Pour les vingt ans de ROG, Asus dote (enfin !) sa Xbox Ally X d’un écran non seulement OLED, mais aussi un peu plus grand, ainsi que de commandes retouchées et d’une coque translucide. Sous le capot, l’électronique, elle, reste la même. Voyons ensemble si cette version anniversaire est à la hauteur de l’événement.
En résumé
La X20 progresse surtout sur ce que l’on voit et ce que l’on touche. L’écran OLED change pour le meilleur l’expérience, tout comme les joysticks TMR et les poignées caoutchoutées. En revanche, les performances ne bougent pas. Les consoles à puce Intel Arc G3 Extreme, comme la MSI Claw 8 EX AI+, sont plus puissantes et plus endurantes, mais elles sont aussi plus chères et ne bénéficient pas d’afficheur OLED. À l’heure du choix, tout dépend de vos priorités. Si l’écran OLED et le confort comptent le plus pour vous, la X20 offre une excellente expérience de jeu. Si vous avez déjà une Xbox Ally X, l’achat ne se justifie pas, car les nouveautés se limitent à l’écran et aux commandes. Dans tous les cas, même avec son tarif élevé à sa sortie, la X20 reste l’un des meilleurs rapports performances/prix pour une console-PC.
- L'écran OLED lumineux et contrasté, avec un VRR de 30 à 120 Hz
- Les joysticks TMR et les poignées caoutchoutées
- Le refroidissement silencieux et efficace
- Les performances qui restent très correctes
- Le port USB4 compatible Thunderbolt 4 et le SSD M.2 remplaçable
- L'autonomie correcte, mais qui stagne
- Les reflets en plein soleil malgré le traitement antireflet
Introduction
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La Xbox Ally X est sortie en 2025 et Asus lui offre déjà une déclinaison haut de gamme avec cette nouvelle console-PC X20. Cette dernière fait partie de la gamme qui célèbre les vingt ans de la marque ROG en 2026. Le contexte de sa sortie est assez particulier puisqu’il intervient en pleine crise de la RAM, avec des prix qui flambent pour toutes les catégories de produits électroniques. Ce qui n’empêche pas la concurrence d’être féroce sur le segment des consoles-PC, avec notamment le réveil d’Intel qui a casé ses excellentes puces G3/Extreme G3 dans la MSI Claw 8 EX AI+ et l’Acer Predator Atlas 8.
Sur le papier, la X20 n’a cependant pas à rougir de sa fiche technique. Elle remplace la dalle LCD de 17,8 cm (7 pouces) de la Xbox Ally X par un OLED de 18,8 cm (7,4 pouces), toujours en 1920×1080 pixels et à 120 Hz. Le reste de la fiche technique est identique à celui du modèle de 2025, avec un AMD Ryzen AI Z2 Extreme, 24 Go de LPDDR5X, un SSD de 1 To et une batterie de 80 Wh. Les joysticks adoptent la technologie TMR, et la croix directionnelle devient rotative. Enfin, la console pèse 756 g.

Le design et l’ergonomie : en tenue de gala
Impossible de confondre la X20 avec sa jeune devancière. La coque de la nouvelle venue se pare en effet d’un plastique noir translucide, ses boutons de raccourci sont dorés et le bouton Xbox rétroéclairé en vert. Des LED jaunes entourent les joysticks, avec quatre niveaux de luminosité. Au dos, un autocollant « 20th Anniversary » rappelle l’occasion. Le look global est un peu plus racé qu’auparavant, ce qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais Asus va au bout de son idée et nous avons trouvé pour notre part l’ensemble particulièrement réussi.
La X20 mesure 300x121x27,5 mm et pèse 756 g, soit une quarantaine de grammes de plus que l’Ally X (environ 717 g). Ce poids supplémentaire vient du système de refroidissement, repensé pour évacuer la chaleur du nouvel écran. Notez que la X20 reste un peu plus légère que la MSI Claw 8 EX AI+, ce qui permet de relativiser. Nous aurions tout de même aimé qu’Asus profite de cette nouvelle console pour raboter davantage encore les bordures d’écran. Elles sont certes plus fines que par le passé, mais elles restent tout de même importantes.

