Face à la polémique sur l’installation automatique de son service « Photos », Microsoft annonce des options de désinstallation et de gestion pour les entreprises.
Introduction
L’intégration non sollicitée de l’expérience « OneDrive Photos » sur les ordinateurs via la dernière mise à jour de Windows 11 a provoqué une vive réaction de la part des utilisateurs et utilisatrices. Le site spécialisé Neowin rapporte que Microsoft semble désormais vouloir apaiser les tensions en offrant une plus grande autonomie, notamment aux gestionnaires de parcs informatiques.
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Un rééquilibrage des pouvoirs pour les administrateurs et les utilisateurs
La réponse de Microsoft se décline en deux axes stratégiques pour répondre aux critiques sur le manque de contrôle des utilisateurs sur leur propre système d’exploitation.
D’abord, une dimension « Enterprise » est ajoutée avec de nouveaux contrôles administratifs. Ces outils permettront aux équipes informatiques de décider explicitement si les utilisateur·ices peuvent utiliser leurs comptes personnels pour accéder à l’expérience Photos sur les appareils gérés. Cette mesure est cruciale pour les organisations dont les politiques de gouvernance des données et de sécurité interdisent tout mélange entre comptes personnels et professionnels.
Ensuite, pour les utilisateurs individuels, Microsoft a prévu une option de désinstallation dédiée. Cette fonctionnalité permettra de supprimer l’expérience « Photos » sans affecter l’application principale OneDrive, ni interrompre la synchronisation des fichiers. L’objectif est de permettre à celles et ceux qui préfèrent gérer leurs souvenirs via des logiciels tiers de récupérer leur autonomie sans compromettre leur stockage cloud.
Le calendrier de déploiement indique une volonté de réactivité rapide. Bien que ces fonctionnalités soient actuellement en phase de développement, elles devraient être déployées dès le mois d’août 2026 pour les administrateurs, puis en septembre 2026 pour les autres. Ces ajustements s’inscrivent aussi dans une démarche plus large de Microsoft pour optimiser les performances du système et améliorer l’expérience utilisateur globale.
La lente reconstruction de Windows 11 pour redorer l’image de Microsoft
Ces derniers mois, Microsoft a fait valoir sa volonté de « se rattraper » auprès des utilisateurs et utilisatrices de Windows 11 qu’il a pu laisser sur le bas-côté en forçant l’installation et la surmobilisation d’outils d’IA (Copilot) sans leur demander leur avis. Aujourd’hui, tout un chacun dispose d’un éventail d’options bien plus étendu qu’il y a deux ans pour affiner les outils effectivement mobilisés par le système d’exploitation — même si des contrariétés demeurent, notamment au niveau de l’utilisation obligatoire d’un compte Microsoft.
Si le taux d’adoption de Windows 11 progresse, il le fait dans la douleur et par des moyens détournés. Microsoft a notamment mis un terme au support logiciel de Windows 10, avant de changer d’avis face au tollé provoqué par ses méthodes. Des contrariétés qui se superposent, et qui provoquent une migration sans précédent des utilisateurs et utilisatrices les plus chevronnés vers des systèmes d’exploitation alternatifs, comme macOS ou Linux.