La chanteuse sort son 13e album studio ce 30 octobre 2026, entre ambiance électro et envolées lyriques « farmeriennes ».
Introduction
Les fans de Mylène Farmer attendent ce moment avec impatience : la sortie, inédite, d’un tout nouvel album de l’artiste. Promesse d’un nouvel univers artistique, d’une rupture ou d’un prolongement de ces disques passés, chaque opus de Mylène Farmer est décrypté et analysé pendant des mois, révélant ses secrets au fur et à mesure.
Égrégore ne déroge pas à la règle. Ce 13e album studio, sorti le 30 octobre 2026, a tout d’une œuvre mystique, teintée de mélancolie et d’ésotérisme. Entre nostalgie et modernité, la chanteuse offre un disque efficace qui devrait pleinement satisfaire les fans.
Ambiance électro pop
Ce 13e album studio signé Mylène Farmer est marqué par les sonorités électroniques pop voulue par l’artiste. Égrégore est en grande majorité produit par DJ Lewis, jeune artiste de 29 ans qui ajoute une touche de modernité au disque. DJ Snake, pour sa part, participe à deux morceaux de l’album, Combien pour la nuit — rythmé et puissant — et Sans amarres, une ballade efficace. Entre le beat récurrent et la montée rythmique progressive, Égrégore a tout d’un album de club, fait pour la danse.
On peut également voir dans cette direction artistique le prolongement de la signification du mot « égrégore », défini comme un terme ésotérique constitué de plusieurs énergies identiques. Un album qui invite donc à la communion et au partage sensoriel qu’il procure. À cela s’ajoute la voix toujours aussi cristalline de Mylène Farmer, qui instaure des ambiances différentes selon son interprétation et son ton.
Mélancolie et temps qui passe
Quelle place pour Mylène Farmer après 40 ans de carrière ? La chanteuse continue de fédérer et ses fans sont plus nombreux que jamais. Quatre ans après L’emprise (2022), Égrégore est particulièrement nostalgique. L’artiste évoque le temps qui passe et les années qui défilent, tout en s’adressant aussi à son public et à ses fans.
Eux aussi attestent du temps qui passe et ne sont plus les mêmes qu’au début de la carrière de Mylène Farmer. Le terme égrégore s’impose à nouveau. Tout le disque est conçu autour de cette idée de groupement, de rassemblement et de vision commune dans une même direction afin de créer quelque chose, d’artistique ou d’humain.
Trop répétitif ?
Si Égrégore se démarque donc par son ambiance électro et par ses thématiques, le disque demeure un peu trop répétitif pour pleinement convaincre. À la première écoute, il est difficile de faire la distinction entre les différents titres et seuls les morceaux les plus porteurs s’imposent vraiment.
On retient les deux collaborations avec DJ Snake, la chanson Égrégore (qui donne son nom à l’album), ou encore Confession, créé en hommage à David Lynch. Plus d’écho conclu l’album avec une longue ballade onirique qui encapsule toutes les idées d’Égrégore : temps qui passe, symbolisme et union.
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Égrégore est un album étrange. Le disque ne révèle pas tout ses secrets d’entrée, mais s’inscrit dans la volonté habituelle de Mylène Farmer de partager son univers et de collaborer avec d’autres artistes (on retrouve Julia Ducournau et Gilles Lellouche côté clips vidéos).
Entre le mysticisme, la nostalgie et la nouvelle ère musicale, ce 13e opus se démarque sur la forme et le fond, mais nécessite plusieurs écoutes pour s’imposer durablement.