Critique

[Festival de Cannes 2026] Le corset : 3 bonnes raisons de voir le film de Louis Clichy (Astérix)

20 mai 2026

Par Lisa Muratore

Illustration
“Le corset”, de Louis Clichy. ©Eddy Cinema/Beside Productions/Regular Production/France 3 Cinema/Auvergne Rhône-Alpes Cinema/RTBF

Le réalisateur français à qui l’on doit Astérix : le domaine des dieux en 2014 et Astérix : le secret de la potion magique en 2018 est de retour avec Le corset, un film d’animation drôle, tendre et personnel.

Introduction

Alors que se tiendra dans quelques semaines le festival international du film d’animation d’Annecy, lors duquel sera présenté en compétition le nouveau long-métrage de Louis Clichy, Le corset a déjà investi la Croisette et le Festival de Cannes. Présenté dans la sélection Un certain regard, le long-métrage suit l’histoire de Christophe, fils d’un agriculteur, âgé de 11 ans. Mais Christophe a un problème… Il penche. Obligé de porter un corset, le jeune garçon va tenter de naviguer à travers la vie alors que la ferme familiale traverse des moments difficiles. Heureusement, au contact de Clara et grâce à la musique, notre héros va trouver le moyen de s’en sortir.

Extrait du film Le corset.

1 Entre humour et émotion

C’est la force du Corset : parvenir dès ses premières minutes à nous amuser comme à nous émouvoir. Dès son prologue, le film trouve un moyen efficace de présenter son personnage et sa problématique. Louis Clichy plante le décor, nous embarquant dans le quotidien d’une famille d’agriculteurs, entre moments de joie et épreuves ; dans une église alors que Christophe apprend à jouer de l’orgue auprès d’un musicien doublé par Alexandre Astier (son comparse d’Astérix) ; ou bien à la piscine, où notre jeune héros rencontrera Clara, son premier amour. Toutes ces péripéties émaillent un film tendre et amusant, un coming of age dont Louis Clichy seul a le secret, grâce à un style visuel libre, mais fort.

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2 Un trait fin et abstrait

Le corset se distingue par son trait aussi fin qu’abstrait. Grâce à son geste, le réalisateur, à qui l’on doit Astérix : le domaine des dieux en 2014 et Astérix : le secret de la potion magique en 2018, change de style pour dévoiler une animation plus épurée, mais toujours aussi puissante. Au-delà du trait, la mise en scène est convaincante, le réalisateur faisant pencher son cadre en même temps que son personnage. Un élément à la fois fantastique et bien pensé, qui témoigne d’un imaginaire sans limites.

3 Père et fils

Au cœur du long-métrage, la relation d’un père et de son fils. Troisième œuvre du réalisateur français, Le corset apparaît ainsi comme son film le plus personnel. En racontant l’histoire de Christophe, un jeune garçon qui tente d’exister dans les yeux de son père, le cinéaste offre une histoire émouvante, attachante, quasi autobiographique. Un récit fort qui aborde les relations humaines dans ce qu’elles ont de plus complexe, mais aussi de plus beau.

Attendu le 14 octobre 2026 dans les salles de cinéma françaises, Le corset représente un petit bijou d’animation, entre drame intime, récit d’apprentissage humoristique et film social. Après Astérix, Louis Clichy se frotte à une histoire humaine, toujours portée par un héros passionnant.

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