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Sophie Tal Men de retour avec un nouveau roman, Malgré tout ce qui nous sépare

26 février 2026
Par Louise Lepense
“Malgré tout ce qui nous sépare”, le 26 février 2026 en librairie.
“Malgré tout ce qui nous sépare”, le 26 février 2026 en librairie. ©Albin Michel

À travers le destin d’une sage-femme confrontée à une cohabitation imposée avec deux officiers ennemis, l’autrice explore les tensions morales et affectives nées de l’Occupation.

La guerre comme épreuve intime. Avec Malgré tout ce qui nous sépare, publié chez Albin Michel le 26 février, Sophie Tal Men déplace son territoire romanesque vers l’Occupation. Installée depuis dix ans parmi les signatures de la fiction populaire – souvent rapprochée de Virginie Grimaldi –, elle choisit cette fois un cadre historique et y examine ce que deviennent les convictions, les fidélités et les élans du cœur lorsque l’ennemi s’invite dans l’espace le plus intime.

Que raconte ce nouveau roman ?

Septembre 1944. Sur l’île de Groix, Rose exerce le métier de sage-femme. Elle accompagne les naissances dans une communauté fragilisée par une guerre qui n’en finit plus. Puis, sa maison est réquisitionnée pour loger deux officiers ennemis. La cohabitation s’impose, sans échappatoire.

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Le roman repose sur cette tension domestique. Dans la promiscuité, les certitudes se fissurent. L’ennemi acquiert un visage, une voix, une présence. Sophie Tal Men privilégie une narration resserrée, attentive aux gestes, aux regards et aux déplacements intérieurs d’une femme partagée entre loyauté, colère et trouble.

Pourquoi ce détour par l’histoire ?

Connue pour ses récits contemporains ancrés dans le monde médical, l’autrice élargit ici son champ. L’Occupation lui permet d’explorer autrement ses thèmes de prédilection, et la guerre n’est pas traitée comme une fresque spectaculaire, mais comme une pression constante sur des existences ordinaires.

La Bretagne, omniprésente dans son œuvre, reste le point d’ancrage. Groix, déjà au cœur d’autres romans, offre un décor concret et symbolique : une île refermée sur elle-même. Ce territoire assure la continuité avec ses livres précédents, des Yeux couleur de pluie à La promesse d’une île.

Neurologue à Lorient, Sophie Tal Men publie depuis 2015. Son succès repose sur une écriture lisible, structurée, attentive aux fragilités humaines. Elle appartient à cette génération d’autrices qui ont redonné au roman sentimental de la visibilité en librairie.

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