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Test du Levoit Core 300S : le purificateur d’air connecté qui mise sur l’essentiel

13 septembre 2026

Par Sofian Nouira

Illustration
©Levoit

Le Core 300S de Levoit figure parmi les purificateurs d’air compacts les plus populaires du moment. Nous l’avons testé pour vérifier si son succès dépendait autant de ses performances que de son prix très doux pour la catégorie.

En résumé

Le Core 300S s’adresse avant tout à ceux qui veulent assainir une chambre, un bureau ou une pièce de vie de taille moyenne sans y consacrer un gros budget, tant à l’achat qu’à l’usage d’ailleurs. Sa filtration HEPA H13 sérieuse, son mode Auto piloté par un vrai capteur laser et son coût de fonctionnement contenu en font la meilleure option dans sa gamme tarifaire. En revanche, si vous cherchez un suivi des COV, une intégration domotique au-delà d’Alexa et de Google Assistant ou un appareil pour de très grands volumes, il faudra regarder ailleurs… et revoir votre budget sensiblement à la hausse.

Les plus et les moins
  • La filtration HEPA H13 sans ioniseur ni production d'ozone
  • La consommation contenue (26 W à pleine puissance et 2 W en veille)
  • Le mode Auto piloté par le capteur laser AirSight Plus
  • Le coût d'entretien raisonnable
  • Le wifi limité à la bande 2,4 GHz
  • Le capteur aveugle aux COV

Introduction

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Nous vous concédons bien volontiers que Levoit n’est pas le nom le plus clinquant du marché. C’est pourtant l’un de ceux qui pèsent le plus lourd dans les ventes en matière de purificateurs d’air. Son Core 300S ici testé s’est rapidement imposé comme un best-seller. Ce modèle est d’ailleurs la déclinaison connectée du Core 300, dont il reprend le format et la plupart des aspects techniques. Les nouveautés tiennent essentiellement en deux points, à savoir un capteur de qualité de l’air et une consommation électrique en net recul d’après la marque. Elle affirme ainsi que le moteur ne consomme que 26 W à pleine puissance, là où son prédécesseur en demandait 45 W. Pour un débit d’air strictement identique, évidemment.

Sur le papier, la fiche technique coche les cases attendues sur ce segment. Le Core 300S prend la forme d’un cylindre de 22 cm de diamètre pour 36 cm de hauteur, pèse 2,7 kg et délivre un CADR de 240 m³/h. Soit de quoi couvrir jusqu’à 50 m² selon Levoit. La filtration s’effectue en trois étapes, avec un préfiltre, un filtre HEPA H13 et une couche de charbon actif. Le capteur laser baptisé AirSight Plus évoqué plus haut surveille pour sa part les particules fines en continu. L’ensemble se pilote depuis l’application VeSync, sur Android comme sur iOS, ou à la voix grâce à Alexa et Google Assistant.

Au moment de sa sortie, l’appareil s’affiche au prix public conseillé de 149,99 €.

Le design et l’ergonomie

Pas de fioritures du côté du design. Le Core 300S est un tube blanc dont l’encombrement rappelle celui d’une corbeille à papier de bureau, en un peu plus trapu. Ses 2,7 kg le rendent facile à déplacer d’une pièce à l’autre, ce qui tombe bien pour un appareil pensé pour suivre les moments de la journée : chambre la nuit, bureau ou salon en journée. Notez que la robe blanche est la seule proposée au catalogue.

©L'Éclaireur Fnac

La circulation de l’air repose sur ce que Levoit appelle VortexAir, une aspiration à 360° par la base et un rejet de l’air purifié par le dessus. Cette conception cylindrique autorise un placement au milieu d’une pièce sans se soucier de l’orientation, un vrai confort au quotidien. Elle impose en revanche de ménager au moins 40 cm entre l’appareil et le mur le plus proche, une contrainte qui condamne de fait les recoins, les dessous de meubles et les étagères où l’on serait tenté de le caser pour le faire oublier.

