La quatrième édition du Biarritz Film Festival – Nouvelles Vagues, dont la Fnac est partenaire, a lieu du 23 au 28 juin 2026. L’Éclaireur revient sur les événements à ne pas manquer.
Introduction
Encore jeune, mais déjà bien installé, le Biarritz Film Festival – Nouvelles Vagues revient du 23 au 28 juin pour une quatrième édition sur la côte basque. Le rendez-vous poursuit son exploration des nouvelles voix du cinéma, avec une programmation tournée vers les récits de jeunesse, les cinéastes émergents et les enjeux qui traversent aujourd’hui le 7e art.
Cette année, la compétition internationale sera placée sous le regard de Kristen Stewart. L’actrice américaine présidera le jury, après avoir elle-même construit un parcours à cheval entre cinéma populaire et propositions plus radicales. Révélée très jeune par Twilight, elle s’est ensuite imposée dans un cinéma d’auteur, notamment auprès d’Olivier Assayas dans Sils Maria. Plus récemment, elle est passée à la réalisation avec The Chronology of Water, présenté à Cannes l’an dernier.
Autour d’elle, le festival a réuni un jury fidèle à son ambition générationnelle et internationale. Nathan Ambrosioni, Suzy Bemba, Carolina Cavalli, Esmé Creed-Miles, Ishaan Khatter, Whitney Peak et Raphaël Quenard l’accompagneront pour départager les films en lice.
Quels films concourent ?
La compétition compte cette année huit longs-métrages : Congo Boy de Rafiki Fariala, No Good Men de Shahrbanoo Sadat, Les fraises de Leïla Marrakchi, Teenage Sex and Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun, Animol d’Ashley Walters, Big Girls Don’t Cry de Paloma Schneideman, La Gradiva de Marine Atlan et La chaleur de Stéphane Demoustier.
La programmation s’ouvre également à d’autres horizons avec Les Nouvelles Vagues du monde, une section consacrée à de jeunes cinéastes remarqués dans différents festivals internationaux. Cinq titres y sont annoncés : Blue Heron de Sophy Romvari, Strange River de Jaume Claret Muxart, En route To de Yoo Jae-in, Short Summer de Nastia Korkia et A Family de Mees Peijnenburg.
Quelles figures sont attendues à Biarritz ?
Si le festival se veut attentif aux nouvelles générations, il ne renonce pas pour autant aux grandes figures du cinéma. Isabelle Huppert fait partie des invitées d’honneur de cette édition, aux côtés de Marion Cotillard, Xavier Dolan, Monica Bellucci ou encore du producteur Vincent Maraval.

La section Gazteria, mot basque signifiant « jeunesse », leur propose de répondre à une question volontairement large : que peut la jeunesse ? Chaque invité est invité à y répondre à travers un film choisi dans son panthéon personnel. Vincent Maraval présentera ainsi Les bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin, Xavier Dolan accompagnera Matthias et Maxime, Monica Bellucci défendra Maria Callas : lettres et mémoires, Marion Cotillard a choisi Rize de David LaChapelle, Kristen Stewart présentera The Chronology of Water et Isabelle Huppert La dernière séance de Peter Bogdanovich.
Plusieurs avant-premières viendront également rythmer la semaine, parmi lesquelles Adieu monde cruel de Félix de Givry, Garance de Jeanne Herry, La bola negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi, In Waves de Phuong Mai Nguyen et Club Kid de Jordan Firstman. Des séances spéciales complèteront cette programmation, avec notamment La Belle et la Bête de Jean Cocteau, Coward de Lukas Dhont, Gabin de Maxence Voiseux, L’âge d’or de Bérenger Thouin ou encore The Undertone d’Ian Tuason.
L’IA et l’océan au cœur des discussions
Comme les années précédentes, le Biarritz Film Festival ne limite pas son programme aux projections. L’événement entend aussi devenir un lieu de réflexion sur les mutations du cinéma et les enjeux contemporains. Le jeudi 25 juin, une journée sera consacrée aux liens entre cinéma et intelligence artificielle, l’occasion d’interroger un sujet devenu central dans l’industrie – la place des outils génératifs, leurs conséquences sur les métiers, les imaginaires qu’ils produisent…
Le vendredi 26 juin, le festival prolongera son engagement environnemental avec une journée consacrée au cinéma et aux océans. Elle permettra de questionner le rôle des images dans la sensibilisation aux écosystèmes marins, à leur fragilité et aux récits qui permettent de mieux les défendre.