Ce polar venu d’Islande suit le parcours d’un chef pris dans un système de blanchiment d’argent. Sa diffusion sur Arte s’accompagne de retours critiques globalement positifs.
Introduction
Polar nordique atypique, Reykjavik Fusion, créée par Hörður Rúnarsson et Birkir Blær Ingólfsson, s’invite sur Arte avec une proposition hybride, entre le thriller criminel et le drame culinaire. Présentée en première mondiale au Canneseries 2025, la série a d’abord été diffusée en Islande à l’automne, avant d’être mise en ligne le 16 avril sur arte.tv, puis programmée à la télévision ce 23 avril.
Que raconte ce polar ?
En six épisodes d’environ 50 minutes, le récit suit Jónas, chef talentueux récemment sorti de prison. Fragilisé, éloigné de sa famille et incapable de retrouver une stabilité, il accepte de reprendre un restaurant à Reykjavik. Mais derrière les cuisines se cache une mécanique de blanchiment d’argent. Entre exigences gastronomiques, pression de la mafia et surveillance policière, le personnage s’enfonce dans une spirale où chaque choix resserre l’étau qui l’emprisonne.

Le casting repose sur des figures du paysage de la fiction islandaise, à commencer par Ólafur Darri Ólafsson, qui incarne Jónas. À ses côtés, on retrouve Hera Hilmar, Þröstur Leó Gunnarsson et Lára Jóhanna Jónsdóttir.
Qu’en pensent les critiques ?
Plusieurs médias français ont été conquis par la singularité de l’œuvre. Screen+ évoque ainsi « une véritable réussite » et salue « ce mélange entre comédie noire et thriller social », ajoutant que « le montage rugissant et l’esthétique soignée nous happent dès les premières minutes : c’est vif, c’est tendu, et ça se dévore d’une traite ».

Même enthousiasme du côté de Télé-Loisirs, qui parle d’une « pépite » et estime que la série « impressionne par sa réalisation et sa lumière ». Le média salue également une mise en scène « inventive et surprenante » et un scénario « tendu et tranchant ».
Dans Le Nouvel Obs, on parle aussi d’un « récit efficace qui ausculte les difficultés à se réinsérer dans une vie sociale et amoureuse quand on est lesté par le poids de son passé ». Le magazine insiste aussi sur « le jeu d’Olafur Darri Olafsson […] au physique et au charisme exceptionnels ». Enfin, France Inter souligne « la virtuosité avec laquelle les ingrédients […] sont ici savoureusement combinés », parlant d’un « délice sardonique » et de « six épisodes tranchants et saignants ».
Des retours nuancés ?
Restent certaines critiques plus nuancées, voire sévères. Télérama pointe ainsi « des rebondissements invraisemblables » et « une écriture balbutiante », regrettant « de multiples incohérences du scénario ». Le magazine reconnaît néanmoins « une efficacité certaine dans les séquences d’action » et des partis pris esthétiques « qui ne manquent pas d’intérêt », tout en estimant que la série « n’est pas franchement novatrice ».