Le tout-en-un de 24 pouces d’Apple prend un raccourci et passe de la puce M4 à la M6, sans s’arrêter à la case M5 donc. Une annonce faite sans keynote, par simple communiqué, au milieu d’une salve de nouveautés.
Introduction
En marge des nouveaux MacBook Pro M6 et iPad mini OLED, Apple a aussi pris le temps de lever le voile sur un iMac remis au goût du jour. Pour son annonce, la firme de Cupertino s’est contentée d’un communiqué de presse. Pas de grand-messe donc, celle-ci étant prévue pour demain pour un produit-mystère (sans doute un MacBook Pro tactile et OLED). Rappelons que la puce M6, dévoilée fin août, avait d’abord fait ses armes dans le Mac mini. Le tout-en-un, lui, n’aura jamais connu la génération M5. Il saute directement de la M4 à la M6, un bond de deux générations qui explique en partie les gains annoncés.

Une puce gravée en 2 nm, des promesses de performances musclées
Au cœur de la machine, la M6 est gravée en 2 nm et aligne, dans sa version complète, 12 cœurs CPU répartis entre 2 super cœurs, 4 cœurs de performance et 6 cœurs d’efficacité énergétique. L’iMac se décline en deux configurations, l’une avec 10 cœurs CPU et 10 cœurs GPU, l’autre avec 12 cœurs de chaque côté. La bande passante mémoire grimpe à 170 Go/s, là où la M5 plafonnait à 120 Go/s. Notez toutefois que la mémoire unifiée ne dépasse pas 32 Go, avec 16 Go et 256 Go de stockage sur la configuration de série.
Côté chiffres, Apple annonce des performances graphiques jusqu’à deux fois supérieures à celles de l’iMac M4, et jusqu’à 30 % de mieux que la M5. Le constructeur met surtout l’accent sur l’intelligence artificielle, avec deux Neural Engine de 16 cœurs présentés comme 1,9 fois plus rapides que ceux de la M5, pour un gain global revendiqué de cinq fois en IA face à l’iMac M4. Des valeurs à prendre avec la prudence d’usage, Apple n’en détaillant pas la méthodologie. La machine se prête en tout cas à l’IA en local, avec la prise en charge d’applications tierces comme LM Studio. Le SSD progresse lui aussi, avec des vitesses de lecture et d’écriture annoncées jusqu’à deux fois supérieures à la génération précédente.

Un design figé, une connectique qui avance
Sans surprise, le châssis ne bouge pas d’un millimètre. L’iMac conserve son écran Retina 4,5K de 24 pouces (environ 61 cm), ses 500 nits de luminosité et sa couverture de la gamme P3. Toujours pas d’OLED au programme, dommage pour ceux qui l’attendaient. L’option verre nano-texturé, elle, reste réservée à la configuration 12 cœurs. Les sept coloris habituels, à savoir bleu, vert, rose, jaune, violet, orange et argent, sont reconduits, tout comme les accessoires Magic Keyboard, Magic Mouse et Magic Trackpad, rechargeables en USB-C.
La connectique, en revanche, fait un vrai pas en avant. Le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6 sont de la partie, et la configuration supérieure gagne un port Ethernet à 2,5 Gbit/s, contre 1 Gbit/s auparavant. Cette même version embarque quatre ports Thunderbolt 4 capables de piloter deux moniteurs externes jusqu’en 6K, quand le modèle de base se contente de deux ports. La caméra passe à 12 mégapixels avec Center Stage et Vue du bureau, épaulée par un système audio à six haut-parleurs compatible Dolby Atmos et trois microphones.

Une addition qui a déjà grimpé
Reste la question du tarif, et elle mérite un détour. L’iMac M4 avait été lancé en 2024 à 1 499 euros, avant de voir son prix relevé à 1 799 euros quelques mois avant l’arrivée de son successeur. De fait, le nouveau venu reprend ce tarif rehaussé comme point de départ. L’iMac M6 est ainsi proposé à partir de 1 799 euros en configuration 10 cœurs, et à 1 999 euros pour la version 12 cœurs. Les précommandes ouvrent le 28 octobre, pour une commercialisation fixée au 6 novembre 2026.