Le nouvel opus Digimon a séduit une large partie de la presse lors de sa première sortie. Son arrivée sur les consoles Nintendo permet désormais de réévaluer ses qualités, mais aussi les limites techniques de ce portage.
Introduction
La licence Digimon poursuit son chemin, fidèle à ses racines. Après une première sortie le 3 octobre 2025 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC, Digimon Story: Time Stranger rejoint la Switch et la Switch 2 le 10 juillet. Développé principalement par Media.Vision, le studio de Wild Arms, ce nouvel épisode marque le retour de la sous-série Story, huit ans après Hacker’s Memory.
De quoi parle Time Stranger ?
Le joueur incarne un agent d’ADAMAS, une organisation secrète chargée d’enquêter sur des phénomènes surnaturels. Après l’explosion de Shinjuku, le protagoniste est projeté huit ans dans le passé et doit empêcher l’effondrement conjoint du monde humain et du monde numérique. L’aventure alterne entre Tokyo et Iliad.

Le jeu repose sur des combats au tour par tour, un système d’affinités et une digivolution non linéaire. Chaque créature peut emprunter plusieurs branches, revenir à une forme antérieure et accumuler des bonus permanents.
Pourquoi les tests sont-ils largement positifs ?
La presse salue la richesse de l’ensemble. ActuGaming retient « sa générosité » et évoque « une quantité assez folle de créatures », « un système d’évolution et de fusion » aux « possibilités assez vertigineuses ». Le site souligne aussi des quêtes annexes scénarisées, une direction artistique solide et une bande-son réussie.

Nintendo Master met en avant « un système de digivolution devenu encore plus addictif et accessible ». Selon le média, la possibilité de faire régresser ses Digimon transforme l’optimisation en véritable moteur de progression. Le jeu bénéficierait aussi d’une « narration ambitieuse autour du temps », de combats stratégiques et d’une forte rejouabilité.
La version Switch 2 tient-elle la route ?
Sur ce point, les avis se montrent plus nuancés. RPG Site considère néanmoins le portage comme « étonnamment réussi » et juge la version Switch 2 convaincante. ActuGaming estime lui aussi que le jeu « remplit parfaitement son office » une fois la console sortie de son dock, surtout en mode Performance.
Les réserves concernent la technique et le rythme. ActuGaming relève « de nombreuses textures baveuses », de l’aliasing et « pas mal de petits ralentissements ». Nintendo Master évoque un début « très poussif », une structure « un peu trop couloir » et des animations datées. Les combats peuvent aussi devenir « rébarbatifs à la longue », tandis que le scénario perdrait en intensité dans son dernier arc.