La nouvelle Watch GT 7 Pro troque l’acier pour le titane et embarque un ECG, un GPS double fréquence et la promesse de trois semaines d’autonomie. Voyons ce que cela donne une fois la tocante au poignet.
En résumé
Au final, la Watch GT 7 Pro fait exactement ce qu’on attend d’elle et souvent un peu mieux. Les matériaux sont dignes de l’horlogerie traditionnelle, les capteurs cardio et GPS font référence et l’autonomie dépasse même les promesses du constructeur. Les raisons de s’irriter n’ont néanmoins pas disparu, entre un Curve Pay pas toujours fiable, des fonctions ski vendues avant d’être livrées, une boutique d’applications toujours famélique et un chargeur USB-A anachronique. Toutefois, si vous cherchez une montre endurante avec un suivi santé complet, la GT 7 Pro est un excellent choix, surtout à ce tarif.
- L'autonomie au-dessus des promesses
- La précision des capteurs cardio, SpO2 et GPS
- La construction en titane, céramique et verre saphir
- L'écran AMOLED parfaitement lisible en plein soleil
- Les paiements Curve Pay parfois capricieux
- Le chargeur en USB-A livré sans adaptateur secteur
- Les fonctions ski repoussées
- Le peu d'applications disponibles
Introduction
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La gamme GT de Huawei s’est taillé une solide réputation au fil des ans sur un argument simple, celui de l’autonomie. Là où les montres connectées sous Wear OS ou watchOS peinent encore à tenir deux jours, Huawei fait mieux depuis longtemps. Avec cette septième génération, le constructeur chinois décline sa formule en deux versions. La GT 7 standard existe en 41 et 46 mm avec un boîtier en acier inoxydable, tandis que la GT 7 Pro, objet de ce test, n’est proposée qu’en 46 mm, mais monte en gamme avec un boîtier en alliage de titane aérospatial et quelques exclusivités, à commencer par l’ECG, absent du modèle standard.
Sur le papier, la fiche technique a de quoi séduire les sportifs comme les sédentaires, avec une dalle AMOLED circulaire de 1,47 pouce (3,73 cm), un GPS double fréquence multi-constellation, plus de 110 modes sportifs et une batterie de 867 mAh annoncée pour tenir jusqu’à 21 jours en usage léger. L’ensemble tourne sous HarmonyOS 6.1 avec 64 Go de stockage.
Le design et l’ergonomie
Huawei a soigné la copie. Le boîtier de 45,6×45,6×11,25 mm marie un alliage de titane aérospatial à une lunette en céramique nanocristalline travaillée en trois dimensions, le tout coiffé d’un verre saphir synthétique et fermé par un fond en céramique noire. Des matériaux que l’on trouve habituellement sur des montres bien plus chères.

À 56 grammes sans son bracelet, elle reste étonnamment légère pour ce gabarit, à peine plus que la GT 6 Pro et ses 54,7 grammes. Portée au quotidien, elle se fait vite oublier, y compris la nuit, ce qui compte pour le suivi du sommeil.

Le bracelet EasyCross en fluoroélastomère, décliné en noir, vert ou jaune, peut être remplacé par n’importe quel bracelet à pompe à relâchement rapide de 22 mm, de quoi personnaliser la montre sans passer par la boutique du constructeur. Côté résistance, la GT 7 Pro cumule la certification 5 ATM et l’indice IP69, et Huawei la valide même pour la plongée en apnée jusqu’à 40 mètres. Dommage, en revanche, que la version Pro soit limitée à une seule taille de boîtier. Les petits poignets devront se rabattre sur la GT 7 standard en 41 mm et renoncer du même coup à l’ECG et au titane.

L’écran
La dalle AMOLED de 1,47 pouce affiche 466×466 pixels, soit 317 pixels par pouce. C’est net, les cadrans fourmillent de détails et l’affichage permanent, personnalisable, reste parfaitement lisible. Huawei annonce une luminosité maximale de 3 000 nits. Notre sonde a relevé mieux encore, avec un pic mesuré à 3 109 cd/m². En plein soleil, sur un parcours de course à pied en milieu de journée, les données restent consultables d’un coup d’œil, sans mettre la main en visière.

Il faut toutefois replacer ce chiffre dans son époque. La Samsung Galaxy Watch Ultra 2 grimpe à 5 000 nits, la Garmin Fenix 8 Pro micro-LED à 4 500 nits et même la Watch Ultimate 2 de Huawei fait mieux avec 3 500 nits. La GT 7 Pro ferme donc la marche de ce quatuor, sans que cela ne pose de problème à l’usage. Signalons enfin que la gestion de la luminosité repose sur une modulation PWM à 60 Hz, une fréquence basse que les yeux les plus sensibles au scintillement pourront percevoir.
La santé et le sport
Le cœur du réacteur, c’est le capteur optique TruSense, épaulé par un accéléromètre, une boussole, un baromètre, un profondimètre, un capteur de température corporelle, un oxymètre de pouls et donc l’ECG, réservé à cette version Pro. La montre détecte également les arythmies par analyse de l’onde de pouls. Seule absente notable, la mesure de pression artérielle, que Huawei réserve à sa Watch D3.

