Successeur du S7, le Floor One S9 Artist fait face à une concurrence féroce à sa sortie. Nous l’avons passé au crible sur nos sols durs pour voir comment il s’en tire.
En résumé
Au final, le Tineco Floor One S9 Artist coche l’essentiel des cases qu’on attend d’un aspirateur-laveur haut de gamme actuel. Son aspiration domine légèrement la concurrence directe, sa maniabilité assistée par SmoothDrive fait oublier son poids en usage courant, sa position à plat sous les meubles est un vrai plus au quotidien et son autonettoyage à 85 °C maintient le rouleau dans un état impeccable. Au rayon des défauts, l’absence de réservoir de détergent intégré, le lavage à l’eau froide, une application moyenne et un capteur iLoop pas toujours cohérent rappellent que la copie n’est pas parfaite. Toutefois, si vous cherchez un appareil efficace sur sols durs, endurant sur de grandes surfaces et facile à entretenir, le S9 Artist est un choix facile à faire, d’autant que son excellent indice de réparabilité le distingue dans la catégorie.
- La puissance d'aspiration de 22 000 Pa, au-dessus des rivaux directs
- La maniabilité remarquable grâce aux roues motorisées SmoothDrive
- L'inclinaison à 180° qui permet de nettoyer sous les meubles
- Le très bon indice de réparabilité et les pièces disponibles 5 ans
- L'absence de réservoir de détergent intégré
- Le lavage à l'eau froide, l'eau chaude étant réservée à l'autonettoyage
- L'application Tineco Life trop limitée
- Le cycle d'autonettoyage à déclencher manuellement
Introduction
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Dire que le marché des aspirateurs-laveurs sans fil est très disputé tient du doux euphémisme. Dans la meute, Tineco fait figure de valeur sûre. La marque, propriété du groupe Ecovacs, remet le couvert avec le Floor One S9 Artist, qui vient prendre la suite du S7 dans la gamme. Un renouvellement qui tombe à point nommé, tant la concurrence s’est durcie ces derniers temps, avec des adversaires directs nommés Dreame H15 Pro, Rowenta X-Clean 10 ou encore Roborock F25.
Sur le papier, ce S9 Artist ne manque pas d’arguments. À commencer par son moteur de 230 W qui développe une puissance d’aspiration de 22 000 Pa. Il embarque en outre un réservoir d’eau propre d’un litre (et 0,75 L pour l’eau sale), promet jusqu’à 50 minutes d’autonomie et s’offre un cycle d’autonettoyage avec séchage du rouleau à 85 °C. À cela vient s’ajouter une brosse capable de s’incliner à 180° pour passer sous les meubles, un système anti-enchevêtrement baptisé DualBlock et une connectivité Wifi avec application dédiée.

Au moment de son arrivée sur le marché français, l’appareil affichait un prix public conseillé de 899 €. Toutefois, comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce tarif de lancement a rapidement évolué à la baisse, comme souvent dans cette catégorie.
Design et ergonomie
Avec ses 110 cm de haut (115 cm une fois posé sur sa base de charge), le S9 Artist s’inscrit dans le gabarit classique des balais-laveurs. Sa base, elle, joue la carte de la compacité avec une emprise au sol de 30×30 cm, qui se glisse facilement dans un coin de buanderie. Dommage que le câble d’alimentation de cette base plafonne à environ 1,30 m, ce qui limite sérieusement les options de placement si vos prises sont mal situées.
Sur la balance, l’appareil affiche 5,3 kg à vide et grimpe à environ 7 kg une fois le réservoir d’eau rempli. Autant vous dire que ce n’est pas un poids plume et vos bras s’en souviendront si des escaliers sont impliqués dans votre routine de ménage. En usage courant, heureusement, la donne change du tout au tout. Le système SmoothDrive rend en effet l’appareil étonnamment docile, grâce à ses roues motorisées qui adaptent leur vitesse de rotation indépendamment l’une de l’autre dans les virages. Le balai semble presque avancer tout seul et les changements de direction se font vraiment du bout du poignet.

L’autre bon point ergonomique tient à la flexibilité du châssis. Comme dit plus haut, le S9 Artist s’incline jusqu’à 180° et pivote à 90°, avec une hauteur en position à plat de 12,85 cm seulement. De quoi aller nettoyer facilement sous un lit ou un canapé sans déplacer les meubles. Il s’agit d’un exercice où bien des concurrents déclarent forfait. Enfin, avec sa largeur de nettoyage de 23 cm, il couvre par ailleurs une bande de sol raisonnable à chaque passage.
Performances de nettoyage
Passons maintenant au cœur du sujet. Les 22 000 Pa d’aspiration placent le S9 Artist légèrement au-dessus de ses rivaux directs, le Roborock F25 revendiquant 20 000 Pa et le Dreame H15 Pro environ 21 000 Pa. Une avance sur la fiche technique qui se traduit, sur sols durs, par un ramassage efficace des débris secs comme des liquides renversés, le tout en un seul passage la plupart du temps.
Trois modes sont au programme, à savoir Auto, Max et un mode Aspiration pure. En mode Auto, c’est le capteur iLoop qui pilote la manœuvre, en détectant le niveau de saleté pour ajuster à la volée la puissance d’aspiration et le débit d’eau. L’idée est séduisante et fonctionne globalement, mais force est de constater que le comportement du capteur s’est montré parfois erratique lors de nos essais, avec des montées en puissance pas toujours justifiées par l’état réel du sol. Rien de rédhibitoire, mais on aurait aimé un peu plus de constance.

