La presse accueille diversement cette comédie d’aventure : certains saluent sa fantaisie et son casting tandis que d’autres trouvent ses énigmes trop faciles et son humour peu convaincant.
Introduction
Françoise Séguret croyait avoir laissé l’espionnage derrière elle. L’enlèvement de son mari la contraint à reprendre du service, cette fois aux côtés de sa fille. Créée par Milan Mauger, coscénariste du film Un p’tit truc en plus, et Florent Meyer, qui a participé à la création de Lupin, Les aventurières est une comédie d’aventure en six, portée par Fanny Cottençon (Scènes de ménage) et Charlie Bruneau (En famille). Diffusée en Belgique en novembre dernier puis mise en ligne sur france.tv en juillet, la série arrive ce 28 septembre sur France 2.
Le soir de son anniversaire, Jean-Pierre Séguret (Lionnel Astier) est enlevé par Thomson, trafiquant d’art incarné par Thibault de Montalembert. Sa rançon : Léda et le Cygne, un tableau de Léonard de Vinci disparu depuis des siècles. Sophie découvre alors que son père et sa mère Françoise ont été agents d’un service officieux de restitution d’œuvres d’art. Malgré leurs rapports difficiles, les deux femmes suivent les indices à travers Paris et l’Île-de-France.
Pourquoi la presse se laisse-t-elle entraîner ?
Pour la RTBF, Léa Fazer transforme les lieux patrimoniaux en « décor d’un giga jeu de piste à la française ». Noémie Jadoulle y relève un mélange assumé d’espionnage, de comédie familiale et d’histoire de l’art, porté par le duo. Télé-Loisirs décrit de son côté une fiction « à mi-chemin entre Mission impossible et Scooby-Doo » : des déguisements, des cascades et des gadgets.

L’enthousiasme concerne aussi les interprètes. La RTBF juge Fanny Cottençon « irrésistible en ex-espionne blasée » et salue l’énergie de Charlie Bruneau ; elle relève également la présence de Bruno Sanches, Élodie Frenck et du Belge Thomas Mustin, alias Mustii. Pour Télé-Loisirs, « cette curiosité s’avère une bonne surprise ». Derrière les péripéties, la RTBF retient enfin la possibilité, pour Françoise et Sophie, de renouer après des années d’incompréhension.
Que reproche-t-on à la série ?
Télérama ne partage pas cet amusement. Le magazine pointe des « invraisemblances, gags très moyens, acteurs en perdition » et cite notamment la facilité avec laquelle Sophie déchiffre un message vieux de quatre siècles. Selon sa critique, ce scénario aurait éventuellement pu fonctionner le temps d’un téléfilm ; étirer cette mécanique sur six épisodes finit par lasser.
