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Au fait, c’est quoi les backrooms qui ont inspiré le film d’horreur ?

03 juin 2026

Par Lisa Muratore

Illustration
Renate Reinsve dans “Backrooms”, le 17 juin 2026 au cinéma. ©A24

Backrooms ne cesse de faire parler de lui aux États-Unis depuis sa sortie. Mais avant de devenir un succès au box-office, retour sur un phénomène Internet assez étrange.

Introduction

Alors qu’Obsession bat des records au box-office français, Backrooms outre-Atlantique a récolté durant son premier week-end d’exploitation 118 millions dollars de recettes entre épouvante et science-fiction. En effet, le long-métrage de Kane Parsons, à peine âgé de 20 ans, a déjoué les pronostics, faisant de sa sortie dans l’Hexagone l’une des plus attendues le 17 juin prochain.

Pour son premier film, le jeune cinéaste s’intéresse au phénomène des backrooms (littéralement « les arrière-boutiques » ou « les pièces de derrière »), des légendes urbaines nées sur Internet en 2019 représentant des endroits abandonnés. Leur existence part d’un questionnement aussi simple que terrifiant : et si la réalité avait des « bugs » ?

Backrooms.©A24

Que représentent les backrooms ?

Selon cette théorie, il serait possible de traverser les sols ou les murs et d’atterrir dans une réalité parallèle qui catalyserait nos phobies les plus primaires. C’est pour cela que la représentation des backrooms en appelle à une peur inexplicable mise en évidence à travers des endroits vides, d’un jaune monochrome, s’étendant à l’infini, avec pour seul bruit le crépitement d’un néon défectueux. Ainsi, les backrooms perturbent et étonnent par leur aspect banal et provoquent en raison d’un aspect liminaire une étrange sensation d’inquiétude.

La « naissance » des backrooms remonte à 2019 quand la première trace de l’une d’entre elles est repérée sur le site 4chan sans aucune explication, ni origine. Depuis, le phénomène a pris de l’ampleur gonflé par les théories d’internautes qui répertorient plusieurs niveaux (des bureaux abandonnés, des labyrinthes, des piscines carrelées infinies du Poolrooms, des tunnels de maintenance, des sous-sols industriels…) et inventent une véritable mythologie autour de ces espaces.

La bande-annonce de Backrooms.

Cet univers finalement sans limites a influencé la génération Internet. Parmi eux, Kane Parsons, qui publie, sous le nom de Kane Pixels en 2022, un court-métrage en forme de found-footage dans lequel un jeune garçon s’égare justement dans des couloirs terrifiants. En deux semaines, la vidéo dépasse les 20 millions de vues. Trois ans plus tard, Parsons passe derrière la caméra afin de réaliser Backrooms dans lequel une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meuble. Porté par Renate Reinsve et Chiwetel Ejiofor, le film attendu le 17 juin dans les salles obscures françaises sera sans aucun doute l’un des phénomènes horrifiques du mois de juin.

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Article rédigé par

Journaliste