Disponible sur Netflix le 1er juin, Lawmen retrace d’un ancien esclave devenu marshal. Une série portée par David Oyelowo, saluée pour son sujet, parfois discutée dans son exécution.
Introduction
Le western a trouvé, ces dernières années, l’un de ses principaux artisans télévisuels en Taylor Sheridan. Après Yellowstone, 1883 ou 1923, l’arrivée de Lawmen : l’histoire de Bass Reeves sur Netflix, le 1er juin, relance l’intérêt pour une série d’abord diffusée Paramount+ en 2023. Créée par Chad Feehan, cette mini-série en huit épisodes évolue dans l’univers de production associé à Sheridan, sans avoir été créée par lui.
Portée par David Oyelowo, Lawmen revient sur le destin de Bass Reeves, ancien esclave devenu l’un des premiers marshals adjoints noirs à l’ouest du Mississippi. La série s’ouvre sur la guerre de Sécession alors qu’il est forcé de servir dans le camp confédéré, avant de fuir vers le Territoire indien.
Que vaut la série selon la presse ?
The Guardian décrit la série comme un « récit intense et profond sur le sens de la liberté », porté par les performances remarquées de David Oyelowo et Dennis Quaid. Télé-Loisirs estime de son côté que Lawmen « ravira les amateurs de westerns et de l’univers du producteur ».

Les retours les plus favorables soulignent aussi la solidité du genre. Pour Le Nouvel Obs, Lawmen reprend les codes « dans un souci d’équilibre parfaitement maîtrisé », avec une « distribution de choix ». Le média salue notamment Dennis Quaid, « épatant dans un second rôle d’ordure », et David Oyelowo, qui « excelle dans la peau d’un monstre de lucidité ».
The Guardian juge également qu’il « excelle à superposer la fureur, le désespoir, l’espoir et la misère ». Le Monde se montre plus mesuré et estime que sa solennité « peut être pesante », tout en étant « le véhicule idéal pour transmettre le tourment intérieur du personnage ».
Quelles sont les réserves ?
Les nuances visent surtout le rythme et l’écriture. NPR regrette « un préambule interminable » avant que Reeves ne rejoigne véritablement les forces de l’ordre. Le média estime que la série tarde trop à montrer ce que l’on attend d’une grande figure du western : un héros charismatique, lancé dans l’action, capable de faire vivre pleinement sa légende.

Le Monde évoque également « un curieux mélange de traditionalisme, de spectaculaire et de réécriture de l’histoire », avec une mise en scène parfois « très conservatrice ». The Guardian relève aussi que le western reste un genre saturé de clichés et que Lawmen menace, par moments, de « sombrer dans la parodie sans humour ». Mais le journal britannique estime que « la singularité du point de vue et le soin apporté à l’histoire » sauvent la série.