Les vacances d’été sont là et avec elles vient l’envie d’évasion. Car, disons-le, qui n’a jamais rêvé de tout plaquer pour s’envoler vers de nouveaux horizons ? De la lumière dorée de la Sicile aux sommets de l’Himalaya, faites le tour du monde grâce au cinéma et trouvez (peut-être) votre prochaine destination de vacances.
Introduction
Envie de découvrir de nouveaux paysages, mais vous n’avez pas idée où poser vos valises ? Laissez-vous guider par notre sélection de longs-métrages qui donnent immédiatement envie de plier bagage.
Escale en Europe, entre romantisme et farniente
Mamma Mia !, Phyllida Lloyd (2008) – Grèce
Sur l’île grecque de Kalokairi, Sophie (Amanda Seyfried) s’apprête à épouser l’élu de son cœur. Pour cet heureux événement, elle souhaite être entourée des siens, et notamment de son père, qu’elle n’a jamais connu. Après avoir mis la main sur le vieux journal intime de sa mère (Meryl Streep), elle décide d’inviter secrètement trois de ses anciens amants à la cérémonie, avec l’espoir de pouvoir appeler l’un d’entre eux papa.
Une mer bleu azur, des maisons blanches à perte de vue, des falaises et des criques baignées de soleil… Mamma Mia ! Quintessence même de l’esprit vacances, ce feel-good movie vous donnera envie de sauter dans le premier ferry direction la douceur de vivre grecque.
Call Me By Your Name, Luca Guadagnino (2017) – Italie
Été 1983. Elio (Timothée Chalamet), jeune garçon de dix-sept ans, passe ses vacances au nord de l’Italie dans une villa familiale de la campagne du Cremasco. Son quotidien bascule quand Oliver (Armie Hammer), un charismatique doctorant américain, débarque pour assister son père.
Balades à vélo, vergers verdoyants, farniente près de la piscine, rivière et après-midis paresseux, le tout sous le soleil de la Lombardie… La dolce vita finalement ! Call Me By Your Name ou l’ode sensorielle à l’été italien.
Antoinette dans les Cévennes, Caroline Vignal (2020) – France
Antoinette (Laure Calamy) est l’amante de Vladimir (Benjamin Lavernhe). Ce dernier lui avait promis un séjour en amoureux mais l’annule, au dernier moment, pour partir avec sa femme et sa fille dans les Cévennes. Sur un coup de tête, Antoinette décide de l’y rejoindre.
L’âne, ça vous gagne ! Grands plateaux calcaires, forêts denses, grandes étendues d’herbe… Une nature qui nous invite à enfiler nos chaussures de rando pour attaquer le fameux chemin de Stevenson. Antoinette dans les Cévennes, une immersion totale dans la France bucolique.
Before Sunrise, Richard Linklater (1995) – Autriche, Vienne
Jesse (Ethan Hawke), un jeune Américain, et Céline (Julie Delpy), une étudiante française, se sont fait une promesse. Après s’être rencontrés à bord d’un train et avoir partagé une connexion foudroyante, ils s’accordent une nuit, une seule, pour arpenter Vienne ensemble avant de se quitter pour toujours.
Comment peindre Vienne d’une meilleure manière qu’en suivant l’errance nocturne de ce couple d’un instant ? Les ruelles pavées éclairées par la lumière des lampadaires, les quais du Danube, les poètes de rue… La capitale autrichienne brille par son atmosphère mélancolique et suspendue. Before Sunrise tout simplement.
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Cap sur les Amériques et les grands espaces sauvages
Into the Wild, Sean Penn (2007) – États-Unis, Alaska
Tout juste diplômé, Christopher McCandless (Emile Hirsch) décide de se défaire de la société de consommation et de son avenir tout tracé. Après avoir fait don de ses économies à des œuvres caritatives, il entame un long road-trip en solitaire à travers l’Amérique du Nord, avec pour destination l’Alaska.
L’appel de la liberté absolue et des horizons infinis. Arizona, Grand Canyon, Californie et enfin… Alaska. Into the Wild nous offre une profonde fable humaniste tout en nous invitant, avec une rare intensité, à ressentir la puissance de la vie.
