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Saros : 3 minutes pour comprendre la polémique autour du nouveau jeu de Housemarque

06 mai 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“Saros”, le 30 avril 2026 sur PlayStation 5. ©Housemarque/Sony Interactive Entertainment

Quelques jours après sa sortie, Saros fait parler de lui au-delà de ses qualités de jeu d’action SF. Le titre est devenu l’un des nouveaux terrains d’une controverse récurrente dans le jeu vidéo, mêlant accusations de « wokisme », désinformation et attaques contre ses personnages.

Introduction

Housemarque a décidé de prolonger l’héritage de Returnal. Le studio finlandais, désormais rattaché à PlayStation, signe avec Saros une nouvelle licence de science-fiction, sortie le 30 avril sur PS5. À peine lancé, le jeu se retrouve déjà happé par une polémique en ligne, portée par des accusations de « wokisme » et par la circulation de faux éléments autour de son intrigue. On vous explique.

Le jeu prend place sur Carcosa, une planète hostile marquée par une éclipse capable d’altérer son environnement. Le joueur y incarne Arjun Devraj, un enforcer Soltari, lancé sur les traces d’une personne disparue. Sur le plan critique, cet opus a reçu un accueil globalement favorable, salué pour son intensité, sa direction artistique et sa maîtrise du combat.

Que reprochent certains internautes ?

La controverse ne porte pas sur le gameplay, mais sur le scénario et les personnages. Depuis sa sortie, le jeu est accusé par une frange d’internautes d’être « woke », un mot-valise réactionnaire utilisé pour dénoncer des œuvres jugées « trop inclusives ». Dans le cas présent, les critiques visent notamment le héros d’origine indienne, le casting diversifié et la place accordée à Nitya, son épouse.

Saros©Housemarque/Sony Interactive Entertainment

Plusieurs messages ont présenté l’intrigue comme une histoire dans laquelle Arjun serait trahi par cette dernière, qui le quitterait pour une femme. Une fausse image, générée par intelligence artificielle, a notamment circulé, montrant une relation entre Nitya et Kayla, deux personnages féminins. Cette lecture – inexacte, par ailleurs –, a nourri une vague de commentaires haineux, relevant en partie du « rage bait » – des publications volontairement provocatrices conçues pour susciter des réactions massives et générer de la visibilité.

Pourquoi Saros n’est-il pas un cas isolé ?

Le nouveau titre Housemarque n’est pas le premier jeu exposé à ce genre d’attaques haineuses contre des personnages racisés, féminins ou LGBTQIA+ : on pense à The Last of Us Part II avec le personnage d’Ellie, mais aussi à Assassin’s Creed Shadows avec Yasuke, un samouraï africain présent dans le Japon du XVIe siècle.

Yasuke dans Assassin’s Creed Shadow.©Ubisoft

Ces affaires se cristallisent aussi autour de Sweet Baby Inc., une société de conseil éditorial régulièrement accusée par certains joueurs conservateurs de pousser les studios vers des récits plus inclusifs. Ses collaborations, dont Marvel’s Spider-Man 2, ont aussi alimenté de nouvelles accusations de « wokisme », notamment autour des symboles LGBT ou de la place accordée à Miles Morales.

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