Avec son nouvel album « Happiness Anytime », sorti dans les bacs ce 25 septembre 2026, Leon Bridges consacre douze titres au bonheur. De la soul joyeuse et positive avec un petit détour par ses origines africaines. Un cinquième opus réussi pour le crooner texan.
Introduction
Depuis Coming Home, son premier album de 2015, le Texan Leon Bridges (de son vrai nom Todd Michael Bridges) a suivi un parcours exemplaire et riche d’expériences.
De multiples collaborations avec Olivia Dean en 2023, avec Hermanos Gutiérrez, Norah Jones, Khruangbin, Terrace Martin, Robert Glasper, Macklemore et Ryan Lewis ou Gary Clark Jr., une participation à la B.O. du film consacré à Bob Marley, Bob Marley: One Love, mais aussi un Grammy de la meilleure performance R’n’B pour Bet Ain’t Worth The Hand.
Si la musique de Bridges est un R’n’B moderne dont les modèles sont Sam Cooke et Otis Redding, sa façon d’écrire est très personnelle. À 37 ans, loin de sa Géorgie natale, Leon Bridges vit son art et sa vie avec passion. Son parcours comme ce nouvel album traduisent bien cette philosophie de vie.
Un antidote contre le spleen
Happiness Anytime est un album euphorique parfois enraciné dans des rythmes africains et co-produit par J. Lloyd et Lydia Kitto du groupe britannique Jungle. Avec eux, Bridges s’est plongé dans la soul, le funk et le disco. Il s’est également inspiré de la culture nigériane et de l’afrobeat de Fela — évident sur le titre Tears Of Joy —, du Brésil et de la culture jamaïcaine comme le reggae et le dancehall. Il s’agit ici de faire danser dans l’insouciance, la légèreté.
Le jeu de basse du fameux Pino Palladino insuffle un groove indispensable. Le monsieur a déjà joué avec D’Angelo et Adele, entre autres. Le travail de la batterie d’ Eric Hagstrom occupe également une place centrale sur cet opus, insufflant une frappe magistrale à la hauteur des plus grands.
Ce nouvel album s’impose comme un puissant antidote contre la morosité et le spleen. Light The Way, Your Love Is Electric, Tears Of Joy ou Illusion en sont de beaux exemples. Il se dégage de Happiness Anytime une couleur universelle comme si l’artiste voulait s’adresser à la planète tout entière et à ses multiples cultures.
Sur Talk It Over, Bridges donne priorité aux voix, au chant : gospel, mystique. À lui seul, le clip du single vaut le détour. En somme, Happiness Anytime ne se contente pas d’être un exercice de style : c’est un vibrant hymne à la vie, à la liberté et à la danse.