La messagerie instantanée la plus utilisée dans le monde continue de s’enrichir avec des nouveautés… chipées à d’autres.
Introduction
Le site spécialisé WABetaInfo, qui décortique le code de l’application smartphone afin d’en dénicher les prochaines nouveautés, nous apprend aujourd’hui que l’une des fonctions les plus exclusives de Snapchat fera bientôt son apparition sur WhatsApp : la disparition des messages dès la lecture. On vous explique.
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Ce message s’autodétruira dans…
Aujourd’hui, il est déjà possible de paramétrer un effacement programmé des messages que l’on envoie à ses contacts ou sur des groupes. Mais les utilisateurs et utilisatrices ne peuvent choisir qu’entre 24 heures, sept jours ou 90 jours. Pas très souple. C’est la raison pour laquelle Meta étudie la possibilité d’exiger la suppression instantanée de certains messages, dès qu’ils ont été lus.
Une fonctionnalité inspirée de Snapchat, donc, qui donne aux conversations un aspect éphémère qui peut être, au choix, intéressant pour des raisons de confidentialité et de sécurité, ou tout simplement excitant pour d’autres usages plus… intimes.
D’après les essais de WABetaInfo, cette fonctionnalité sera déployée aussi bien au sein des échanges interpersonnels que des groupes. Il suffira de maintenir enfoncé le bouton d’envoi après avoir saisi un message et de sélectionner « à visionner une seule fois ». Ce faisant, le message disparaîtra aussitôt qu’il est apparu, ne laissant au destinataire qu’une poignée de secondes pour en prendre connaissance.

Des mesures de confidentialité renforcées
Pour s’assurer que de petits malins ne contournent pas le système avec des enregistrements ou des captures d’écran, WhatsApp désactivera automatiquement ces fonctionnalités lorsque l’envoi d’un message en « lecture unique » sera actif.
Cette fonctionnalité est en développement pour Android et iOS. En revanche, aucune date de sortie n’est encore sur la table, et il est même possible que Meta se décide finalement à ne pas la mettre à disposition. Par ailleurs, il est légitime de se demander si l’accès aux messages éphémères ne sera pas conditionné à la souscription au nouvel abonnement que vient de lancer Meta, qui donne accès à quelques avantages sur ses applications.
Il faudra également voir à quel point ce genre d’échanges, par nature très confidentiels, pourrait rebuter les régulateurs les plus averses à la confidentialité sur Internet. On peut en effet imaginer que l’argument sécuritaire (il faciliterait l’organisation de criminels, par exemple) soit mobilisé pour mettre des bâtons dans les roues de WhatsApp.