Deux ans après son dernier événement en direct, Microsoft est remonté sur scène à San Francisco pour avancer ses pions sur le terrain de l’intelligence artificielle locale avec un premier PC embarquant la nouvelle puce RTX Spark de Nvidia.
Introduction
Hier, nous vous rapportions que les précommandes étaient ouvertes pour les nouveaux PC sous RTX Spark, la nouvelle plateforme de Nvidia. Si tous les grands noms du secteur ont répondu présent (sauf Apple, évidemment), il en manquait encore tout de même un. Il s’agit bien sûr de Microsoft. Toutefois, le père de Windows ne faisait que reculer pour mieux sauter. En effet, loin de se contenter d’un communiqué de presse, la marque est montée dans le train RTX Spark avec la manière, en pleine Tech Week de San Francisco. Avec un casting soigné à la clé, puisqu’on trouvait sur scène Satya Nadella et Jensen Huang, soit respectivement les patrons de Microsoft et de Nvidia. Mais la véritable vedette de la soirée, c’était la Surface RTX Spark Dev Box.
Un pétaflop sous le capot
Sous le châssis en aluminium anodisé imprimé en 3D du petit boîtier aperçu une première fois à la conférence Build en juin 2026, la Dev Box embarque donc la puce Nvidia RTX Spark. Rappelons qu’il est question d’un processeur ARM à 20 cœurs accolé à un GPU de génération Blackwell, le tout adossé à 128 Go de mémoire unifiée. Microsoft revendique ici un pétaflop de performance en calcul IA, soit 1 000 téraflops. Oui, c’est beaucoup sur le papier.
Là où la machine se distingue des PC portables équipés de la même puce, c’est sur la promesse thermique. La Dev Box encaisse 100 W en continu, quand les laptops RTX Spark doivent se contenter de 45 à 80 W. De fait, le petit boîtier devrait tenir la cadence plus longtemps sous forte charge. Côté connectique, on reste dans le classique, avec deux ports USB-C, un USB-A, une sortie HDMI, un port Ethernet et une prise casque.

Project Zenith, un Windows 11 pour les développeurs
La partie logicielle mérite autant d’attention que le matériel. La Dev Box est livrée avec une image système baptisée Project Zenith, construite sur Windows 11 Pro et préconfigurée pour le développement et l’IA en local. On y trouve d’emblée VS Code, GitHub Copilot dans le terminal, le sous-système Linux et PowerShell 7. Vous aurez compris que la machine vise un public précis, celui des développeurs qui veulent faire tourner et orchestrer des modèles sans passer par le cloud.
Satya Nadella a précisé sur scène : « L’une des choses que nous avons comprises ces trois ou quatre dernières années, c’est qu’avoir un modèle, en soi, ne sert pas à grand-chose. Il faut vraiment orchestrer, et disposer d’une mémoire en dehors du modèle. Il faut cette couche capable d’assembler plusieurs modèles, plus le contexte, plus la mémoire, plus l’espace d’action. » Windows s’enrichit également d’une fonctionnalité nommée Execution Containers, qui isole les agents IA dans des bacs à sable. Cette nouvelle fonction ne sera pas réservée à la Dev Box, mais déployée auprès de tous les utilisateurs de Windows 11.
Une facture salée
Si vous vous intéressez un peu au sujet, vous savez déjà que Nvidia commercialise déjà sa propre DGX Spark sous Linux, lancée il y a quelques mois à 3 999 dollars, mais difficile à trouver à moins de 6 000 € de nos jours, en Europe en tout cas. Microsoft facture donc 2 000 dollars de plus l’habillage Windows, le châssis travaillé et l’environnement préconfiguré. Chacun jugera si l’écart se justifie, mais la cible revendiquée, celle des développeurs de pointe, n’est pas réputée regarder à la dépense si le produit en vaut la peine.
Les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes, mais uniquement aux États-Unis pour le moment. Heureusement, il n’y aura pas besoin d’attendre plus longtemps que le 16 octobre prochain pour profiter de la plateforme RTX Spark, les premiers PC étant d’ores et déjà disponibles en précommandes, pour une disponibilité dès le 16 octobre prochain.