Avec son humour sec et son trait minimal, Putain de chat sur Arte promet de prolonger à l’écran une mécanique comique devenue familière aux lecteurs.
Introduction
Moustique n’a rien du compagnon attendrissant que les humains aiment imaginer. Il calcule, sabote, exige, détruit, puis observe les dégâts avec innocence. Tirée de la célèbre bande dessinée humoristique de Lapuss’, la série animée Putain de chat arrive sur arte.tv le 6 juillet, avant une diffusion sur la chaîne le 13 juillet. Adaptée en 30 épisodes de trois minutes, elle reprend l’univers grinçant de l’auteur belge et le confie au réalisateur Christophe Gautry.
D’où vient l’œuvre originale ?
Avant d’être une série, Putain de chat est une oeuvre littéraire née en 2016 sous la plume de Stéphane Lapuss’. Le principe : raconter la vie quotidienne du point de vue d’un chat qui ne voit pas l’humain comme un maître mais comme un domestique, le plus souvent maladroit, utile seulement pour remplir la gamelle.
La BD détourne tous les gestes ordinaires de la cohabitation. Un réveil trop tôt, une litière, une plante renversée, une porte fermée, un canapé griffé… Le dessin, très lisible, privilégie l’impact du gag et la simplicité.
Pourquoi la BD est-elle devenue culte ?
Ce décalage comique a permis à la série de rencontrer un large public et de circuler au-delà du lectorat de bande dessinée habituel. L’éditeur revendique plus de 500 000 exemplaires écoulés jusqu’à maintenant. L’adaptation d’Arte ne cherche pas à réinventer l’histoire de Moustique, mais à lui donner un nouveau tempo et ouvrir sa popularité. Les premières images montrent une signature visuelle très proche de la BD, conservant l’identité de l’auteur belge, et bien sûr son humour absurde.

Putain de chat arrive aussi dans un paysage où les petites formes animées ont retrouvé leur place. Arte en a récemment donné deux exemples très différents. Le premier avec Samuel, chronique en noir et blanc d’une enfance ordinaire signée Émilie Tronche, devenue un phénomène en ligne avec plus de 40 millions de vues toutes plateformes confondues.

Le second, encore plus récent, avec Les Groos, prix du public pour une production TV à Annecy ; une série de David Mirailles portée par un dessin faussement relâché et une parole générationnelle entre deux potes colocataires.