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Comment Google va commencer à bloquer l’installation d’applications tierces sur Android

19 juin 2026

Par Pierre Crochart

Illustration
©Google

On sait depuis des mois que Google veut serrer la vis sur l’installation d’applications en dehors de son Play Store. La marque détaille aujourd’hui sa feuille de route.

Introduction

Dans l’imaginaire collectif, Android, c’est l’ouverture. C’est la personnalisation poussée, l’installation d’applications de notre choix, même sans passer par le magasin officiel, le Google Play Store. Pourtant, tout ça pourrait très bientôt prendre fin. C’est en tout cas ce que dessine Google qui, dans un nouveau billet, détaille la feuille de route sur les prochaines étapes du blocage des fichiers .APK (l’équivalent des .EXE sur Android) dits « non vérifiés ».

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Des changements dès le mois de juin

Alors que Google vient tout juste de sortir la version finale d’Android 17 sur ses smartphones Pixel (le déploiement prendra plusieurs mois sur les marques concurrentes), on en sait plus sur les différentes étapes imaginées pour le blocage des applications tierces sur Android. Dès ce mois de juin, les premières briques seront déjà mises en place, avec un nouvel outil chargé de vérifier la provenance des applications que l’on souhaite installer sur son appareil – toutefois sans blocage particulier.

En août, Google inaugurera son nouveau système dit de sideloading (installation d’applis hors Play Store) avancé. On vous en a déjà parlé dans un précédent article : il imposera aux utilisateur·ices aguerri·es un délai de 24 heures pour pouvoir mener à bien l’installation d’une application non reconnue par les systèmes de Google.

Deux outils majeurs, qui seront finalement activés en septembre prochain dans plusieurs pays pilotes : le Brésil, l’Indonésie, Singapour et la Thaïlande. Passés les quelques mois destinés à éprouver le système et ses potentiels bénéfices sur la sécurité des utilisateurs et utilisatrices, Google prévoit de le déployer dans le monde entier durant toute l’année 2027.

Android sideloading timelime
©Google

Une communauté furieuse

Google, conscient du caractère incendiaire de sa décision, assure que l’immense majorité des applications, mêmes hors du Play Store, sont déjà signées de la part de développeurs et développeuses authentifiées, autorisées par le système. Autrement dit : même si cela sonne comme une restriction des libertés des consommateurs, la plupart n’aura même pas conscience des changements. Mais, pour la communauté des bidouilleurs et des passionné·es, ça ne prend pas.

Le collectif Keep Android Open y voit toujours un « piège » qui ne fera que se refermer sur les utilisateurs et utilisatrices à chaque nouvelle version d’Android. Dans le texte de sa pétition, le groupe exprime notamment sa crainte que cela donne des idées à d’autres grands de la tech, dans un contexte déjà critique pour la défense des libertés individuelles en ligne (vérification d’âge, fin de l’anonymat, interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes…). Le collectif détaille son engagement et ses revendications, en français, à cette adresse.

Une situation pour le moins paradoxale, alors que, de l’autre côté, Apple ne fait qu’ouvrir davantage son système iOS sous les invitations appuyées de la Commission européenne et la menace d’une lourde amende dans le cadre du Digital Markets Act.

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