Le système DualBlock, chargé de prévenir l’enchevêtrement des cheveux et poils dans le rouleau, remplit son office et évite la corvée de ciseaux qui gâche la vie sur tant d’appareils du genre. Deux limites méritent en revanche d’être signalées. D’abord, le S9 Artist ne dispose d’aucun réservoir de détergent intégré, là où certains concurrents dosent automatiquement la solution. Il faudra donc verser le produit à la main dans le réservoir d’eau propre, sachant que le constructeur recommande d’utiliser exclusivement son propre détergent, dont un flacon de 500 ml est fourni. Ensuite, le lavage des sols se fait à l’eau froide, la fonction eau chaude étant réservée au cycle d’autonettoyage du rouleau. De ce point de vue, la fiche technique flatte un peu plus que la réalité.

Côté nuisances sonores, bonne surprise. Si l’appareil est loin d’être silencieux, le bruit qu’il produit en fonctionnemetn reste tout à fait raisonnable.
Autonomie et recharge
Tineco promet jusqu’à 50 minutes d’autonomie. Dans les faits, notre exemplaire a tenu 40 minutes en mode Auto et environ 27 minutes en mode Max. L’écart avec l’annonce constructeur est réel, mais ces 40 minutes suffisent à couvrir une belle surface. Nous avons ainsi nettoyé 70 m² sur une seule charge, ce qui correspond à un appartement de bonne taille traité d’une traite. Le réservoir d’eau sale, de son côté, permet de couvrir 80 à 100 m² avant de réclamer une vidange.
La recharge complète demande environ 4 heures, quand le constructeur annonce moins de 4 h 30. Là encore, promesse tenue. Notez toutefois un détail agaçant, qui relève du vécu de test plus que de la fiche technique. Si vous reposez l’appareil batterie totalement vide, il faut patienter environ 15 minutes de charge, le temps d’atteindre 7 % de batterie, avant de pouvoir lancer le cycle d’autonettoyage. Un quart d’heure pendant lequel le rouleau sale patiente dans son jus, littéralement.
Entretien, application et réparabilité
L’entretien est justement l’un des points forts de la fiche du S9 Artist. Le cycle d’autonettoyage FlashDry lave le rouleau à l’eau chaude à 85 °C en environ 5 minutes, avant d’enchaîner sur une phase de séchage d’une trentaine de minutes. Le résultat est probant, avec un rouleau qui ressort propre et sec, sans odeur d’humidité résiduelle. Dommage, en revanche, que ce cycle ne se déclenche pas automatiquement au retour de l’appareil sur sa base, comme le fait la concurrence chez Roborock. Il faudra y penser à chaque fois et l’expérience montre qu’on oublie.

L’application Tineco Life, accessible en Wifi et compatible avec les assistants vocaux, se révèle assez limitée. Impossible de planifier un cycle à distance, impossible également de contrôler le balai lorsqu’il est en position à plat. Elle se contente pour l’essentiel d’un rôle de tableau de bord, ce qui fait maigre en 2025 pour un appareil connecté de ce prix.

Le tableau s’éclaircit nettement sur le terrain de la durabilité. L’indice de réparabilité atteint 8,4/10, un excellent score, avec une garantie constructeur de 2 ans et des pièces détachées disponibles pendant 5 ans. La boîte est en outre généreusement garnie, puisqu’on y trouve la station de charge, trois rouleaux, trois filtres (de type HEPA), un outil de nettoyage et le fameux flacon de solution de 500 ml. De quoi tenir un bon moment avant de repasser à la caisse pour des consommables.
À partir de 439,99€
En stock
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Conclusion
Au final, le Tineco Floor One S9 Artist coche l’essentiel des cases qu’on attend d’un aspirateur-laveur haut de gamme actuel. Son aspiration domine légèrement la concurrence directe, sa maniabilité assistée par SmoothDrive fait oublier son poids en usage courant, sa position à plat sous les meubles est un vrai plus au quotidien et son autonettoyage à 85 °C maintient le rouleau dans un état impeccable. Au rayon des défauts, l’absence de réservoir de détergent intégré, le lavage à l’eau froide, une application moyenne et un capteur iLoop pas toujours cohérent rappellent que la copie n’est pas parfaite. Toutefois, si vous cherchez un appareil efficace sur sols durs, endurant sur de grandes surfaces et facile à entretenir, le S9 Artist est un choix facile à faire, d’autant que son excellent indice de réparabilité le distingue dans la catégorie.