enregistre quatre fois plus de visiteurs le week-end, selon France Info. Turcs comme étrangers déambulent dans les salles comme dans les pages du roman ou dans les images de la série, sur les traces des personnages. C’est peut-être là que se situe la vraie force de cette vague turque : c’est sa capacité à faire circuler des récits ancrés dans un territoire précis jusqu’à toucher des spectateurs qui n’y avaient jamais mis les pieds.