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La purification d’air

Le cœur du sujet reste bien entendu la filtration. De ce point de vue, le Core 300S applique une formule classique en trois couches. Un préfiltre en nylon retient les plus gros éléments, puis un filtre HEPA H13 capture 99,97 % des particules de 0,3 micron et plus, avant qu’une couche de charbon actif ne prenne le relais sur les odeurs. Ce charbon se présente sous forme de granulés. Il s’agit au passage d’un format réputé plus efficace que les filtres fibreux simplement enrobés de carbone que l’on croise souvent à ce niveau de prix.

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On apprécie par ailleurs l’absence totale d’ioniseur, et donc de production d’ozone, ce que vient appuyer la certification CARB, complétée par les labels ECARF, CE, RoHS et Energy Star. Avec son CADR de 240 m³/h, l’appareil cible les pièces jusqu’à 50 m².

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Côté entretien, le filtre trois-en-un se remplace tous les six à huit mois, soit un à deux filtres par an, tout de même facturés une trentaine d’euros pièce. La compatibilité avec les filtres du Core 300 et du Core P350 simplifie cependant l’approvisionnement et laisse espérer une disponibilité longue pour ce consommable.

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Au quotidien

Comme dit plus haut, la vraie valeur ajoutée qui justifie le « S » dans le nom tient au nouveau capteur laser AirSight Plus. Ce dernier mesure en temps réel la concentration de particules fines PM2,5 et commande un mode Auto qui ajuste seul la vitesse de ventilation en fonction de la qualité de l’air ambiant. Vous l’aurez compris, c’est ce capteur qui transforme un simple ventilateur filtrant en appareil capable de réagir à une friture ou à une fenêtre ouverte sans intervention de votre part.

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L’application VeSync complète le dispositif avec un historique des relevés PM2,5, des programmations horaires, des minuteries et un suivi de l’usure du filtre. La compatibilité avec Alexa et Google Assistant permet de lancer ou de couper la purification à la voix. Dommage que la connexion wifi se limite à la bande 2,4 GHz, les réseaux 5 GHz étant tout simplement ignorés, un classique de l’électroménager connecté qui peut compliquer l’appairage sur certaines box.

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Deux limites méritent d’être connues avant l’achat. D’une part, le capteur laser peut être perturbé par un humidificateur à ultrasons fonctionnant à proximité, dont les gouttelettes sont interprétées comme des particules. D’autre part, l’appareil ne conserve pas son état en cas de coupure de courant et redémarre en veille, ce qui peut poser problème si vous comptiez sur une purification continue en votre absence. Signalons enfin que le capteur ne détecte pas les composés organiques volatils, les fameux COV. Le filtre à charbon actif les absorbe bel et bien, mais le mode Auto ne réagira pas à leur présence.

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L’appareil propose par ailleurs quatre allures de ventilation, un mode Sleep et trois vitesses, auxquelles s’ajoute le mode Auto piloté par le capteur. Sur le plan acoustique, Levoit annonce 22 dB en mode Sleep, sans détailler sa méthode de mesure ni communiquer de valeurs pour les vitesses supérieures. La fiche technique reste en revanche muette sur le bruit à plein régime. Pour cause, ce purificateur s’avère vraiment bruyant lorsqu’il tourne à son maximum de puissance, puisque nous l’avons mesuré à 59 dB. Autant le mode Sleep est tout à fait envisageable la nuit dans une chambre, autant les autres modes le sont moins.

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Enfin, la consommation électrique joue de son côté clairement la sobriété. Comptez 26 W au maximum et 2 W en veille. Le progrès par rapport au Core 300 est net, puisque le débit d’air reste le même pour une consommation réduite de 45 à 26 W. De ce point de vue, laisser tourner l’appareil en continu ne pèsera pas lourd sur la facture, surtout avec son mode Auto.

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Conclusion

Le Core 300S s’adresse avant tout à ceux qui veulent assainir une chambre, un bureau ou une pièce de vie de taille moyenne sans y consacrer un gros budget, tant à l’achat qu’à l’usage d’ailleurs. Sa filtration HEPA H13 sérieuse, son mode Auto piloté par un vrai capteur laser et son coût de fonctionnement contenu en font la meilleure option dans sa gamme tarifaire. En revanche, si vous cherchez un suivi des COV, une intégration domotique au-delà d’Alexa et de Google Assistant ou un appareil pour de très grands volumes, il faudra regarder ailleurs… et revoir votre budget sensiblement à la hausse.

Article rédigé par

Journaliste