Adaptée du roman de Niccolò Ammaniti, cette mini-série mexicaine en huit épisodes transforme un récit d’enfance en plongée sombre dans les secrets d’une communauté.
Introduction
Il y a des récits d’enfance qui n’ont rien de tendre. Disponible sur Netflix depuis le 8 juillet, Je n’ai pas peur délaisse les frissons faciles pour un drame trouble. Adaptée du roman de Niccolò Ammaniti, la mini-série mexicaine transpose une histoire italienne devenue culte dans le Veracruz des années 1980.
De quoi parle Je n’ai pas peur ?
L’intrigue suit Miguel, un garçon de dix ans, pendant l’été 1986. Alors que le Mexique vit au rythme de la Coupe du monde de football, l’enfant découvre au fond d’un trou près de chez lui Felipe, un autre garçon. Mais ce dernier n’est pas là par hasard : il a été enlevé.

À hauteur d’enfant, la série raconte la naissance d’un soupçon. Miguel comprend peu à peu que les adultes ne sont pas seulement des figures d’autorité ou de protection. Certains mentent, d’autres ferment les yeux et les plus familiers peuvent devenir les plus menaçants.
Le roman original, publié en 2001 par Niccolò Ammaniti, se déroulait dans l’Italie rurale des années 1970. Il avait déjà été adapté au cinéma en 2003 par Gabriele Salvatores. Cette nouvelle adaptation conserve le cœur du récit mais l’ancre dans un territoire marqué par les inégalités, la ferveur populaire et les zones grises du pouvoir local. Le football, les jeux, les paysages et la moiteur de l’été créent un contraste avec la brutalité du secret.
Qui joue dans la série ?
Luis Alberti, vu notamment dans Mano de obra et Narcos : Mexico, donne la réplique à Fátima Molina, apparue dans Diablero et Qui a tué Sara ?, ainsi qu’à Humberto Busto, connu pour El Chapo, Diablero ou Le jeu des clés. Autour d’eux gravitent Yoshira Escárrega, Fernando Cuautle, Leidi Gutiérrez, Nora Huerta, Cosmo González Muñoz, Aldo Emiliano Navarro, Regina Arroyo et Mauro Guzmán.

Derrière la caméra, la mini-série retrouve un trio déjà associé à El secreto del río : Ernesto Contreras, réalisateur de Sueño en otro idioma, récompensé à Sundance, Alba Gil, passée par Triada et El Diario, et Alejandro Zuno, remarqué sur Tengo que morir todas las noches. Le scénario est signé María Camila Arias et Mónica Herrera, d’après le roman de Niccolò Ammaniti.