Avec le retour du printemps, les journées s’allongent et certains week-ends aussi. La saison est alors idéale pour s’octroyer une pause lecture dans un quotidien souvent chargé, et profiter d’un moment à soi, loin des écrans. Pour ne pas perdre de temps, voici une sélection de huit livres, entre romans et thrillers addictifs, qui se dévorent en un week-end… ou moins !
| Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan
Dans son dernier roman, l’autrice s’intéresse à la vie numérique et à ce que ses traces révèlent de nous. Un sujet qu’elle abordait déjà dans Les enfants sont rois. Je suis Romane Monnier relate l’histoire de Romane, donc, qui disparaît soudainement, ne laissant derrière elle qu’un téléphone portable confié à Thomas, un inconnu croisé un samedi soir dans un bar. À travers messages, photos et notes, Thomas reconstitue peu à peu la vie de cette jeune femme, tout en y trouvant un écho à sa propre histoire marquée par une autre disparition.
Pourquoi le lire ?
- Dispositif narratif original (SMS, audios, fragments).
- Thématique très contemporaine (identité numérique, disparition).
- Atmosphère intime et mélancolique.
| La locataire, de Freida McFadden
Depuis le succès de la saga La femme de ménage, page-turner par excellence, plus besoin de présenter Freida McFadden. Elle a depuis sorti plusieurs autres ouvrages, dont le dernier, La locataire, dans lequel elle met en scène Whitney, une jeune femme qui emménage chez un couple en proie à des problèmes financiers. Au départ, l’appartement semble parfait, mais tout devient progressivement inquiétant. Secrets des voisins, comportements étranges, sensation d’être observée : la tension monte jusqu’au basculement final. Comme à son habitude, l’autrice maîtrise à merveille l’art du suspense et des rebondissements. Pour les adeptes de son style, son nouveau roman, L’intruse, sort en France le 6 mai prochain.
Pourquoi le lire ?
- Suspense immédiat et efficace.
- Chapitres courts, rythme ultrarapide.
- Twist final déroutant.
| Le crime du paradis, de Guillaume Musso
Avec son dernier-né, Guillaume Musso fait plonger ses lecteurs dans une histoire sombre et splendide se déroulant dans le décor paradisiaque de la Côte d’Azur. Florence et Julian Livingstone, un couple d’Américains fortunés, réunissent chaque été un petit cercle d’amis dans leur somptueuse maison du Cap d’Antibes. Mais l’enlèvement mystérieux d’Oscar, 3 ans, le fils du couple, vient briser l’apparente perfection du lieu et de ses habitants. L’enquête dévoile peu à peu les failles, mensonges et doubles vies derrière les apparences idylliques. Malgré ses près de 500 pages, vous ne lâcherez pas Le crime du paradis avant d’avoir atteint la dernière !
Pourquoi le lire ?
- Cadre dépaysant qui contraste avec la noirceur de l’intrigue.
- Intrigue à tiroirs typique de Musso.
- Sens du cliffhanger très maîtrisé.
| L’étranger, d’Albert Camus
On laisse les nouveautés de côté pour s’intéresser à un classique que l’on conseille vivement de lire au moins une fois dans sa vie. L’étranger fait partie de la réflexion en trois parties – avec l’essai Le mythe de Sisyphe et la pièce de théâtre Caligula – d’Albert Camus sur l’absurde. On y découvre Meursault, qui mène une vie détachée jusqu’au jour où, peu après le décès de sa mère, il commet un meurtre irrationnel. On le suit alors dans son procès, qui devient celui de son indifférence au monde, révélant l’absurdité de la condition humaine. Pour celles et ceux qui souhaitent prolonger le plaisir sur un autre support, le film L’étranger de François Ozon est aussi à voir.
Pourquoi le lire ?
- Style dépouillé et percutant.
- Réflexion philosophique sur l’absurde.
- Personnage inoubliable.
| Fauves, de Mélissa Da Costa
Dans son dernier roman, Mélissa Da Costa laisse de côté le style feel good pour une histoire sombre aux thèmes engagés. Fauves met en scène des personnages cabossés qui tentent de se reconstruire, à commencer par Tony, personnage principal de 17 ans, qui rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Il tombe alors en admiration devant les félins en captivité et rêve de devenir dresseur de fauves, tout en affrontant ses propres démons. Là encore, le nombre de pages – 484 – peut sembler élevé pour terminer la lecture en un week-end, mais la fresque est si magistrale et l’écriture si tendue que l’on ne voit pas les pages défiler. Et, dans le doute, misez sur un week-end prolongé pour vous lancer !
Pourquoi le lire ?
- Écriture immersive et sensorielle.
- Personnages forts et émouvants.
- Thème de la reconstruction très puissant.
| La délicatesse, de David Foenkinos
Avec dix prix littéraires au compteur et une traduction dans plus de 15 langues, La délicatesse fait partie de ces romans qui comptent. La plume de David Foenkinos y est empreinte de légèreté et de nostalgie pour raconter la naissance d’une histoire d’amour jusqu’à sa fin tragique. Après la mort brutale de François, son mari, Nathalie tente de se reconstruire. Contre toute attente, elle tombe amoureuse d’un homme ordinaire, loin d’être son « genre ». Démarre alors une histoire aussi tendre qu’inattendue.
Pourquoi le lire ?
- Ton léger et poétique rendant la lecture fluide.
- Mélange réussi d’humour et d’émotion.
- Parfait pour faire une pause entre deux thrillers.
| Un animal sauvage, de Joël Dicker
L’auteur suisse a l’habitude de nous régaler avec ses romans aux intrigues très bien ficelées qui donnent envie d’enchaîner sur un nouveau chapitre, sitôt le précédent terminé. Un animal sauvage ne fait pas exception. Et, pour une fois que Joël Dicker sort un livre d’une longueur raisonnable, on n’hésite pas et on le met dans ses bagages avant de partir en week-end. La lecture nous plonge dans la banlieue chic de Genève, où une famille apparemment parfaite cache des tensions et des secrets. Un événement violent va faire éclater les faux-semblants et révéler la part sombre de chacun.
Pourquoi le lire ?
- Construction très efficace.
- Suspense psychologique constant.
- Portrait acide des apparences sociales.
| Et si les chats disparaissaient du monde…, de Genki Kawamura
Seriez-vous prêt à faire un pacte avec le Diable pour prolonger votre vie ? C’est le dilemme posé au narrateur du livre, 30 ans, qui apprend par son médecin qu’il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Le Diable lui propose alors un marché : effacer chaque jour une chose de la surface de la Terre afin de bénéficier de 24 heures de vie supplémentaires. Le narrateur hésite peu à accepter l’offre et les premiers objets à disparaître ne lui posent pas trop de problèmes : téléphones, montres, etc. Mais, lorsque le Diable lui propose de supprimer les chats, sa vie bascule une deuxième fois… Et si les chats disparaissaient du monde… a l’avantage de se lire très rapidement : en une soirée, l’histoire est pliée !
Pourquoi le lire ?
- Concept simple, mais bouleversant.
- Lecture très courte et percutante.
- Réflexion douce sur la vie et les attachements.