Entretien

Felix Nebel (Campus Drivers) : “Il y a autant de versions de nos personnages qu’il y a de lecteurs”

03 novembre 2026

Par Agathe Renac

Illustration
Madior Fall, Felix Nebel et Esteban Vial pour “Campus Drivers”. ©DR

Après le triomphe de la saga littéraire de C.S. Quill, Campus Drivers prend vie à l’écran. Dans les coulisses de cette adaptation, Madior Fall, Felix Nebel et Esteban Vial nous racontent l’alchimie de leur bande, la pression des fans et le plaisir de défendre des amitiés saines.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre l’aventure Campus Drivers ?

Madior Fall : Je n’avais travaillé qu’en Italie jusqu’à présent et j’avais un désir profond de faire mes premiers pas sur le marché français en tant qu’acteur. Campus Drivers était le projet rêvé pour débuter. Le scénario m’a immédiatement semblé ambitieux, très frais et particulièrement réussi. Même si j’ignorais tout de l’ampleur des romans, j’ai tout de suite aimé le personnage de Donovan et son histoire. Quand j’ai ensuite découvert l’engouement autour de l’œuvre, ça m’a conforté dans mon choix.

Felix Nebel : Au moment des auditions, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Comme Madior, je ne connaissais pas les livres de C.S. Quill. C’est au fil des étapes de casting que j’ai pris la mesure de cette immense communauté de lecteurs, de leurs attentes et de leur impatience. Donner vie à des héros qui n’existaient que sous la forme d’un assemblage de mots sur une page s’annonçait comme un défi passionnant ! D’autant plus que la série se déroule dans un univers génial : c’est un campus universitaire, une bande de potes, un concept autour des voitures de collection… C’est tout ce que l’on fantasme quand on a 15 ans et qu’on pense aux bancs de la fac.

Esteban Vial : Plus tard, on réalise que la vraie vie étudiante est bien différente, [Rires] alors c’est d’autant plus jouissif de tourner dans cette version magnifiée, ensoleillée et stylisée de l’université.

S’attaquer à une saga littéraire aussi populaire suscite-t-il une appréhension face aux attentes des lecteurs ?

F.N. : Il y a autant de Lewis, de Donovan, de Lane, de Loïs, de Becca ou de Carrie qu’il y a de lecteurs et de personnes impliquées dans le projet. Notre incarnation visuelle n’invalide pas pour autant les représentations intimes que chacun s’est forgées au fil de ses lectures. Nous venons simplement proposer une version tangible qui existe désormais en plus.

E.V. : Je ne m’en souviens plus : est-ce qu’on a eu une pointe de stress quand ils ont révélé le casting ?

M.F. : Les lecteurs s’attendaient à un Donovan polonais… Et je ne suis pas Polonais. [Sourire] Mais je n’ai pas ressenti de pression pour autant : ce n’était pas ma première adaptation et je savais à quoi m’attendre. En tant que comédien, on sait qu’on ne correspondra jamais trait pour trait au fantasme de chaque lecteur. Notre mission consiste à interpréter un personnage avec authenticité pour le rendre profondément crédible. J’espère que le public croira en l’univers que nous avons bâti.

On croit surtout en votre complicité, qui crève l’écran. Comment avez-vous créé cette dynamique de groupe ?

F.N. : Tout est faux, on se déteste ! [Rires]

E.V. : Je crois qu’on ne s’est même pas posé la question : le lien s’est créé naturellement. Au départ, la production avait engagé un coach pour créer une cohésion entre nous – parce qu’une bande de huit ou neuf jeunes comédiens ne s’entend pas forcément dès le début. Mais l’alchimie a opéré instantanément.

F.N. : On n’a fait aucun effort ! Les réalisateurs et les directrices de casting ont fait un travail formidable : dès la première lecture, on était déjà connectés.

Campus Drivers.©Prime Video

Contrairement aux teen dramas de la génération précédente, souvent centrés sur des rivalités toxiques et des amours problématiques, Campus Drivers célèbre des amitiés très saines. Était-ce important pour vous de montrer ce modèle aux plus jeunes ?

M.F. : C’est primordial dans notre société actuelle. Nous vivons dans un monde de plus en plus déconnecté où les relations se nouent souvent à distance, à travers des écrans. Rappeler aux jeunes qu’il existe des liens réels, tangibles et fraternels dans la vraie vie est fondamental.

E.V. : Et des amitiés saines, en plus.

F.N. : De manière générale, je pense qu’il faut montrer encore plus de joie dans ces séries et ces représentations de l’amitié.

À partir de 38,95€

En stock

Acheter sur Fnac.com

À lire aussi

Article rédigé par

Journaliste