Amazfit lance en Europe sa nouvelle série haut de gamme dédiée aux disciplines hybrides, avec une autonomie annoncée jusqu’à 30 jours.
Introduction
Amazfit vient de lever le voile sur deux montres connectées sport premium pour le marché européen, les Balance Ultra et Balance 3. Elles ont été présentées lors d’un événement à New York en marge de la compétition HYROX New York. Un choix du lieu qui n’a rien d’anodin, la nouvelle gamme vise explicitement les pratiquants de disciplines hybrides en général, et l’HYROX en particulier.
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Un profil HYROX unique
Le principal point différentiant de ces tocantes est qu’Amazfit est le partenaire officiel mondial de l’HYROX dans la catégorie des montres connectées. Concrètement, cela signifie qu’aucune autre marque ne peut intégrer un profil sportif HYROX natif dans ses produits. De fait, il s’agit d’un fossé concurrentiel que Garmin, Polar ou l’Apple Watch ne peuvent pas combler tant que cette exclusivité tient.

En pratique, les deux montres embarquent une bibliothèque de plans HYROX prêts à l’emploi. Vous les modifiez dans l’application Zepp, puis vous les envoyez sur la montre. Amazfit pousse la logique jusqu’à proposer des stratégies de course personnalisées selon les arènes réelles de la compétition, Berlin, Barcelone, Londres ou Varsovie. Pendant l’épreuve, un virtual pacer embarqué directement sur la montre compare votre progression réelle à la stratégie prévue, seconde par seconde.
Autant vous dire que pour un pratiquant d’HYROX, l’argument pèse lourd, car il s’agit précisément du genre de fonctionnalité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Elle justifie à elle seule de regarder cette gamme de près.
Même dalle, même GPS, deux positionnements distincts
Les deux modèles partagent l’essentiel du hardware. On retrouve sur chacun un écran AMOLED de 1,5 pouce, en 480 × 480 pixels, dont la luminosité grimpe jusqu’à 3 000 nits, soit une hausse de 50 % par rapport à la génération précédente. Le tout est protégé par du verre saphir.

Côté navigation, le GPS double fréquence s’appuie sur six systèmes satellites, avec des cartes hors ligne intégrées et 64 Go de stockage embarqué. Le nouveau processeur n’est pas un détail, il génère les itinéraires 2,5 fois plus vite et rafraîchit les cartes 12 fois plus vite que la génération antérieure. De quoi rendre la consultation cartographique nettement plus fluide en pleine sortie.
Le reste de la fiche technique est tout aussi commun. Le capteur cardiaque BioTracker 6.0 PPG combine cinq photodiodes et deux LED. L’étanchéité atteint 10 ATM (norme ISO 22810:2010) et les deux montres affichent les certifications militaires MIL-STD-810G. Notez la présence du paiement NFC sur la version européenne, des appels Bluetooth, de l’assistant vocal Zepp Flow et d’une lampe torche LED intégrée. Le tout tourne sous Zepp OS 6.
Titane, autonomie et cinquième bouton
Alors pourquoi un tel écart de prix entre les deux montres ? La Balance Ultra qui joue le rôle de modèle phare n’existe qu’en titane grade 5. Son boîtier mesure 51,8 × 51,8 mm pour 13,4 mm d’épaisseur hors capteur et 57 g sans bracelet, tandis que sa batterie de 780 mAh promet jusqu’à 30 jours en utilisation standard, ou 50 heures avec GPS activé.
De son côté, la Balance 3 se montre plus accessible et se décline en deux finitions, acier inoxydable (62 g) ou titane grade 5 (55 g). Son boîtier de 51,4 × 51,4 mm affiche une épaisseur de 14,6 mm, capteur cardiaque inclus, et sa batterie de 658 mAh tient jusqu’à 21 jours en standard et 41 heures en GPS. Rappelons que la génération précédente plafonnait à 33 heures d’après les données du fabricant. La Balance 3 progresse donc nettement en usage outdoor sans gagner sur l’autonomie générale, ce qui devrait en faire un meilleur compagnon de terrain que son prédécesseur, à budget équivalent.

Au-delà de l’autonomie, deux détails séparent encore les modèles. L’Ultra dispose de cinq boutons physiques contre quatre sur la Balance 3. Et là où l’Ultra est livrée avec deux bracelets (cuir synthétique plus silicone), la Balance 3 n’en propose qu’un seul.
Vous l’aurez compris, l’Ultra reste la référence sur l’autonomie, mais la Balance 3 n’a rien d’un parent pauvre dès qu’on sort sur le terrain.
Tout l’écosystème du sportif connecté
Sur le terrain de la connectivité, Amazfit ratisse large. Les deux montres synchronisent leurs données avec Strava, adidas Running, Komoot, TrainingPeaks, Relive, Apple Health, Google Health Connect et Intervals.icu. De quoi couvrir l’essentiel des plateformes utilisées par les sportifs un minimum équipés.
Côté accessoires, la compatibilité s’étend au Helio Ring, au Helio Strap, aux ceintures cardio, capteurs de puissance, capteurs de cadence et au Stryd. Les montres réclament Android 8.0 ou supérieur, ou iOS 17.0 et au-delà. Une mise à jour de l’application Zepp est par ailleurs prévue mi-juin 2026.

Pour le pilotage de l’effort, Amazfit déploie son système HybridCharge Energy Intelligence, qui combine BioCharge, LifeLoad et Training Load pour gérer récupération et charge d’entraînement. La reconnaissance automatique couvre 25 exercices de force, et l’ensemble totalise plus de 180 modes sportifs.
Prix et disponibilité des Balance 3
La Balance Ultra Titanium est commercialisée au prix public conseillé de 599,90 €, la Balance 3 Stainless Steel, à 369,90 € (en juin), tandis que la Balance 3 Titanium sortira plus tard en juillet, à 449,90 €.