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Kaleidoscope, That ’90s Show, Shrinking… 10 séries à ne pas rater en janvier 2023

08 janvier 2023
Par Agathe Renac
"Shrinking" sera diffusé à partir du 27 janvier sur Apple TV+.
"Shrinking" sera diffusé à partir du 27 janvier sur Apple TV+. ©Apple TV+

Une adaptation du best-seller d’Elena Ferrante, la nouvelle série du réalisateur de Drive, la première de Xavier Dolan… De nouvelles productions arrivent en janvier, et elles s’annoncent particulièrement addictives.

1 Kaleidoscope, le 1er janvier sur Netflix

À première vue, Kaleidoscope est une œuvre banale ; une série d’anthologie qui raconte le casse du siècle. On suit les aventures d’une bande de braqueurs professionnels durant 25 ans (avant, pendant et après l’événement), ces derniers étant prêts à tout pour acquérir les 7 milliards de dollars. Malgré son scénario classique, Kaleidoscope réinvente le format sériel. En effet, le show n’a pas de début ni de fin et le spectateur choisit l’ordre dans lequel il le regarde.

Les huit épisodes ne sont pas numérotés, mais identifiables grâce à des couleurs : violet, vert, jaune, orange, bleu, blanc, rouge et rose. L’histoire et la compréhension du casse changent en fonction de vos combinaisons. Et il y a 5 040 possibilités – ce qui vous laisse l’opportunité de redécouvrir encore et encore le programme, des milliers de fois. Avec sa manière révolutionnaire de raconter une histoire, Kaleidoscope est sans conteste un incontournable de ce mois.

2 La Vie mensongère des adultes, le 4 janvier sur Netflix

On ne présente plus Elena Ferrante. Sa saga L’Amie prodigieuse s’est vendue à 10 millions d’exemplaires dans le monde, avant d’être adaptée en série. La relation complexe entre Lenù et Lila avait autant passionné les lecteurs que les spectateurs, qui avaient aussi été séduits par le Naples des années 1950. Après un tel succès, Netflix a décidé de miser sur l’adaptation d’une autre œuvre de l’autrice italienne : La Vie mensongère des adultes.

L’histoire se déroule dans la même ville, mais durant les années 1990. La série nous raconte le passage à l’âge adulte de Giovanna : ses parents lui ont offert une enfance privilégiée sur les hauteurs de Naples, mais la vie de sa tante (rejetée par sa famille pour d’obscures raisons) l’intrigue de plus en plus. Cette dernière va lui faire découvrir une toute nouvelle facette de la ville et de ses bas quartiers, et l’épauler durant cette période difficile de l’adolescence.

3 Copenhagen Cowboy, le 5 janvier sur Netflix

Le réalisateur de Copenhagen Cowboy est un habitué du grand écran. Nicolas Winding Refn, c’est celui à qui l’on doit notamment Drive, The Neon Demon et Only God Forgives (rien que ça). Après David Fincher, Martin Scorsese et Tim Burton, Netflix a confié sa nouvelle création originale à un grand nom du cinéma.

Le synopsis de la plateforme au grand N est aussi énigmatique que le nom de sa série : « Après une vie de servitude en tant que porte-bonheur humain, une femme aux étranges pouvoirs cherche à se venger de ceux qui lui ont fait du mal ». En réalité, Copenhagen Cowboy se contemple plus qu’elle ne se comprend. Les images sont belles et dignes d’un clip vidéo à gros budget. Le cinéaste joue avec les lumières, les couleurs et les mouvements, et nous propose une production artistique sans pareille.

4 That ’90s Show, le 19 janvier sur Netflix

That ‘70s Show fait partie de ces émissions qui ont marqué le paysage télévisuel des années 2000. Son intrigue et son ton décalés ont rapidement séduit les spectateurs, qui suivaient les aventures d’une famille (et ses amis) durant les seventies – avec le décor, les costumes, et les coiffures qui vont avec. La sitcom a révélé des acteurs tels que Mila Kunis (Black Swan), Ashton Kutcher (L’Effet papillon), ou encore Topher Grace (Spider-Man 3). Les huit saisons et quelque 200 épisodes ont tellement plu au public que Netflix a décidé de donner une nouvelle chance à la série, 25 ans plus tard.

