Accusé à tort, un jeune avocat doit s’allier à une défenseuse prête à tout pour prouver son innocence. Netflix propose un thriller thaïlandais sur une justice minée par la corruption et les rapports de force.
Introduction
Que vaut la justice quand ses règles profitent d’abord à ceux qui savent les contourner ? Avec The Evil Lawyer, Netflix mise sur un thriller judiciaire thaïlandais moralement trouble, où les salles d’audience deviennent des scènes de pouvoir. Mise en ligne ce 11 juin sur la plateforme, la première saison compte huit épisodes, classés parmi les drames, séries de procès, criminelles et thrillers.
De quoi parle The Evil Lawyer ?
L’histoire suit Mek, un jeune avocat persuadé que la loi peut encore défendre les plus vulnérables. Ses convictions vacillent lorsqu’il est accusé du meurtre du fils d’Anan, un puissant responsable de la police. Pris au piège d’un système judiciaire verrouillé par les rapports de force, il n’a bientôt plus qu’une option : accepter l’aide de Jittri, une avocate brillante et controversée, connue pour retourner les procès à son avantage en exploitant les failles du droit.

Jittri accepte de le défendre, mais pose une condition : Mek devra travailler pour elle. À ses côtés, le jeune avocat découvre l’envers du décor, fait de compromis, de stratégies troubles, de vérités arrangées et de dossiers qui dépassent largement son propre cas.
Qui joue dans la série ?
Rhatha Phongam incarne Jittri, l’avocate sulfureuse. L’actrice est notamment connue à l’international pour Only God Forgives, de Nicolas Winding Refn. Face à elle, Nat Kitcharit joue Mek, jeune juriste accusé à tort, déjà vu dans Delete et Fast & Feel Love. Atchareeya Potipipittanakorn interprète Ang, avocate spécialisée dans les droits humains et jeune figure politique.
Autour de ce trio, Songsit Roongnophakunsri joue Anan, le chef de police dont le fils est assassiné, Phollawat Manuprasert incarne Rit, le père de Mek et haut magistrat, tandis que Paopetch Charoensook prête ses traits à Techin. La série est réalisée par Nottapon Boonprakob, déjà derrière Mad Unicorn, autre production thaïlandaise de Netflix.
Que vaut la série ?
The Guardian décrit une série « captivante et pleine de rebondissements », capable de poser « des questions pertinentes sur le pouvoir, la corruption et l’injustice systémique ». Le média britannique nuance toutefois son enthousiasme, pointant une œuvre « inégale et parfois légèrement absurde », dont « la bande originale est l’un des principaux points faibles » et où « le sous-texte est parfois d’une lourdeur insupportable ».

But Why Tho ? salue également une série « captivante » et une intrigue « suffisamment fascinante pour tenir les spectateurs en haleine ». Le média estime que The Evil Lawyer tire sa force de son regard sur un univers où « l’innocence est éphémère » et où « seuls ceux qui savent manipuler le système ont une chance de s’en sortir ». Martin Cid Magazine insiste, lui, sur la portée politique du récit : « Le vrai sujet, c’est la salle d’audience elle-même », dans une série où la corruption apparaît moins comme une anomalie que comme « la logique de fonctionnement de l’institution ».