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Singapura : faut-il céder au trouble de la nouvelle série de Canal+ ?

02 novembre 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“Singapura”, le 2 novembre 2026 sur Canal+. ©Canal+

Portée par un casting salué par la presse, Singapura séduit davantage par ses personnages et sa mise en scène que par son intrigue policière. Tour d’horizon des critiques.

Introduction

Le confort peut avoir des allures de piège. Dans Singapura, les résidences luxueuses des expatriés français abritent des existences moins enviables qu’elles n’y paraissent. Diffusé dès le 2 novembre sur Canal+, ce thriller en six épisodes est créé par Elsa Marpeau, d’après son roman L’expatriée. Réalisée par Danielle Arbid et Lucie Borleteau, la fiction mêle enquête criminelle et chronique sociale, avec un accueil critique sensible à son atmosphère et à ses interprètes.

Justine (Naïlia Harzoune) s’installe à Singapour avec sa famille après une infidélité qui a ébranlé son couple. Dans la résidence où elle emménage, les expatriés français se fréquentent, s’observent et emploient des domestiques philippines. Elle y rencontre Élisa (Ariane Labed), dont les provocations l’attirent autant qu’elles dérangent leurs voisins. Lorsque celle-ci est retrouvée morte, l’inspecteur Adam Wong (Soji Arai) interroge les résidents, tandis que Justine cherche à comprendre qui était cette femme qu’elle connaissait à peine.

Qu’est-ce qui séduit la presse ?

Télé-Loisirs salue une série qui « navigue avec intelligence entre polar atmosphérique, thriller psychologique haletant et critique sociétale ». Cette dernière dimension retient aussi l’attention de franceinfo, qui estime qu’elle « donne à la série une profondeur qui dépasse l’intrigue criminelle ». Le média souligne la place des employées de maison philippines, dont le travail permet aux expatriés de préserver leur confort tout en les maintenant à l’écart de leurs privilèges.

Singapura.©Canal+

L’interprétation rassemble également les éloges. Télérama estime que « les actrices sont formidables, la prime à India Hair en épouse faussement coincée ». Les Chroniques de Cliffhanger, dont la critique porte sur les deux premiers épisodes, distinguent Naïlia Harzoune, qui « donne à Justine suffisamment de retenue et de présence pour en faire un point d’ancrage naturel ». Le site relève aussi l’ambiguïté de Cédric Kahn et le charisme de Soji Arai.

La mise en scène constitue un autre attrait. Pour Télérama, la caméra de Danielle Arbid « insuffle une sensualité folle à un scénario un peu attendu ». Le magazine rapproche Singapura de The White Lotus et d’Expats. Télé-Loisirs décrit de son côté une « sensation de profond malaise mêlé à l’irrépressible envie d’en percer les contours ».

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Quelles sont les réserves ?

L’intrigue policière convainc moins unanimement. Télérama évoque un « polar cliché » malgré la réussite des portraits féminins. Les Chroniques de Cliffhanger interrogent surtout le tempo : « Tout ne passionne pas avec la même intensité. » Le site apprécie les fins d’épisodes, qui relancent le mystère, mais juge encore incertaine l’articulation des différentes pistes après deux volets.

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