Apple a officialisé par simple communiqué, deux jours avant son prochain événement de Los Angeles, un iPad mini profondément remanié. Au menu, écran OLED, puce A20 Pro et une première étanchéité pour la gamme.
Introduction
C’est par un simple communiqué de presse qu’Apple a levé le voile sur son nouvel iPad mini, à deux jours seulement de sa conférence du 28 octobre à Los Angeles. Un choix de calendrier qui laisse évidemment deviner un événement chargé, mais qui ne doit pas éclipser l’ampleur de la mise à jour de du petit iPad. Car cette génération ne se contente pas d’un changement de puce, elle revoit l’écran, le châssis, l’audio et même la résistance à l’eau de la plus compacte des tablettes de la marque.

Un écran OLED de 8,5 pouces dans un châssis allégé
La dalle LCD de 8,3 pouces cède ainsi sa place à un écran OLED de 8,5 pouces, rendu possible par des bordures affinées de 24 %. La définition grimpe à 2 316 x 1 512 pixels, soit 326 ppp, et Apple annonce 600 cd/m² en plein écran, 1 200 cd/m² en pic HDR et un minimum de 1 cd/m² pour la lecture nocturne. Dommage que le rafraîchissement reste bloqué à 60 Hz, sans ProMotion, un choix qui commence à dater sur une tablette, surtout à ce prix. Notez qu’un verre nano-texturé antireflets est proposé en option, mais uniquement sur les versions 256 et 512 Go.
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Le châssis profite lui aussi du même régime minceur que les bordures. La tablette descend en effet à 5,4 mm d’épaisseur contre 6,3 mm auparavant, et le modèle Wi-Fi pèse 255 g, soit 38 g de moins que son prédécesseur (263 g pour la version cellulaire). En revanche, deux coloris seulement sont au programme, à savoir Minuit et Lumière stellaire, là où l’ancien modèle en proposait quatre.
Pour le reste, deux nouveautés sortent également du lot. D’abord la certification IP67, une première pour un iPad, qui autorise une immersion à 1 m pendant 30 minutes quand l’ancien modèle se contentait d’un très modeste IP42.

Ensuite la technologie Acoustic Display, qui fait vibrer l’écran pour produire les basses tandis que les aigus sortent de haut-parleurs logés entre le verre et le châssis. Reste bien sûr à entendre ce que cela donne à l’usage.
Côté photo, la caméra frontale de 12 Mpx migre sur le bord paysage avec Center Stage et gagne en luminosité (f/2,0 contre f/2,4), tandis que le capteur arrière de 12 Mpx f/1,8 filme en 4K à 60 i/s, épaulé par un flash True Tone adaptatif.
Une A20 Pro à deux vitesses
Sous le capot, la puce A20 Pro gravée en 2 nm promet, selon Apple, jusqu’à 60 % de vitesse CPU en plus, des performances graphiques multipliées par 2,7 et une IA jusqu’à 4,5 fois plus rapide, ce dernier chiffre mesurant le délai avant le premier jeton sur un modèle de 4 milliards de paramètres.
Toutes les configurations ne logent toutefois pas à la même enseigne. Ainsi, les versions 128 et 256 Go embarquent un CPU à 5 cœurs, un GPU 7 cœurs avec ray tracing matériel et un Neural Engine 16 cœurs.
Seul le modèle 512 Go profite de la puce complète, avec 6 cœurs CPU et deux Neural Engine. Le gain de 60 % annoncé par Apple a d’ailleurs été mesuré sur cette configuration haut de gamme, via le banc d’essai d’Affinity Photo. Les acheteurs des versions les plus abordables n’auront donc pas tout à fait la fiche technique mise en avant. En théorie en tout cas, car en pratique, les usages poussant même la version de base de la puce devraient être très rares.
La connectivité fait de son côté un véritable bond avec la puce N1 (Wi-Fi 7, Bluetooth 6, Thread) et, sur les versions 5G à eSIM, le modem maison C2, crédité par Apple de débits jusqu’à 50 % supérieurs.

Le port USB-C reste en USB 3 à 10 Gbit/s. L’autonomie annoncée plafonne elle toujours à 10 heures, pour une charge à 50 % en 30 minutes, à condition d’acheter séparément un adaptateur de 35 W minimum.
La tablette tourne sous iPadOS 27, qui enrichit Apple Intelligence pour les photos et le Web, mais rappelons que Siri AI reste aux abonnés absents dans l’Union européenne.
Une addition nettement plus salée
Comme les caractéristiques, le ticket d’entrée progresse, et pas qu’un peu. Il faut en effet débourser « à partir de 759 € », soit 150 € de plus par rapport au lancement du modèle A17 Pro en 2024. La crise de la RAM actuelle n’aide clairement pas.
Les précommandes ouvrent dès ce mercredi 28 octobre, pour une commercialisation le 6 novembre 2026.
Enfin, côté prix public conseillé, comptez 759 € en Wi-Fi avec 128 Go, 889 € en 256 Go et 1 139 € en 512 Go, avec un supplément de 170 € pour la 5G et de 130 € pour le verre nano-texturé. La configuration maximale atteint ainsi 1 439 €, sans compter l’Apple Pencil USB-C à 89 € ou l’Apple Pencil Pro à 149 €. La plus petite des tablettes du fabricant a désormais tout d’une grande, tant sur le plan technique que tarifaire.