Le plus gros constructeur d’ordinateurs au monde n’est pas confiant dans l’avenir et qualifie la situation actuelle de « nouvelle normalité ».
Introduction
Lors d’une conférence organisée en fin de semaine dernière, Lenovo s’est exprimé sur la pénurie de mémoire vive (RAM) et de stockage (NAND) qui frappe tout le secteur de l’informatique. Accaparés par les géants de l’intelligence artificielle, ces composants essentiels au fonctionnement de toute la tech grand public ont vu leur prix exploser ces deux dernières années. Et, d’après le fabricant numéro 1, on ne retrouvera jamais des tarifs aussi bas qu’auparavant.
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Une trajectoire hors de contrôle
On ne va pas feindre la surprise : il ne se passe pas une semaine sans qu’un gros acteur du marché annonce, la queue entre les jambes, une hausse de prix sur l’un de ses produits. La semaine dernière, c’est même carrément une digue qui est tombée, avec Apple qui opère des augmentations sur l’essentiel de son catalogue, y compris son best-seller MacBook Neo, pourtant sorti il y a quelques mois seulement. En septembre, Nintendo augmentera le prix de sa Switch 2, pourtant sortie l’été dernier. Du jamais vu pour une console de jeu.
Et, à en croire Lenovo, les choses ne vont pas s’arranger. Le fabricant rejoint les experts qui prédisent une inflation traînant jusqu’à au moins 2030. Mais, pire, d’après la marque, on ne retrouvera jamais les prix pratiqués par les fournisseurs avant 2025. Une « nouvelle normalité », lâche à demi-mot le représentant de Lenovo sur la scène de l’ISC 2026, où le constructeur était invité à s’exprimer, qui devrait faire frémir les consommateurs.
Clairement, il ne fait pas bon avoir besoin de changer son matériel informatique en 2026. Le patron de la jeune marque Nothing ne disait pas autre chose, il y a une dizaine de jours : le meilleur moment pour acheter un smartphone (ou tout autre appareil tech, en réalité), c’était hier.
Comment les fabricants naviguent entre les augmentations de prix
Même si les gros fournisseurs de RAM et de NAND travaillent à augmenter leurs capacités de production, Lenovo prédit donc que cela ne suffira pas à casser la courbe haussière des prix de la mémoire destinée aux produits grand public. Les lignes de production sont en effet monopolisées par les promoteurs de l’intelligence artificielle à destination des fermes de serveurs qui essaiment partout dans le monde. Une RAM de meilleure capacité, qui se vend plus cher que la mémoire standard, et qui a donc la priorité sur le reste dans le carnet de commandes des entreprises spécialisées.
En clair, les marques comme Lenovo, ou Samsung qui vient d’annoncer un nouveau smartphone d’entrée de gamme 50 € plus cher que son prédécesseur, prennent ce qu’on leur donne et n’ont quasiment pas de marge de négociation avec les fournisseurs. Pour éviter des hausses de prix trop importantes, certaines marques tentent de revoir à la baisse certains aspects de la fiche technique de leurs produits, comme Microsoft qui remet sur le marché des ordinateurs équipés de 8 Go de RAM pour les maintenir sous les 1 000 € (même si cela est désormais très insuffisant pour une expérience fluide sous Windows 11).
Plus que jamais, les consommateurs ont tout intérêt à prendre grand soin de leurs appareils et à se tourner le plus possible vers le marché du reconditionné. Visitez la rubrique Fnac 2nde vie pour découvrir notre sélection de produits remis à neuf.