Apple refond de fond en comble sa tablette la plus compacte avec un écran OLED, une puce A20 Pro, la certification IP67 et des haut-parleurs logés sous la dalle. Suffisant pour justifier un prix qui n’a rien de mini lui ? Découvrons cela ensemble.
En résumé
Ne tournons pas autour du pot, cet iPad mini est sans conteste la plus aboutie des petites tablettes d’Apple. L’OLED aux noirs parfaits, la certification IP67, le châssis allégé de 38 g et l’A20 Pro, qui le place au niveau de l’iPhone 18 Pro dans les benchmarks, en font un vrai saut générationnel. Quelques compromis demeurent toutefois, comme l’écran limité à 60 Hz ou les 128 Go de stockage pour le modèle de base malgré la hausse tarifaire. Néanmoins, si vous êtes à la recherche d’une tablette compacte pour lire, regarder des vidéos ou jouer, on ne fait tout simplement pas mieux que cet iPad mini.
- La dalle OLED aux noirs parfaits et au HDR stable dans le temps
- La certification IP67, une première sur un iPad
- Le poids de 255 g et l'épaisseur de 5,4 mm
- La puissance de l'A20 Pro, qui fait tourner les jeux les plus lourds
- La fréquence d'affichage bloquée à 60 Hz
- On n'aurait pas été contre une reconnaissance FaceID
- Le stockage de base à 128 Go, qui s'entend moins à ce tarif
Introduction
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Il aura fallu attendre la fin de l’année 2026 pour voir Apple enfin passer la plus petite de ses tablettes à l’OLED. La nouvelle génération d’iPad mini dont il est ici question succède au modèle avec puce A17 Pro de 2024. Mais est est loin de se limiter à un simple changement de dalle. En effet, son châssis s’affine, l’étanchéité fait son apparition, ses grilles de haut-parleurs disparaissent et sa puce change de catégorie.
La fiche technique évolue sur presque tous les points. L’écran LCD de 21,1 cm laisse donc place à une dalle OLED de 21,6 cm, avec une définition inchangée. L’A20 Pro gravée en 2 nm, la même puce que celle de l’iPhone 18 Pro, remplace l’A17 Pro. La batterie de 18,9 Wh accepte désormais la charge rapide, la connectivité repose sur les puces maison N1 et C2, et le stockage se décline en 128, 256 ou 512 Go.

Plus fin, plus léger et étanche pour la première fois
L’épaisseur passe de 6,3 à 5,4 mm. La tablette mesure désormais 195,3 x 132,6 mm, contre 195,4 x 134,8 mm pour le modèle 2024. La hauteur ne change presque pas et la largeur perd un peu plus de 2 mm, alors que la diagonale de l’écran gagne un demi-centimètre grâce à des bordures plus fines. Le poids baisse aussi, avec 255 g en Wi-Fi et 263 g en cellulaire. C’est 38 g de moins que les 293 g de l’ancienne version Wi-Fi, la déclinaison cellulaire pesant alors 297 g. Apple précise que l’aluminium de la coque est recyclé.

L’iPad mini devient le premier iPad certifié IP67. Apple garantit qu’il résiste à une immersion de 30 minutes sous un mètre d’eau. Notez cependant que la garantie ne couvre pas les dégâts causés par les liquides. Cette certification protège donc la tablette en cas d’accident, mais ne vous couvre pas en cas de panne. Cette étanchéité tient sans doute en grande partie à la disparition des ouvertures pour les haut-parleurs, nous y reviendrons.

Le choix de couleurs se réduit à deux teintes, minuit et lumière stellaire. Le bleu, le mauve et le gris sidéral de la génération précédente disparaissent. Pour le déverrouillage, il faudra se contenter de Touch ID, intégré au bouton supérieur, ou d’un code. Face ID reste réservé aux grands modèles. Côté accessoires, la tablette accepte l’Apple Pencil Pro et l’Apple Pencil USB-C, et l’aimant qui retient le stylet est plus solide qu’auparavant. Il n’existe toujours pas de Magic Keyboard pour l’iPad mini. Dommage.

