Le Mondial ne se limite pas à ce qui se joue sur le terrain. En France, il a aussi laissé derrière lui des objets que l’on garde, que l’on retrouve, que l’on associe à une époque ou à une génération de joueurs. Autour des Bleus, le football a fabriqué une mémoire matérielle populaire, faite de maillots, de vignettes, de mascotte, passés des stades aux chambres d’enfant.
1 L’album Panini, le Mondial avant le coup d’envoi
Avant même le premier match, la Coupe du monde commence par une pochette que l’on déchire. Depuis le Mondial 1970, lui aussi au Mexique, Panini accompagne la compétition avec ses albums de vignettes, devenus un rituel parallèle au tournoi. Portraits de joueurs, écussons, drapeaux, effectifs : le football mondial tient dans quelques pages à compléter. L’objet a traversé les générations, des années Platini à celles de Zidane, Griezmann ou Mbappé.
2 Le maillot des Bleus comme souvenir national
Il y a des maillots qui dépassent leur fonction sportive. En France, celui de 1998 occupe une place à part : bleu profond, bandes tricolores, coq brodé, et, dans l’imaginaire collectif, le numéro 10 de Zinédine Zidane. Porté par l’équipe championne du monde au Stade de France, il est devenu l’un des vêtements les plus reconnaissables de l’histoire sportive française. Le maillot deux étoiles, après 2018, a prolongé ce mouvement.
2 Footix, une mascotte devenue madeleine populaire
Avec son corps bleu, sa crête rouge et son nom de personnage de bande dessinée, Footix reste indissociable de France 98. Mascotte officielle du Mondial organisé en France, le coq imaginé par Fabrice Pialot s’est décliné en peluches, pin’s, figurines, verres, tee-shirts, cartables et objets publicitaires. Sa silhouette a accompagné l’été du premier sacre des Bleus, avant de survivre à la compétition elle-même.
4 Les Oofballs, petits objets d’une culture foot très commerciale
Plus confidentielles que Panini ou Footix, les Oofballs appartiennent pourtant à la même mémoire populaire du football. Ces petites balles souples, souvent associées aux opérations commerciales autour des grandes compétitions, ont circulé dans les années 2000 et 2010 via les paquets de céréales, les chambres d’enfant et les placards de cuisine. Leur intérêt tient à leur modestie : objets sans prestige, mais immédiatement liés à une époque où le foot débordait jusque dans les cours de récréation.