C’est officiel : Charlie Gillespie et Justice Smith sont les nouveaux visages du phénomène mondial Heated Rivalry. Une décision qui fait (beaucoup) parler sur les réseaux sociaux, et interroge de nombreux fans.
Introduction
C’est LE phénomène sériel de l’année. Adaptée des romans Game Changer de Rachel Reid, Heated Rivalry a provoqué un véritable ras de marée, parvenant à rassembler plus de dix millions de spectateurs lors de ses pics d’audience. L’histoire d’amour secrète entre les hockeyeurs rivaux Shane Hollander et Ilya Rozanov, campés par Hudson Williams et Connor Storrie, avait captivé des amateurs de romance aux quatre coins du monde. Forte de cet engouement, la plateforme canadienne Crave n’a pas tardé à valider une suite, adaptant cette fois les tomes Role Model et The Long Game (Rachel Reid).
Pourquoi les fans se sentent-ils trahis ?
Pour cette deuxième saison, prévue au printemps 2027, la production a dévoilé deux recrues phares. Justice Smith (Pokémon : Détective Pikachu, Jurassic World: Fallen Kingdom) enfilera le costume de Harris Drover, le responsable de la communication de l’équipe, tandis que Charlie Gillespie (Julie and the Phantoms, Closer 2 : L’un contre l’autre) prêtera ses traits au joueur Troy Barrett, qui rejoint l’équipe d’Ottawa aux côtés d’Ilya. Sur le papier, les showrunners Jacob Tierney et Brendan Brady se félicitent d’avoir déniché des comédiens capables d’exprimer toute la vulnérabilité et la résilience de ces figures littéraires. Mais en ligne, l’accueil s’avère nettement plus houleux.

Pourquoi une telle effervescence ? Il faut se plonger dans les romans originaux pour comprendre la rancœur des lecteurs. Dans l’œuvre écrite, Harris n’affiche pas la plastique affûtée des vedettes de la ligue. C’est un jeune homme aux formes plus généreuses, devenant ainsi une rare incarnation de corps rond dans un univers d’ordinaire saturé d’athlètes sculptés. En confiant le rôle à Justice Smith, l’industrie semble, une fois de plus, tourner le dos à la diversité des morphologies.

Sur TikTok et X, la colère a rapidement pris le dessus. Nombre de fans dénoncent un acte de grossophobie ordinaire, regrettant la disparition pure et simple d’un trait constitutif de la personnalité d’Harris. « C’est triste de voir toute une partie de l’histoire d’un personnage à laquelle on est attaché, gommée », déplore une internaute, résumant le sentiment général. D’autres s’agacent de voir les studios refuser d’accorder le premier rôle à un homme gros et séduisant. La déception reste vive, car beaucoup voyaient dans cette adaptation une occasion idéale de bousculer les stéréotypes habituels.
Rachel Reid et Justice Smith réagissent aux critiques
Face à ce flot de critiques, la riposte s’est rapidement organisée sur le web. Rachel Reid a pris la parole dans une story Instagram, rappelant malicieusement qu’à l’été précédent, le choix des interprètes d’Ilya et Shane essuyait déjà de virulentes attaques avant de convaincre la planète entière.
De son côté, Justice Smith s’est adressé directement à la communauté sur ses réseaux sociaux. L’acteur s’est dit très touché par les messages d’affection reçus en privé et promet de prendre soin de ce personnage qui tient tant à cœur aux lecteurs. Ce bras de fer illustre la relation complexe qu’entretiennent désormais les adaptateurs avec leur public. Entre fidélité au livre et libertés de plateau, le chemin reste escarpé. Il faudra attendre 2027 pour voir si ce pari est finalement réussi.