Carnets de voyage, Walter Salles (2004) – Pérou
En 1952, Ernesto Guevara (Gael García Bernal) et Alberto Granado (Rodrigo de la Serna), deux jeunes Argentins étudiants en médecine, entreprennent de traverser l’Amérique du Sud sur une vieille moto.
Carnets de voyage, en road-trip initiatique à travers la splendeur sauvage d’un continent, nous donne l’envie irrésistible de plier bagage. Plaines argentines infinies, sommets vertigineux de la cordillère des Andes, cité sacrée du Machu Picchu, on signe où ?
Direction l’Afrique et ses horizons baignés de lumière
Out of Africa, Sydney Pollack (1985) – Kenya
Au début du XXe siècle, la jeune Danoise Karen Blixen (Meryl Streep) quitte sa vie occidentale pour une plantation de café au Kenya. Alors que son mariage bat de l’aile, elle s’éprend passionnément de Denys Finch Hatton (Robert Redford), un insaisissable chasseur de safari.
Une savane infinie, des couchers de soleil dorés, une mythique virée en avion, et la faune et les paysages kényans sont érigés en joyaux cinématographiques. Out of Africa, une fresque somptueuse gravée à jamais dans nos mémoires.
Le garçon qui dompta le vent, Chiwetel Ejiofor (2019) – Malawi
Au début des années 2000, le Malawi subit une terrible sécheresse. William Kamkwamba (Maxwell Simba), un adolescent de 14 ans féru de sciences, entreprend d’aider son village en construisant une éolienne capable de pomper l’eau pour irriguer les champs et sauver les siens de la famine.
Une terre ocre, poussiéreuse, des plaines arides et une lumière brute, presque incandescente… Sans jamais gommer la rudesse de la crise climatique, Le garçon qui dompta le vent, inspiré d’une histoire vraie, met en lumière la débrouillardise et la force d’innovation de l’ingénieur malawite William Kamkwamba.
En route pour l’Asie, dépaysement garanti
Lost in Translation, Sofia Coppola (2003) – Japon, Tokyo
Bob Harris (Bill Murray), un acteur de cinéma américain sur le déclin, débarque à Tokyo pour tourner une publicité. Dans son hôtel, il fait la rencontre de Charlotte (Scarlett Johansson), une jeune femme délaissée par son époux. Ensemble, ils tromperont leur solitude en explorant la ville.
Sofia Coppola nous peint avec Lost in Translation un Tokyo contemplatif et hypnotique, à l’ambiance magnétique, poétique et parfois déroutante. Une errance urbaine unique qui nous donne l’envie folle de se perdre, à notre tour, dans la frénésie de la capitale japonaise.
Sept ans au Tibet, Jean-Jacques Annaud (1997) – Tibet
Durant l’été 1939, l’alpiniste autrichien Heinrich Harrer (Brad Pitt) mène une expédition visant à gravir le Nanga Parbat. Rattrapé par la Seconde Guerre mondiale et fait prisonnier par les Britanniques, il s’évade et entame une longue errance à travers les montagnes sacrées. Un périple qui le mène jusqu’à un refuge à Lhassa, où il se lie d’amitié avec le jeune dalaï-lama.
Une invitation à l’élévation spirituelle. Cimes enneigées, monastères perchés, sommets vertigineux et panoramas grandioses… Sept ans au Tibet nous donne l’envie immédiate de tutoyer les sommets de l’Himalaya, enfin à travers un écran, nul besoin d’alimenter le tourisme de masse qui entrave cette région du monde.
Détour par l’Océanie et ses paysages du bout du monde
Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau, Peter Jackson (2001) – Nouvelle-Zélande
Terre du Milieu. Le jeune Hobbit Frodon Sacquet (Elijah Wood) hérite d’un anneau de pouvoir hautement convoité, appartenant à Sauron, le Seigneur des Ténèbres. Afin de protéger les siens, il partira en quête de la périlleuse Montagne du Destin pour y détruire l’artefact.
Sans surprise, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau a relancé le tourisme en Nouvelle-Zélande. Des collines verdoyantes de Matamata, au Mont Ngauruhoe, en passant par les reliefs volcaniques de Whakapapa, cette fresque monumentale n’a besoin d’aucun effet spécial pour faire rêver. On ne sait pas vous, mais nous, on réserverait bien un vol.
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