Dans That ’90s Show, on prend les mêmes et on recommence. Acteurs, producteurs, showrunners… La majorité de l’équipe est de retour dans ce spin-off. Les personnages ont bien grandi et on les retrouve durant les années 1990. Les parents sont devenus grands-parents, et la cave de leur pavillon sert de terrain de jeu à toute la famille. Un grand shot de nostalgie pour les fans de la première heure, mais aussi pour les adeptes des nineties.

5 Cry Wolf, le 19 janvier sur Arte.tv

Comme à son habitude, Arte nous propose une production poignante et dérangeante. Cette série danoise créée par Maja Jul Larsen (coscénariste de Borgen) s’intéresse aux violences familiales. Holly a 14 ans et elle raconte dans une dissertation les violences que son beau-père lui fait subir. Pour Lars, cette rédaction et le comportement inquiétant du petit frère sont alarmants.

Le travailleur social prend alors la décision de les placer dans un foyer. Cependant, les parents nient ces accusations. L’adolescente est-elle réellement en danger ? A-t-elle tout inventé ? Faut-il croire les enfants ou les adultes ? Lars n’a que quelques semaines pour découvrir la vérité. Cry Wolf explore les points de vue des cinq personnages et joue sur l’ambiguïté pour nous faire douter jusqu’au bout.

6 En place, le 20 janvier sur Netflix

En juillet 2020, Jean-Pascal Zadi faisait parler de lui avec son film Tout simplement noir. Deux ans plus tard, il revient avec une nouvelle comédie sociale cocréée avec François Uzan (Family Business) et qui rassemble Éric Judor (La Tour Montparnasse infernale), Benoît Poelvoorde (Rien à déclarer), Fadily Camara (Tout simplement noir), Marina Foïs (Polisse), Fary (Les Méchants), Panayotis Pascot (LOL, Qui rit sort) et Pierre Emmanuel Barré.

Cette série au casting XXL raconte l’histoire de Stéphane Blé, un éducateur de banlieue parisienne qui se retrouve propulsé à l’élection présidentielle. Une course à l’Élysée qui lui permettra de parler de l’intégration et de la place des minorités en France.

7 La Disparition de John Darwin, le 23 janvier sur Polar+ ou MyCanal

Véritable ovni britannique, La Disparition de John Darwin a été doublement récompensé lors du festival Marseille Series Stories (avec le prix de la meilleure série adaptée d’une œuvre littéraire et celui de la meilleure interprétation). Les quatre épisodes reviennent sur une histoire vraie qui avait affolé l’Angleterre. En mars 2002, un homme de 57 ans avait été déclaré mort après avoir disparu en mer lors d’une sortie en canoë. Mais cinq ans plus tard, John Darwin s’est finalement rendu à la police en se déclarant amnésique.

La minisérie revient sur cette folle affaire et nous dévoile les coulisses de cette fausse mort. Complètement fauché, John a effectivement décidé de simuler sa propre disparition et son meurtre, avec la complicité de sa femme. L’idée du Britannique était simple : feindre un accident en mer, se cacher dans une partie de la maison et attendre qu’Anne Darwin touche les fonds de plusieurs assurances et pensions après son décès. Mais c’était sans compter la maladresse, la bêtise et la soif d’argent de John. Le show de Chris Lang (à qui l’on doit Plan cœur et Unforgotten) est drôle, angoissant et maintient notre attention du début jusqu’à la fin.

8 La Nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé, le 23 janvier sur Canal+

À tout juste 20 ans, Xavier Dolan avait marqué le public et la critique avec son premier long métrage, J’ai tué ma mère. Mommy, Juste la fin du monde, Ma vie avec John F. Donovan… Le réalisateur canadien a ensuite enchaîné les succès et profondément marqué l’histoire du grand écran. Après avoir convaincu les cinéphiles, il compte s’attaquer aux sérievores.

