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L’héroïne au ruban, prochain anime top 1 de Netflix ?

07 août 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“L'héroïne au ruban”, le 8 août 2026 sur Netflix. ©Twin Engine

Considérée comme l’une des œuvres fondatrices du shōjo, Princesse Saphir revient sous une forme contemporaine, radicalement repensée.

Introduction

Netflix redonne vie à une figure historique du manga japonais dans une version résolument contemporaine. Disponible le 8 août, L’héroïne au ruban revisite librement Princesse Saphir, œuvre majeure d’Osamu Tezuka publiée pour la première fois dans les années 1950. Son héroïne, chassée de son royaume, y devient une combattante aux pouvoirs liés à un mystérieux ruban.

De quoi parle L’héroïne au ruban ?

Le film suit Saphir, princesse du royaume de Silverland, contrainte de fuir après la destruction de son pays par une mystérieuse menace appelée Nergal. Réfugiée à Goldland, elle tente d’y reconstruire une existence, notamment en travaillant dans des mines de cristaux. Lorsqu’un nouveau danger frappe son royaume d’adoption, son ruban révèle d’étranges pouvoirs et fait d’elle une héroïne capable d’affronter les créatures qui menacent la région.

L’héroïne au ruban.©Twin Engine

Publié dès 1953, Princesse Saphir occupe une place particulière dans l’histoire du manga. Tezuka Productions le présente comme l’un des textes fondateurs du manga narratif destiné aux jeunes filles. Dans le récit d’origine, Saphir est élevée comme un garçon afin de pouvoir hériter du trône, interdit aux femmes.

Tezuka y explorait déjà les rôles assignés aux genres, le travestissement et les conventions sociales. Il s’était notamment inspiré de la Revue Takarazuka, troupe japonaise entièrement féminine dans laquelle certaines comédiennes interprètent des personnages masculins. Netflix ne propose toutefois pas une adaptation fidèle : le film reprend l’héroïne et son univers pour construire une aventure largement inédite.

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À quoi ressemble ce nouvel anime Netflix ?

La rupture est particulièrement visible dans l’animation. Loin des rondeurs caractéristiques de Tezuka, L’héroïne au ruban adopte une esthétique nerveuse, contemporaine, faite d’aplats de couleurs, de silhouettes très graphiques et de mouvements volontairement exagérés.

L’héroïne au ruban.©Twin Engine

La réalisation est confiée à Yuki Igarashi, dont il s’agit du premier long métrage. L’animateur a notamment travaillé sur Jujutsu Kaisen et réalisé un épisode de Star Wars : Visions. Le film est animé par le studio OUTLINE, avec Twin Engine à la production. Mai Yoneyama, passée par Kill la Kill et Cyberpunk : Edgerunners, participe également à la conception visuelle des personnages. Dans la version japonaise, Saya prête sa voix à Saphir, aux côtés de Seiran Kobayashi, Kōki Uchiyama et Mayumi Shintani.

Un héritier de Kill la Kill ?

Par son animation très expressive, ses transformations et ses contrastes graphiques, le film rappelle parfois l’énergie de Kill la Kill ou de certaines productions du studio Trigger. Sa dimension de conte européen détourné peut également évoquer Little Witch Academia tandis que les thèmes liés à la princesse, au chevalier et à l’identité renvoient plus indirectement à Utena, la fillette révolutionnaire.

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