Les poignées sont recouvertes d’un revêtement caoutchouté, avec de petites lettres ROG en relief. La console tient beaucoup mieux en main, même si la fatigue des bras est inévitable lors de longues sessions. Ce n’est toutefois pas une fatalité et nous avons pu jouer de longues heures, simplement en faisant régulièrement reposer nos avant-bras sur nos cuisses.

L’un des changements les plus importants concerne les joysticks, qui utilisent désormais la technologie TMR (magnétorésistance à effet tunnel). Ces capteurs résistent mieux au drift que les modèles classiques, ce qui est une excellente nouvelle sur une console vendue à ce prix. La croix directionnelle, elle, se soulève puis pivote pour passer de quatre à huit directions.

Asus a aussi soigné les détails. Le bouton B dépasse moins de la coque, les boutons de façade sont plus arrondis et les bumpers, légèrement redessinés pour mieux s’adapter aux doigts. Ils offrent un clic mieux marqué.

Enfin, pour le son, la X20 dispose de deux haut-parleurs en façade, compatibles Dolby Atmos. Elle conserve également une prise casque pour jouer sans déranger votre entourage. Le rendu sonore de l’appareil est plus que décent.
L’écran : l’OLED à la fête
La principale nouveauté de la X20 est toutefois à aller chercher du côté de son écran. Nous écrivions dès le test de la toute première ROG Ally que l’écran OLED manquait à l’appel. Il aura fallu attendre la quatrième génération de cette console-PC pour que la marque se décide enfin à entendre ce que réclame le public depuis le début. Asus a donc pris son temps, mais le résultat est à la hauteur de l’attente.

Le rendu de cette dalle est tout simplement excellent. Les noirs sont profonds, le contraste est marqué, les angles de vision sont larges et les couleurs bien vives. Le tout est lumineux à souhait et on n’observe aucun effet de fantôme. Asus annonce 600 nits en SDR, soit 100 de plus que la Xbox Ally X et que la MSI Claw 8 EX AI+, ainsi qu’un pic de 1 400 nits en HDR. Ce ne sont que des valeurs du constructeur. À l’œil, on voit bien en tout cas que la X20 dépasse nettement le Steam Deck OLED et la Lenovo Legion Go 2, tous deux limités à 1 000 nits.
Le seul petit bémol de cet afficheur tient au traitement antireflet qui montre ses limites en extérieur par temps ensoleillé, avec des reflets un peu trop présents.
En plus d’être bien plus beau, l’écran fait également une petite poussée de croissance. En réduisant les bordures en haut et sur les côtés, Asus fait passer la diagonale de 7 à 7,4 pouces, soit de 17,8 à 18,8 cm. L’agrandissement reste néanmoins léger sur le papier. Toutefois, nous jouons nous-mêmes quotidiennement sur la ROG Xbox Ally X et nous avons été très surpris de constater que l’augmentation de la taille de l’afficheur de la nouvelle venue était vraiment perceptible à l’usage.

Pour le reste, la définition reste en 1920×1080 pixels au format 16:9 et la fréquence de rafraîchissement monte toujours à 120 Hz. Le changement le plus utile concerne le taux de rafraîchissement variable. La plage VRR va maintenant de 30 à 120 Hz, alors que la Xbox Ally X s’arrêtait à 48 Hz. Concrètement, un jeu limité à 30 images par seconde reste synchronisé avec l’écran. La technologie AMD FreeSync Pro est également prise en charge, tout comme le Dolby Vision HDR.
Les performances : une configuration inchangée
Le nouvel écran ne s’accompagne d’aucune évolution technique. La X20 reprend la configuration de la Xbox Ally X sans la moindre modification. On y retrouve donc une puce AMD Ryzen AI Z2 Extreme à huit cœurs et 16 threads, avec une partie graphique Radeon intégrée qui partage les 24 Go de LPDDR5X cadencée à 8 000 MHz. La puce peut atteindre 35 W de puissance soutenue, mais seulement sur secteur.