Sa toute première série, La Nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé, est (sans grande surprise) un thriller psychologique familial. Adaptée d’une pièce de théâtre, elle s’intéresse à l’histoire d’un trio durant les années 1990. Mireille, son frère Julien et leur meilleur ami Laurier sont inséparables. Mais une nuit d’octobre 1991, un drame bouscule leur vie, brise leurs familles et leur amitié. Trente ans plus tard, un événement tragique va finalement les rassembler. Durant ces retrouvailles tendues, un secret enfoui depuis des dizaines d’années éclate et les rancœurs refont surface.

9 Extraordinary, le 25 janvier sur Disney+

Spider-Man, Thor, Batman… Les super-héros ont envahi le petit écran et DC et Marvel sont devenus des piliers de la pop culture. Cependant, des séries comme The Boys ont décidé de prendre le contre-pied en se moquant des rois des comics. Une nouvelle sitcom britannique très prometteuse s’apprête à prendre le même chemin. Le show se déroule dans un univers parallèle où chaque personne acquiert un pouvoir extraordinaire le jour de ses 18 ans. À 25 ans, Jen n’a toujours pas reçu le sien.

Vision laser, super vitesse… À ce stade, elle accepterait n’importe quoi. En effet, son quotidien n’a rien d’extraordinaire : elle est coincée dans un job qui ne l’intéresse pas et dans une relation sans avenir avec Luke, un jeune homme peu fiable. Le seul élément positif de sa vie ? Une colocation avec sa meilleure amie Carrie (qui communique avec les morts) et son petit ami Kash (qui sait voyager dans le temps). Malgré l’amour de ses proches, Jen se sent en décalage avec le reste du monde. Désespérée, elle part à la recherche de son super-pouvoir et va progressivement réaliser à quel point la banalité peut être puissante.

10 Shrinking, le 27 janvier sur Apple TV+

Après Samuel L. Jackson, Jason Momoa, Tom Holland, Jared Leto, Amanda Seyfried, Anne Hathaway et Ray Liotta, Apple TV+ a une fois de plus réussi à attirer des grands noms d’Hollywood. La prochaine série de la plateforme peut en effet compter sur un casting très solide. Shrinking a été écrite par Bill Lawrence (Ted Lasso) et réunira notamment Jason Segel (qui a marqué les années 2010 avec son rôle de Marshall dans How I Met Your Mother), Harrison Ford (Star Wars, Blade Runner, Indiana Jones…) et Brett Goldstein (Ted Lasso, Thor: Love and Thunder).

On était déjà séduits par la fiche technique, mais le synopsis nous a définitivement convaincus. Jimmy (Jason Segel) est thérapeute et il est en deuil. Sa situation le pousse à transgresser les règles et dire à ses patients ce qu’il pense vraiment. « Ignorant sa formation et son éthique, il se retrouve à apporter d’énormes et tumultueux changements dans la vie des gens… y compris la sienne. » De son côté, le Dr Phil Rhodes (Harrison Ford) est un « psy terre-à-terre, pointu, conservateur, qui sera émoussé par la vie, mais avec un scintillement toujours présent ». Ces séances de thérapie s’annoncent tout aussi captivantes que celle de The Patient.

Et aussi…

Les Amateurs, saison 2, le 4 janvier sur Disney+ • Bienvenue à Wrexham, saison 1 partie 2, le 4 janvier sur Disney+ • Ginny & Georgia saison 2, le 5 janvier sur Netflix • Bloodlands, saison 2, le 9 janvier sur Canal+ • Sexify, saison 2, le 11 janvier sur Netflix • Vikings Valhalla saison 2, le 12 janvier sur Netflix • The Servant, saison 4, le 13 janvier sur Apple TV+ • Sky Rojo saison 3, le 13 janvier sur Netflix • Fauda, saison 4, le 20 janvier sur Netflix • The Sinner, saison 4, le 20 janvier sur Netflix • Truth be told, saison 3, le 20 janvier sur Apple TV+ • Alchemy of Souls, saison 1 partie 2, le 21 janvier sur Netflix • The Walking Dead, saison 11 partie 2, le 21 janvier sur Netflix • Impeachment: American Crime Story, saison 3, le 25 janvier sur Disney+

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Article rédigé par
Agathe Renac
Agathe Renac
Journaliste