Test

Test du LG UltraGear 27GX790B-B, que vaut ce moniteur aux caractéristiques hors-normes ?

11 octobre 2026

Par Sofian Nouira

Illustration
©LG

LG dégaine un moniteur 27 pouces QHD armé de sa dalle Tandem OLED de 4e génération et d’une fréquence native de 540 Hz. Nous l’avons passé sur notre banc de mesure pour voir ce que cache la fiche technique.

En résumé

Au final, le LG UltraGear 27GX790B-B a tout du moniteur e-sport ultime, notamment grâce à son affichage 1440p à 540 Hz et sa réactivité de premier ordre. Surtout, sa superbe dalle Tandem OLED pulvérise les précédentes générations en luminosité comme en couverture colorimétrique. C’est donc un écran redoutable, utilisable aussi bien en compétition qu’en solo, en multimédia ou même pour travailler un peu. Si vous jouez à Valorant, Counter-Strike ou Fortnite avec une configuration capable de suivre, difficile de trouver plus affûté aujourd’hui, d’autant que les joueurs compétitifs, qui se passent volontiers du VRR, esquiveront son principal défaut de scintillement. En revanche, si votre usage penche vers la console, le HDR cinéphile ou la bureautique intensive, la proposition se discute davantage. L’absence d’ALLM et la limite de 120 Hz sur PlayStation brident l’intérêt de la dalle, le mode HDR le plus lumineux prend des libertés avec le contenu d’origine, et le liseré sur le texte très contrasté rappelle que l’OLED n’est pas encore l’outil bureautique parfait. Quant au mode 720 Hz, considérez-le comme un bonus de salon plutôt que comme un argument d’achat.

Les plus et les moins
  • L'excellente réactivité
  • La luminosité en forte hausse
  • La couverture colorimétrique
  • La connectique complète, DisplayPort 2.1 et USB-C en tête
  • Le scintillement VRR lors des fortes variations de framerate
  • Le mode 720 Hz anecdotique sur une dalle de 27 pouces
  • La garantie de deux ans quand plusieurs concurrents passent à trois ans
  • Le calibrage d'usine, perfectible (sans être catastrophique)

Introduction

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Chez LG, la gamme UltraGear OLED avance à marche forcée. Après le 27GX790A-B, dont ce modèle prend directement la suite avec une fréquence native revue à la hausse, et le 27GX700A-B qui inaugurait déjà la dalle Tandem OLED RGB de la marque, voici donc le 27GX790B-B. Sous ce nom de code imprononçable se cache (toujours) un moniteur qui est destiné à séduire les joueurs compétitifs, sur un segment où l’ASUS ROG Swift OLED PG27AQWP-W, équipé d’une dalle aux caractéristiques similaires mais d’un revêtement brillant, joue des coudes avec lui.

Côté fiche technique, LG a sorti l’artillerie lourde, avec une dalle OLED de 27 pouces en définition QHD (2560×1440 pixels), un panneau Tandem OLED RGB de 4e génération à structure quatre couches, une fréquence de rafraîchissement native de 540 Hz, un mode alternatif à 720 Hz en 720p, un temps de réponse annoncé à 0,02 ms et un pic de luminosité promis jusqu’à 1 500 nits. Le tout épaulé par une connectique irréprochable, DisplayPort 2.1 en tête.

Le design et l’ergonomie

LG reste fidèle à sa recette UltraGear, avec un châssis en plastique rigide, des bordures très fines autour d’une dalle plate, et un pied en métal au format compact qui tient remarquablement bien le poids de l’ensemble. À l’arrière, le motif hexagonal cher à la marque s’accompagne cette fois d’un système Hexagon Lighting, un éclairage RGB intégré directement au moniteur là où le modèle précédent se contentait de bandes LED discrètes.

©L'Éclaireur Fnac

L’ergonomie ne souffre d’aucun reproche majeur. Le pied offre 13 cm de réglage en hauteur, une inclinaison de -5 à +21 degrés, un pivotement de 30 degrés et une rotation à 90 degrés pour le mode portrait, qui demande toutefois de forcer légèrement vers la gauche. Les amateurs de bras articulés pourront passer par la fixation VESA 100×100 mm. Dommage que LG n’ait pas prévu de passe-câbles intégré, un oubli étonnant à ce niveau de prix.

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Côté connectique, le constructeur monte clairement en gamme. On trouve un port DisplayPort 2.1 avec une bande passante de 80 Gbit/s, deux HDMI 2.1, un port USB-C avec DisplayPort Alt Mode qui permet de relier un PC portable avec un seul câble pour l’image et les données, et deux ports USB-A 3.0 bien pratiques pour brancher clavier ou souris directement sur l’écran. Les ports sont orientés vers l’arrière plutôt que vers le bas, ce qui facilite grandement les branchements. Une prise jack 3,5 mm à quatre pôles, compatible DTS Headphone:X pour un rendu surround virtuel, complète le tableau. Notez en revanche l’absence de KVM, alors que le hub USB s’y serait prêté.

©L'Éclaireur Fnac
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L’écran (dalle Tandem OLED)

LG étrenne ici sa dalle Tandem OLED RGB de 4e génération, une structure à quatre couches empilées que le constructeur présente comme le panneau OLED le plus lumineux qu’il ait jamais produit, avec un pic annoncé jusqu’à 1 500 nits. Une affirmation qui saute aux yeux lorsqu’on commence à utiliser le moniteur.

