La disparition d’un colocataire ouvre la porte sur un appartement aux lois mouvantes, pensé comme un vaste escape game. Une aventure française où l’observation et la logique deviennent les seules boussoles.
Introduction
Un appartement familier peut-il devenir un piège sans fin ? C’est le point de départ de Looking for Fael, jeu d’aventure et de réflexion coproduit et édité par Arte France. Attendu ce 16 juillet, il sera disponible sur PC et Mac via Steam, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch. Développé par les studios français Swing Swing Submarine et La Poule Noire, le titre transforme un logement ordinaire en dédale surréaliste.
Où Fael a-t-il disparu ?
Tout commence par un message vocal. Fael, le colocataire du personnage principal, assure s’être perdu dans leur propre appartement. Une fois sur place, le joueur découvre que les pièces se répètent, se déplacent ou débouchent sur des lieux impossibles – cinéma, laboratoire, végétation envahissante… L’objectif est de retrouver le jeune homme, mais aussi de comprendre ce qui a métamorphosé l’immeuble.

Looking for Fael se joue seul. Il faut fouiller les lieux, manipuler des dispositifs, repérer des motifs et établir des liens entre plusieurs salles. Une action réalisée dans un appartement peut provoquer un changement ailleurs, obligeant à revenir sur ses pas. Sa géométrie impossible rappelle Antichamber, tandis que ses casse-têtes interconnectés évoquent Myst ou The Witness.
À quoi sert la GameLeaf ?
L’une des singularités du titre tient à la GameLeaf, une console portable fictive inspirée des machines des années 1990. Branchée à différents terminaux, elle donne accès à des mini-jeux en pixel art.

Ces séquences rétro alimentent directement les énigmes en trois dimensions. Le joueur navigue ainsi du grand labyrinthe de l’appartement à de petits puzzles abstraits, dont les solutions finissent par dialoguer.
Quelle ambiance se dégage du jeu ?
La direction artistique joue sur le contraste entre banalité domestique et étrangeté. Mobilier contemporain, couleurs douces et objets familiers composent d’abord un décor presque rassurant, perturbé par des couloirs en boucle, des installations électroniques et des espaces saturés de plantes. Looking for Fael promet environ six heures d’exploration, selon l’aisance de chacun face à ses énigmes.