Les noirs de l’OLED, mais pas de 120 Hz
La dalle Super Retina XDR affiche 2 316 x 1 512 pixels, soit 326 pixels par pouce, comme avant. Les autres valeurs annoncées progressent nettement. Apple revendique 600 nits en SDR contre 500 auparavant, 1 200 nits en pointe HDR, un contraste de 2 000 000 pour 1 et une luminosité minimale de 1 nit. Contrairement à l’iPad Pro M5, cette dalle n’utilise pas la technologie OLED tandem.

À l’usage, les noirs sont parfaits et aucun halo ne vient entourer les éléments clairs sur fond sombre. La couverture des couleurs est très large et le rendu reste globalement juste, même si le blanc tire légèrement vers le bleu. En HDR, la dalle tient bien sa luminosité sur la durée, ce qui ne semble pas être tout à fait le cas en SDR. Ce qui n’empêche pas le résultat de flatter la rétine. Apple a mis du temps à doter sa petite tablette d’une dalle OLED, mais l’attente en valait globalement la peine.

Le seul véritable défaut de cet écran tient à sa fréquence de rafraîchissement, limitée à 60 Hz. Il n’a pas de ProMotion, alors que l’iPad Pro et même l’iPhone 17 de base (l’iPhone 18 n’étant pas encore sorti à l’heure où nous publions ce test) affichent jusqu’à 120 Hz. À l’usage, ce manquement gènera surtout pour certains types de jeux qui exploitent la possibilité d’afficher jusqu’à une telle fréquence. C’est d’autant plus dommage que pour ces jeux généralement gourmands, c’est habituellement les performances graphiques qui posent problème. Ce qui n’est pas le cas ici, comme nous le verrons plus bas.

Les versions 256 et 512 Go peuvent recevoir en option un verre nano-texturé. Il réduit très efficacement les reflets, y compris en plein soleil. En contrepartie, il assombrit un peu l’écran et atténue légèrement le contraste et les couleurs de l’OLED.
Le son passe sous l’écran
Petit fait étonnant : les haut-parleurs ne sont plus visibles. Avec son système Acoustic Display, Apple place les tweeters et les woofers directement sous la dalle. C’est ce choix qui a certainement rendu possible la certification IP67, puisque la coque n’a plus d’ouvertures à protéger.

Le résultat est honorable pour un appareil de cette taille. Le son est plein, les basses un peu plus présentes, et le son est mieux dirigé vers vous qu’auparavant. Sur les contenus chargés en basses, l’écran vibre légèrement et on le sent dans les mains. Cette sensation surprend au début, puis on s’y habitue vite. Il ne faut pas pour autant attendre un bond spectaculaire par rapport à la génération précédente.
La très puissante puce A20 Pro des iPhone 18 Pro
Le changement de puce est important. L’A17 Pro, gravée en 3 nm, laisse place à l’A20 Pro en 2 nm. Le processeur graphique passe de 5 à 7 cœurs et gère le ray tracing matériel. Tous les modèles n’ont pas exactement la même puce. Les versions 128 et 256 Go ont un processeur à 5 cœurs, un GPU à 7 cœurs et un Neural Engine à 16 cœurs. La version 512 Go dispose d’un processeur à 6 cœurs et de deux Neural Engine de 16 cœurs. Apple annonce un gain pouvant atteindre 60 % en multicœur, mais ce chiffre concerne une puce à 6 cœurs. Il ne vaut donc que pour le modèle 512 Go.

Sous Geekbench 7, l’iPad mini obtient près de 4 000 points en monocœur, 10 672 en multicœur et un poil plus de 60 000 en GPU. AnTuTu 11 lui donne environ 3 500 000 points. Dans 3DMark Wild Life Extreme, il atteint près de 9 000 points, soit 54 images par seconde.