L’uniformité paraît par ailleurs également excellente, et les noirs, certifiés UL sous les 0,024 nits et flanqués d’une certification VESA DisplayHDR True Black 500, viennent appuyer un contraste dont l’OLED a le secret. La colorimétrie n’est pas en reste. LG certifie 99,5 % de couverture du DCI-P3 et le résultat apparaît parfait à l’œil nu, avec un bénéfice visible sur les verts, les cyans et les rouges très saturés en HDR. Tout n’est pas parfait pour autant. Le calibrage d’usine affiche un gamma qui éclaircit ombres et tons moyens, et le mode sRGB dédié n’est pas aussi bon sur le plan colorimétrique. En HDR, le mode haut fait l’inverse et sur-éclaire le contenu, quand le mode bas, plus fidèle à l’intention d’origine, se montre moins lumineux. Un passage par la calibration sera donc salutaire pour les puristes. Cependant, le commun des mortels se contentera très bien de ce qu’il voit.

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Un mot enfin sur le revêtement mat, baptisé Low Reflection. Il disperse efficacement les sources lumineuses directes et évite d’avoir à jouer dans le noir, au prix d’un léger grain sur les fonds clairs et de noirs qui se délavent sous un éclairage très puissant. Ceux qui ne jurent que par le rendu brillant regarderont du côté de la concurrence.

Passons maintenant à l’autre grand argument commercial de cet écran, à savoir son taux de rafraîchissement. Avec sa fréquence native de 540 Hz en 1440p, ce moniteur fait forte impression sur le papier. Son temps de réponse, annoncé à 0,02 ms, se traduit dans nos tests par des transitions quasi instantanées et des images d’une netteté irréprochable en mouvement, ce que vient d’ailleurs appuyer la certification ClearMR 21000.

Le Dual Mode, accessible grâce à un bouton dédié, l’OSD ou le logiciel maison, fait basculer l’écran en 720p (1280×720) à 720 Hz, la fréquence la plus élevée jamais proposée par LG. Soyons francs, ce mode tient davantage de la démonstration technique que de l’usage réel. Sur une diagonale de 27 pouces, la chute de définition rend l’image franchement floue, et rares sont les configurations capables de pousser plus de 700 images par seconde de manière stable. Le 540 Hz natif exige en effet déjà une machine musclée. Même avec une RTX 5080 associée à un Core i7-13700K, atteindre le plafond de rafraîchissement impose de sacrifier sévèrement les réglages graphiques. L’écran est par ailleurs compatible NVIDIA G-Sync, AMD FreeSync Premium Pro et certifié VESA AdaptiveSync.

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Du côté des sujets qui fâchent, nous avons constaté un scintillement VRR gênant lors des variations rapides de framerate, accompagné d’un décalage de couleur dans les transitions sombres, un artefact temporaire visible notamment dans les menus ou les scènes très sombres de FPS. Les joueurs compétitifs qui désactivent de toute façon la synchronisation adaptative n’y seront pas confrontés, les autres devront composer avec. Sur console, le constat est en demi-teinte. Le VRR fonctionne jusqu’à 480 Hz mais l’ALLM n’est pas pris en charge, et les jeux PlayStation restent de fait limités à 120 Hz, de quoi relativiser l’intérêt d’une telle dalle pour un usage console.

Signalons également que la lisibilité du texte progresse nettement par rapport aux générations OLED précédentes. Avec ses 109 PPI et sa structure de sous-pixels revue, la dalle affiche des lettres propres au quotidien, même si un léger liseré reste perceptible sur les combinaisons très contrastées, jaune sur noir ou blanc sur noir par exemple, et que le lissage de Windows n’y change rien.

Reste enfin la question qui fâche avec l’OLED, le marquage. Le moniteur intègre des fonctions de protection classiques, économiseur d’écran et nettoyage de dalle, et LG couvre l’ensemble de sa gamme UltraGear OLED avec une garantie de deux ans incluant la dalle et une couverture spécifique contre le burn-in. C’est certes rassurant, mais cela reste aussi le minimum syndical en France et plusieurs concurrents sont passés à trois ans sur ce point précis.

Le logiciel (OSD)

LG soigne aussi l’environnement de son moniteur. L’OSD regorge par exemple de profils d’image (Gamer 1 et 2, FPS, RTS, Vivid, Reader, HDR Effect, sRGB, DCI-P3) et d’outils pensés pour la compétition.

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Ainsi, du Dynamic Action Sync au Black Stabilizer, qui éclaircit les zones sombres sans excès, en passant par le réticule en surimpression, le compteur de FPS et les touches personnalisables, on sent bien que l’interface a été conçue par des gens qui connaissent leur affaire. L’application LG Switch centralise tous ces réglages depuis le PC, applique vos paramètres à l’aide de raccourcis clavier et peut diviser l’écran en pas moins de 11 configurations.

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Conclusion

Au final, le LG UltraGear 27GX790B-B a tout du moniteur e-sport ultime, notamment grâce à son affichage 1440p à 540 Hz et sa réactivité de premier ordre. Surtout, sa superbe dalle Tandem OLED pulvérise les précédentes générations en luminosité comme en couverture colorimétrique. C’est donc un écran redoutable, utilisable aussi bien en compétition qu’en solo, en multimédia ou même pour travailler un peu. Si vous jouez à Valorant, Counter-Strike ou Fortnite avec une configuration capable de suivre, difficile de trouver plus affûté aujourd’hui, d’autant que les joueurs compétitifs, qui se passent volontiers du VRR, esquiveront son principal défaut de scintillement. En revanche, si votre usage penche vers la console, le HDR cinéphile ou la bureautique intensive, la proposition se discute davantage. L’absence d’ALLM et la limite de 120 Hz sur PlayStation brident l’intérêt de la dalle, le mode HDR le plus lumineux prend des libertés avec le contenu d’origine, et le liseré sur le texte très contrasté rappelle que l’OLED n’est pas encore l’outil bureautique parfait. Quant au mode 720 Hz, considérez-le comme un bonus de salon plutôt que comme un argument d’achat.

Article rédigé par

Journaliste

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