Portée par Sean Bean et James Nelson-Joyce, la nouvelle série de Canal+ nous livre un polar britannique sombre, ancré à Liverpool, au cœur d’un clan criminel miné par les rivalités.
Introduction
Canal+ dégaine un nouveau drame criminel britannique. Diffusée en France à partir de ce 15 juin, La ville nous appartient (connue outre-Manche sous le titre This City Is Ours), avait été lancée au Royaume-Uni en mars 2025 sur la BBC. Créée par Stephen Butchard, déjà associé à The Last Kingdom, cette première saison compte huit épisodes.
Le récit prend racine à Liverpool, dans les affaires d’un clan spécialisé dans l’importation de cocaïne depuis la Colombie. À sa tête, Ronnie Phelan, patriarche vieillissant incarné par Sean Bean, envisage de passer la main. Son bras droit, Michael Kavanagh, joué par James Nelson-Joyce, semble le successeur naturel. Mais l’équilibre se fissure lorsqu’une cargaison disparaît. Le clan soupçonne une trahison tandis que Jamie, le fils biologique de Ronnie, revendique sa place dans la succession.
Qu’en pensent les critiques ?
La plupart des médias salue l’ancrage territorial de la série. Le journal suisse 24H culture note que cette dernière se différencie grâce à une « rauque radicalité » et « un territoire britannique centré sur les quartiers ouvriers de Liverpool ». Decider insiste aussi sur « ses scènes saisissantes au niveau de la rue » et « son respect scrupuleux des accents régionaux ».

Télérama, plus mesuré mais favorable, décrit « un polar musclé et un peu cliché », avant de reconnaître que « les dialogues sonnent juste » et que « l’ensemble est bien fichu ». La série « se débarrasse promptement de protagonistes que d’autres plus timorées auraient mis du temps à supprimer ».
Le casting concentre des compliments. 24H culture écrit que « le sexagénaire Sean Bean brille ». Decider va dans le même sens : « Sean Bean incarne Ronnie Phelan à la perfection. Un vrai professionnel. » NME distingue surtout James Nelson-Joyce, estimant que l’équipe de casting a trouvé « un acteur principal véritablement captivant ».
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Que reproche-t-on à la série ?
Les critiques se montrent plus sévères sur l’originalité du récit. « Rien qu’on n’ait pas déjà vu ailleurs, mais pas moins bien qu’ailleurs », commente Télérama. Les références aux Soprano reviennent presque partout, qu’elles servent de compliment ou de limite. The Guardian estime que la série est une « Soprano à la sauce Liverpool », mais manquant « totalement de profondeur émotionnelle ».

24H culture estime que le programme « alterne les rythmes » et « cède parfois à la paresse coupable dans des développements psychologiques d’arrière-boutique ». La place des personnages féminins suscite aussi des avis contrastés. Télérama regrette qu’elles servent surtout « à faire le procès de ces messieurs ». NME nuance, saluant « le sérieux avec lequel elle aborde l’impact des comportements excessifs des hommes de leur entourage sur les femmes », notamment à travers Cheryl, interprétée par Saoirse-Monica Jackson.