En jeu, Naruto Ultimate Ninja Storm, Resident Evil 2 et Resident Evil 4 ou Assassin’s Creed Mirage tournent sans l’ombre d’un accroc. La limite vient surtout de l’écran à 60 Hz, qui empêche de profiter d’une fréquence d’images plus élevée. La tablette n’a pas de ventilateur. Lors de longues sessions de jeu, elle chauffe de manière sensible mais supportable, car la chaleur se répartit sur toute la coque en aluminium.
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Une autonomie classique, une charge enfin rapide
La batterie perd un peu de capacité, à 18,9 Wh contre 19,3 Wh. Apple annonce jusqu’à 10 heures de navigation web ou de lecture vidéo en Wi-Fi et 9 heures en cellulaire. En pratique, l’autonomie reste proche de celle de l’ancien modèle. Elle baisse nettement en jeu, se rapproche des 10 heures annoncées en usage léger et permet de tenir une journée complète en usage mixte sans aucun problème.

La recharge progresse davantage. L’iPad mini devient le deuxième iPad à accepter la charge rapide, après l’iPad Pro. Apple annonce environ 50 % en 30 minutes avec un chargeur d’au moins 35 W, comme son adaptateur de 40 W, vendu séparément. Ce chiffre est bien atteint, et la puissance de charge reste stable pendant toute l’opération. Dommage que le chargeur ne soit pas fourni.
Connectique, photo et logiciel
La puce N1 apporte le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et Thread. La version cellulaire utilise le modem Apple C2 compatible 5G et ne fonctionne qu’avec une eSIM. Le port USB-C est limité à l’USB 3, soit 10 Gbit/s, sans Thunderbolt. Pour transférer de gros fichiers vidéo, il faudra donc être patient.

La caméra avant de 12 Mpx avec Center Stage est désormais placée sur le grand côté de la tablette. En visioconférence avec la tablette à l’horizontale, le cadrage est réussi. À la verticale, le visage apparaît en revanche décentré. À l’arrière, on trouve un capteur de 12 Mpx accompagné d’un flash True Tone. Inutile de vous dire qu’il n’est là que pour dépanner et n’a pas de grandes velléités en matière de photographie.

Côté logiciel, Apple Intelligence est disponible en France, ce qui n’est malheureusement pas le cas de Siri AI. Apple indique toujours que la fonction n’est pas disponible pour l’instant dans l’Union européenne sur iPadOS et dit chercher une solution avec Bruxelles.
Sans surprise au regard de l’espace disponible sur un tel gabarit, le format a aussi ses limites pour l’interface. Il n’est possible d’afficher que deux fenêtres côte à côte, et certaines applications comme Instagram sont encore mal adaptées à cet écran.

Il n’en reste pas moins qu’en plus des très bonnes capacités multimédias du produit, il est parfaitement envisageable de travailler dessus sur de longues sessions. Il faut juste bien garder en tête que ce n’est pas un grand iPad Pro et qu’il vaut mieux s’en tenir à une seule tâche à la fois, même s’il est tout à fait possible de caler par exemple une vidéo sur la partie haute de l’écran et de travailler sur la basse.

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Conclusion
Ne tournons pas autour du pot, cet iPad mini est sans conteste la plus aboutie des petites tablettes d’Apple. L’OLED aux noirs parfaits, la certification IP67, le châssis allégé de 38 g et l’A20 Pro, qui le place au niveau de l’iPhone 18 Pro dans les benchmarks, en font un vrai saut générationnel. Quelques compromis demeurent toutefois, comme l’écran limité à 60 Hz ou les 128 Go de stockage pour le modèle de base malgré la hausse tarifaire. Néanmoins, si vous êtes à la recherche d’une tablette compacte pour lire, regarder des vidéos ou jouer, on ne fait tout simplement pas mieux que cet iPad mini.