Nous n’allons pas nous étendre ici sur les scores de benchmarks, qui demeurent identiques à ceux du modèle de 2025, et ce, malgré le nouveau système de refroidissement. Ce qui n’a rien de honteux dans l’absolu tant la puce est encore pertinente aujourd’hui pour jouer à des jeux exigeants en situation de mobilité. Ce système de refroidissement, revu avec une aération supplémentaire, se montre toutefois efficace pour maintenir la coque à une température toujours agréable, aucune partie ne devenant brûlante au toucher. Autre point appréciable, la console ne se met jamais à souffler comme un avion au décollage, même dans le profil de performance le plus élevé.
Toutefois, face aux consoles équipées de l’Intel Arc G3 Extreme, la X20 se trouve tout de même un peu distancée en matière de performances et de gestion énergétique, surtout pour les jeux gourmands. La MSI Claw 8 EX AI+ fait mieux dans les titres les plus exigeants, mais sans écran OLED, et pour plus cher.
L’autonomie : copier/coller
La batterie de 80 Wh est exactement la même que celle de la Xbox Ally X. Sur batterie, quatre profils de puissance sont disponibles, à 7, 13, 17 et 25 W. Le mode 35 W est réservé à l’utilisation sur secteur. On apprécie le chargeur de 65 W, au format compact.
Le passage à l’OLED change peu de choses à l’endurance. Dans un jeu exigeant, la batterie se vide toujours en moins de deux heures et l’autonomie évolue très peu par rapport à la Xbox Ally X.
La connectique et l’évolutivité
Deux ports USB-C sont placés sur la tranche supérieure, l’un en USB4 et l’autre en USB 3.2. Les deux prennent en charge le Power Delivery, mais seul le port USB4 est compatible Thunderbolt 4.

C’est donc lui qu’il faudra utiliser pour brancher un boîtier graphique externe (eGPU) si vous avez ce genre de vices. On trouve aussi un lecteur microSD Express, une prise jack 3,5 mm et un lecteur d’empreintes intégré au bouton d’alimentation.

Si vous manquez de place, le SSD M.2 de 1 To a le bon goût d’être remplaçable. Il faut toutefois débrancher la batterie avant de le changer, mais il s’agit là d’une possibilité très appréciable.

L’interface logicielle : Windows
Sans surprise, c’est Windows 11 qui accueille l’utilisateur au démarrage de la X20. Heureusement, on retrouve ici la version de l’OS qui se lance avec l’interface Xbox plein écran. Le logiciel Armoury Crate SE est aussi de la partie, comme sur les autres Ally. Cette interface Xbox améliore incontestablement l’expérience globale sur une console-PC, même si des frictions demeurent. Certaines mises à jour imposent un redémarrage ou un retour sur le bureau classique, ce qui casse l’expérience console. En revanche, les jeux protégés par un système anticheat fonctionnent sans problème.

Tant que vous vous contentez de rester dans le cadre d’une expérience Xbox, l’ergonomie est globalement correcte, mais si vous souhaitez utiliser d’autres launchers pour lancer des jeux depuis Steam, Epic ou GOG par exemple, les choses se compliquent, avec des interfaces pas forcément adaptées. Cela implique alors une utilisation au doigt de Windows, qui n’est toujours pas conçu pour ça. SteamOS est évidemment beaucoup plus agréable et son fonctionnement parfait sur la précédente ROG Xbox Ally X laisse penser que son installation ne devrait pas poser de problème sur cette nouvelle X20 puisque le hardware sous le capot est identique. Il faudrait cependant alors faire une croix sur les jeux multijoueurs dont le système antitriche est incompatible avec le système d’exploitation de Valve.

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Conclusion
La X20 progresse surtout sur ce que l’on voit et ce que l’on touche. L’écran OLED change pour le meilleur l’expérience, tout comme les joysticks TMR et les poignées caoutchoutées. En revanche, les performances ne bougent pas. Les consoles à puce Intel Arc G3 Extreme, comme la MSI Claw 8 EX AI+, sont plus puissantes et plus endurantes, mais elles sont aussi plus chères et ne bénéficient pas d’afficheur OLED. À l’heure du choix, tout dépend de vos priorités. Si l’écran OLED et le confort comptent le plus pour vous, la X20 offre une excellente expérience de jeu. Si vous avez déjà une Xbox Ally X, l’achat ne se justifie pas, car les nouveautés se limitent à l’écran et aux commandes. Dans tous les cas, même avec son tarif élevé à sa sortie, la X20 reste l’un des meilleurs rapports performances/prix pour une console-PC.