Sur la précision, force est de constater que le travail est sérieux, avec des mesures tout à fait crédibles sur l’ensemble des fonctionnalités. Le suivi du sommeil n’est pas non plus limité au comptage des heures et détaille les phases (léger, profond, paradoxal), la continuité du sommeil profond, la stabilité, la qualité respiratoire et la variabilité cardiaque nocturne. Chaque matin, un score de préparation physique sur 100, baptisé Health Insights, accompagne un petit briefing de la journée. Le trèfle du bien-être gagne par ailleurs une quatrième feuille dédiée à la diète, renseignable à la main ou par scan de code-barres.
Côté sport, les plus de 110 modes couvrent large, avec des métriques sérieuses (RAI, VO₂max, charge d’entraînement, temps prévisionnels de course, seuil lactique). Les cyclistes profitent d’une planification de côte avec guidage vocal après import d’un itinéraire et d’une alerte de virage serré en descente. Les golfeurs ont droit à des fonctions exclusives à la Pro, dont la distance ajustée au dénivelé et la rotation automatique de la vue du green. Pour les moins sportifs, des miniséances guidées par une animation de panda proposent une trentaine d’exercices sur une dizaine de zones du corps. Amusant et plutôt bien fait.

Reste le dossier ski, mis en avant par Huawei avec des cartes de 3 000 stations dans le monde, niveaux de difficulté des pistes inclus, la mesure des forces G et une analyse de virages réservées à la Pro, ainsi que des modes ski en salle inédits. Problème, ces modes attendent encore une mise à jour logicielle pour être activés et l’accès aux cartes de stations exige HarmonyOS 7.0 sur la montre comme sur le smartphone. Autant dire que les skieurs achètent pour l’instant une promesse.
Le GPS et la navigation
La puce GNSS double fréquence accroche six constellations (GPS, GLONASS, BeiDou, Galileo, QZSS et NavIC) et Huawei y ajoute son algorithme AI-XTR, qui croise les données satellites avec la centrale inertielle de la montre. Sur le terrain, le résultat est très probant. Les traces restent propres, y compris en environnement encombré.

La version Pro embarque aussi une technologie maison baptisée Low Energy RF, censée étendre l’autonomie pendant les activités GPS. Huawei n’en détaille pas le fonctionnement, mais les chiffres d’endurance en activité, sur lesquels nous revenons plus bas, plaident en sa faveur. Pour la navigation, Petal Maps est préinstallé avec cartographie hors ligne et la montre exporte ses traces aux formats GPX, TCX et KML. Une nouvelle plateforme web, Huawei Training Camp, permet enfin de consulter ses entraînements sur navigateur, ce qui manquait cruellement à l’écosystème.
L’interface utilisateur
La montre tourne sous HarmonyOS 6.1 et se pilote par l’application Huawei Health, compatible Android 8.0+ et iOS 13+. Sur Android, on note le petit obstacle habituel au passage, puisque l’application est absente du Play Store et doit être téléchargée depuis le site de Huawei ou l’AppGallery. Une gymnastique qui déroutera les moins aguerris.

Les 64 Go de stockage interne laissent de la marge, le Bluetooth 6.0 et le wifi 2,4 GHz assurent la connectivité et la montre gère les appels grâce au smartphone grâce à son micro et son haut-parleur. Il faut en revanche toujours garder le téléphone à proximité dans la mesure où aucune option eSIM n’est proposée.

Le paiement sans contact passe par la puce NFC et le service Curve Pay, disponible dès le lancement dans une trentaine de pays européens dont la France. Dans les faits, le service s’est montré capricieux pendant notre test. À plusieurs reprises, la montre a affiché un paiement réussi alors que la transaction n’avait pas été validée côté terminal, de quoi provoquer quelques moments de solitude en caisse.

Côté services, Huawei pousse son abonnement Health+ avec plans d’entraînement vidéo et programme Stay Fit, ainsi qu’un programme Multi-Pass offrant deux à trois mois d’essai gratuit sur des applications partenaires comme Komoot ou Headspace. Strava reste compatible, mais en dehors de ce programme.

L’autonomie et la recharge
Huawei annonce jusqu’à 21 jours en usage léger, 12 jours en usage typique et 7 jours avec l’affichage permanent activé. En activité, le constructeur revendique 51 heures en mode trail (environ 160 km) et 44 heures de GPS en cyclisme (environ 600 km), soit quatre heures de mieux que la génération précédente.
Nos constatations montre au poignet confirment l’essentiel. Avec toutes les mesures de santé actives, l’always-on allumé et la détection automatique d’entraînement, la montre a tenu une dizaine de jours, soit trois de plus que ce qu’annonce Huawei dans cette configuration. En usage plus classique, affichage permanent coupé, mais avec une heure d’exercice quotidien, nous avons atteint 15 jours. De ce point de vue, la GT 7 Pro écrase toujours un peu plus la concurrence sous Wear OS.
La recharge est moins glorieuse. Huawei annonce en effet 95 minutes pour une charge complète de la batterie de 867 mAh, ce que nous avons constaté à l’usage. Rien de rédhibitoire bien sûr, au regard de la fréquence des recharges. On regrette en revanche que le chargeur sans fil magnétique fourni se termine encore et toujours en USB-A, sans adaptateur secteur dans la boîte. En 2026, c’est un choix difficile à défendre.
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Conclusion
Au final, la Watch GT 7 Pro fait exactement ce qu’on attend d’elle et souvent un peu mieux. Les matériaux sont dignes de l’horlogerie traditionnelle, les capteurs cardio et GPS font référence et l’autonomie dépasse même les promesses du constructeur. Les raisons de s’irriter n’ont néanmoins pas disparu, entre un Curve Pay pas toujours fiable, des fonctions ski vendues avant d’être livrées, une boutique d’applications toujours famélique et un chargeur USB-A anachronique. Toutefois, si vous cherchez une montre endurante avec un suivi santé complet, la GT 7 Pro est un excellent choix, surtout à ce tarif.