Adaptée d’une pièce espagnole déjà portée au cinéma par François Ozon, cette nouvelle série coréenne transforme une relation maître-élève en jeu psychologique.
Introduction
Et si le meilleur texte d’un écrivain raté était celui qu’il n’avait pas écrit ? Avec Le garçon du dernier rang, Netflix mise sur un thriller psychologique coréen où la littérature devient un terrain de manipulation. La série, attendue le 26 juin sur la plateforme, suit la rencontre entre un professeur usé par l’échec et un étudiant dont les récits semblent ouvrir une brèche entre fiction et réalité.
De quoi parle Le garçon du dernier rang ?
Heo Mun-oh est un professeur de littérature coréenne et écrivain en panne. Vingt ans après la publication de son premier roman, il n’a jamais retrouvé l’inspiration ou la popularité. Dans sa salle de classe, les textes de Lee Kang, étudiant discret installé au dernier rang, attirent son attention. Mun-oh décide alors de lui donner des cours particuliers.
La série se base sur ce rapport ambigu entre les deux protagonistes. Elle ne raconte pas seulement la transmission d’un savoir, mais interroge le désir de création, la frustration, l’orgueil blessé.
L’oeuvre est en réalité adaptée d’une pièce espagnole éponyme, El chico de la última fila, écrite par Juan Mayorga. Le texte a déjà connu une adaptation remarquée au cinéma avec Dans la maison, de François Ozon, sorti en 2012. Netflix en propose ici une relecture coréenne, portée par Kim Gyu-tae et Jang Myung-woo.
Qui retrouve-t-on au casting ?
Le rôle de Heo Mun-oh est confié à Choi Min-sik, grande figure du cinéma coréen, connu pour Old Boy et J’ai rencontré le Diable. Face à lui, Choi Hyun-wook incarne Lee Kang. L’acteur s’est fait remarquer dans Twenty Five Twenty One et Héros fragile, deux séries dans lesquelles il portait déjà des personnages jeunes et sensibles. Huh Joon-ho et Kim Yunjin complètent la distribution.

Outre son cousin français Dans la maison, Le garçon du dernier rang pourrait parler aux spectateurs sensibles aux récits où l’écriture devient un piège. On peut penser à Misery, adapté de Stephen King, pour l’obsession qui se noue autour du texte et de celui qui l’écrit ; à The Lesson, pour la relation viciée entre un jeune auteur et une figure d’autorité ; ou encore à Whiplash, si l’on retient moins la musique que la violence sourde d’un rapport de domination entre mentor et élève.