Critique

Wedding Nightmare : deuxième partie : que vaut la suite du film d’horreur ?

07 avril 2026
Par Robin Negre
“Wedding Nightmare : deuxième partie”.
“Wedding Nightmare : deuxième partie”. ©Searchlight Pictures

Après le succès surprise du premier film, Samara Weawing replonge dans une partie de cache-cache mortelle, accompagnée de sa sœur dans Wedding Nightmare : deuxième partie. Critique.

En 2019, quand Wedding Nightmare sort sur les écrans, le public découvre une comédie horrifique déjantée et décomplexée basée sur un postulat simple : celle d’un huis clos sanglant. Sept ans plus tard, Wedding Nightmare : deuxième partie s’inscrit dans la continuité du premier film, tout en élargissant sa mythologie grâce à l’ajout bénéfique de nombreux personnages et de concepts.

Wedding Nightmare : deuxième partie.©Searchlight Pictures

Wedding Nightmare : deuxième partie reprend exactement là où le premier film s’est arrêté. Grace, après une nuit d’horreur, parvient à sortir vivante de la demeure des Le Domas et s’écroule, inconsciente, sur le parvis du manoir. Transportée à l’hôpital, la jeune mariée réalise qu’elle n’est pas hors de danger et que la partie est loin d’être terminée.

Le long-métrage ne cherche pas à s’éloigner de la formule qui a fait le succès de son prédécesseur. S’inscrivant dans la tradition des comédies horrifiques des années 1990 – dont les suites recréaient les mêmes situations pour le plus grand bonheur du public –, ce second opus se base sur une idée précise : la partie de cache-cache entre Grace et ses assaillants doit reprendre, encore plus grande, encore plus sanglante et encore plus imprévisible. Pour parvenir à cela, le film a la bonne idée d’enrichir la mythologie brièvement évoquée dans le précédent volet et d’introduire de nouveaux personnages. Sans perdre en efficacité (ou en surprises), Wedding Nightmare : deuxième partie déroule son récit avec une belle maîtrise d’écriture.

Wedding Nightmare : deuxième partie.©Searchlight Pictures

Sympathy for the Devil

C’est le twist du premier film : dans Wedding Nightmare, les Le Domas confient à Grace qu’ils ont conclu un pacte avec un certain M. Le Bail, des siècles auparavant, et doivent respecter certaines traditions. L’une d’entre elles oblige les nouveaux membres de la famille à jouer à un jeu, la nuit de leur mariage, en piochant une carte. Quand Grace pioche la seule carte qu’il ne fallait pas tirer (un cache-cache mortel), elle pense que les Le Domas sont pétris de superstitions et de croyances infondées.

À la fin du film, n’ayant pas réussi à assassiner la jeune femme, les derniers membres de la famille explosent (littéralement) et Grace aperçoit rapidement une silhouette fantasmagorique : M. Le Bail lui-même.

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Wedding Nightmare : deuxième partie commence avec cette idée : le diable existe et a bien conclu un pacte avec la famille Le Domas. Le film peut ainsi développer la mythologie entourant ce mystérieux Le Bail et introduire d’autres familles, toutes membres d’une organisation secrète qui contrôle le monde.

Grace est de nouveau chassée par les autres familles qui veulent terminer le jeu, accompagnée de sa sœur, Faith, entraînée malgré elle dans cette situation cauchemardesque. 

Wedding Nightmare : deuxième partie.©Searchlight Pictures

Chasse à l’homme et explosion

Samara Weawing reprend le rôle de Grace et forme avec Kathryn Newton un duo de choc. Si l’histoire autour de ces deux sœurs perdues de vue est somme toute assez superficielle (leurs échanges apportent néanmoins quelques respirations), leur association face à des tueurs plus ou moins déterminés représente la force du film.

La traque reprend, la zone de chasse est plus grande et le film enchaîne les séquences d’action assez inspirées, à coups d’explosions humaines, de combats rapprochés dans des endroits insolites, avec une surenchère permanente dans le sanglant à mesure que le récit avance. Si on peut regretter le « plot-amure » [effet scénaristique qui consiste à ne jamais faire mourir des personnages pour faire avancer l’histoire, ndlr], Wedding Nightmare : deuxième partie est jouissif, sanglant, décomplexé et gore, dans la continuité du précédent volet.

Wedding Nightmare : deuxième partie.©Searchlight Pictures

S’ajoutent à cela Sarah Michelle Gellar dans le rôle d’une tueuse impitoyable (confirmant la vibe inspirée des années 1990, façon slasher comme Scream ou Souviens-toi… l’été dernier) et Elijah Wood dans celui de l’avocat surprenant de M. Le Bail. Tel un témoin intouchable et impartial qui assiste aux événements sans jamais perdre son sourire et son approche contractuelle, il pose le cadre et les règles de l’histoire.

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Puisque la mythologie est au cœur de cette suite, le film a la judicieuse idée d’aller dans une direction surprenante dans sa seconde partie, rebattant les cartes et ne se contentant pas d’être une simple redite du premier (ce que ce long-métrage est, volontairement, pendant un bon moment).

Le développement du monde entourant M. Le Bail et les familles permettent à Wedding Nightmare : deuxième partie de dépasser le cadre du simple slasher horrifique et de plonger dans une direction artistique plus effrayante, morbide et folklorique.

Wedding Nightmare : deuxième partie.©Searchlight Pictures

Suffisamment inventif dans ses mises à mort et dans la surenchère façon série B, Wedding Nightmare : deuxième partie est une comédie horrifique d’action très efficace, fun et surprenante. Le casting s’amuse, la mythologie surnaturelle (et morbide) s’enrichit et le film tient sa promesse du début à la fin.

Tout donne envie de voir une troisième partie et de suivre, une nouvelle fois, le personnage de Samara Weawing dans des jeux de plus en plus mortels et sanglants. 

La bande-annonce de Wedding Nightmare : deuxième partie.

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